drenka au Mali: épisode 1 – Maman j’ai failli rater l’avion

25 décembre, 20h, confites de notre repas de Noël:

– Vivienn: AAAAAAARGHHHHHHHH!!
– Ma sœur UND moi-même personnellement:  Beh quoi?? t’arrêtes de paniquer, hein, on a encore tout demain pour se préparer.
– Vivienn: J’ai un doute affreux:  quand dans la convocation, il y a écrit, Départ le 26 décembre à 00h10, convocation à l’aéroport à 22h10, c’est bien le 26 décembre à 22h10 hein? ou alors c’est AUJOURD’HUI, 25 DECEMBRE 22h10, genre dans 1h15?
– Nous : QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII???!!!
– Vivienn: Nous parce que j’ai compté les jours, hein, si on part demain, il en manque un!!!!
– Nous : AAAAAAAAAAARGGGGGGGGHHHHHHHHH!!!

ET VOILA.

Voilà comment devenir la risée de toute la famille en 5 mn, parce que EVIDEMMENT qu’on est super organisées et tout à fait capables de partir entre blondes sans le patriarche en Afrique, mais encore faut-il que l’agence de voyage ne nous tende pas des pièges!!!

Voilà comment partir pour une semaine de Treck au Mali avec une valise préparée en 15 mn, pas de chaussure, rien pour les petits enfants, pas de pansements pour les pieds, ET SURTOUT, SURTOUT, pas de petits encas pour la route!!

Mais nous sommes quand même arrivées à temps à l’aéroport de Marseille…

Présentations

Je suis quatre.

Il y a moi, il y a le Chéri, il y a ma femme jolie, que nous appellerons Léa pour préserver son anonymat et parce qu’elle m’a donné son collier Gas pour que je dise qu’elle s’appelle Léa (ah non? pas encore? eh ben ça va pas tarder, ma grande) et il y a Georges W. le Chat, que nous appellerons Georges parce qu’il veut devenir célèbre de par son prénom, afin de pouvoir ouvrir une wish list chez La Grande Epicerie de Paris en ligne.

Une grande partie de ma vie est consacrée au Chéri, qui, présentons-le en 234 mots, est un jeune et fringant amoureux, plein d’options trop classes, à part qu’il travaille 23 heures par jour en moyenne, ce qui lui laisse une demi-heure pour regarder le foot, un quart d’heure pour se nourrir (principalement de tartiflette et de pamplemousses), 10 minutes pour me caresser les cheveux, 5 pour me gratter le dos dans le bain, 3 pour dormir, et deux pour la pratique de la brouette afghane à double hélice inversée et consorts (cf. schéma n°1) (je vous aurais bien montré le schéma n°1 mais j’ai pas encore trouvé comment on insère un schéma). A part ça, le Chéri est super enduit de beaugossitude tout plein, avec beaucoup de virilité ET des petites fesses. Et parfois quand il est en forme il fait même des blagues. Tiens par exemple, la dernière fois, il était en Russie, et il m’a dit:
« Tu vas pas me croire, il fait encore plus froid que tes pieds ». Hihi.

Léa et moi on s’est mariée il y a dix ans, à la Bonne Mère de Marseille (Oh là là, ça lui va pas du tout Léa comme nom, si vous la voyiez…cf. photo n°2. Ah beh non tiens, je sais pas non plus comment on insère des photos). Elle habite à Londres. Et ça, c’est chanmé, rapport que si je lui pique ses fringues, elle s’en rend pas compte avant au moins un mois, vu qu’elle me voit pas en train de faire ma belle au bureau avec sa veste Diesel (QUOI? QUELLE VESTE, NON C’EST PAS MOI). Elle fait que des bêtises, et par avance pardon, mais du coup il se pourrait bien que je les raconte sur ce blog

Qu’est-ce qui est gris, poilu, miaule comme une fille et pèse non moins de 13 kg? Georges. Belle bête hein. Et encore, c’est pas sur votre ventre qu’il pionce. Georges a été exilé dans le Sud chez sa Mère-grand depuis qu’il a mangé le gros orteil gauche du Chéri par surprise une nuit d’hiver, après avoir artistiquement redécoré à coup de griffes ses nouveau voilages (A sa décharge, le Chéri a des goûts particuliers en voilages), et déroulé l’intégralité de son stock de PQ. Notez le sens de l’humour aiguë de Georges, et celui, limité, du Chéri. Depuis, je vois Georges lors des week-ends en famille passés dans ma Provence natale, là où ça sent bon le romarin, la lavande, et, depuis l’arrivée de Georges, le ragondin en décomposition.

La prochaine, fois, pour crâner comme une avocate du huitième qui genre qu’elle lit des livres tout ça pour séduire Frédéric Beigbéder, je vous dirais ce que j’ai pensé du livre de Michel Houellebecq, « la Possibilité d’une île ». Mais si vous voulez, vous serez pas obligé de lire quand même. Mais ça vous ferait pas de mal de vous culturer un peu si vous voulez réussir à briller de par votre intelligence suintante dans les diners mondains et quand vous allez en boîte dans le 8ème. Si si. Au Queen et au Cab, j’emballe trop avec Houellebecq. Enfin je veux dire, si je voudrais, et que je serais pas trop fidèle au chéri,  j’emballerais comme une folle.

Mais d’abord, il faudrait que j’aille faire ma valise rapport que je pars en retraite spirituelle  au Mali avec ma soeur et ma môman (que nous appellerons Vivienn parce que ma mère c’est Vivenn Westwood, mais en plusse cool) dans…. ah bin! Plus vite que prévu dis donc!