drenka au Mali: épisode 2 – Mopti

L’arrivée à Mopti fut digne de toute arrivée en Afrique: De nuit, pas de lumière, 35 tonnes de bagages entremêlés et il faut retrouver le sien.

– Vivienn, elle est comment ta valise?
– Euh, che pas. je crois que c’est un sac noir
– Fastoche!

Il y a 6 autres participants à notre aventure:
– Un couple de sportifs, genre qui se font le mont blanc le dimanche après midi pour garder la forme
– Un couple d’étudiants
– Une routarde solitaire
– Un genre d’Indiana Jones (en pas si aventurier que ça si je puis me permettre)(mais il se prend pour Indiana Jones, donc laissez-le rêver ce pauvre homme).

Après un petit dej, nous entrons dans le vif du sujet directement, et arrivons à 9 heures au marché de Mopti. Ogodana Dolo (Ogo ça suffit) est notre guide, il est beau comme un Dogon dans son costume de Grand Stroumph.

Le Marché de Mopti, c’est là où les Bozos vendent leur poisson. Les Bozos (Maîtres de l’eau) vivent en paix avec les Dogons, depuis le jour où, d’après la légende, un Bozo aurait donné un morceau de sa cuisse à un Dogon mourant de faim. N’empêche qu’à la base les Dogons trouvent les Bozos dégueus parce que pour eux, le poisson est un animal impur.

Vous allez dire: Nooooon, non non non hein, le poisson c’est le bien, même que c’est plein de phosphore, toussa, qu’il y a moins de gras que dans la viande, que ça rend intelligent, et que d’ailleurs, si on mangeait que du poisson, Bambi aurait encore sa mère et les vaches seraient bien gardées.

Beh c’est que vous avez jamais visité le marché de poisson de Mopti. Les Bozos mangent pas spécialement le poisson tout juste chassé par leur cousin corse et placé aussitôt sur le barbecue. Non. D’abord, il le font sécher pour qu’il se conserve disons, au vue due de l’odeur, une ptite quinzaine d’année. C’est ainsi que le poisson se dubdivise en plusieurs catégorie: la petite friture qui crognotte sévère, les gros poissons noircis par la fumée et le soleil qui dépotent leur race, et la bouillie gluante qui coulent qui parfument encore la basket gauche de ma soeur 43 ans plus tard.

La traversée du marché est donc un peu pénible sur le plan olfactif (nooooon, on ne se moquera plus jamais de l’odeur des masaaïs qui vivent dans des maisons en bouse de vache). Mais elle permet la rencontre avec un forgeron vêtu de bleu très appliqué, qui nous propose gentiment de nous faire une barette avec un long clou.

Sur le chemin du retour, Ogo nous offre de délicieuses Goyaves.

Un de ses amis, qui a un petit restaurant à l’ombre d’un ficus géant impressionnant, nous apprend des rudiments de la langue Bambara, qui est la langue la plus parlée au Mali.

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