drenka au Mali – Epilogue

Dans l’avion, le nez collé au hublot.

Partir riche des images colorées de la fête des masques, des chasseurs, de la cambrure des femmes, des odeurs du Mali, poisson séché, igname grillé, terre battue, champs d’oignons verts. Riche aussi des histoires racontées par Ogo, les légendes, les contes philosophiques, ses réflexions sur la société malienne.

Mais partir lestée de toute cette misère. Dans ma vie à moi, elle sera remisée dans un coin de la tête, comme un cauchemar qu’on a du mal à oublier. Dans leur vie à eux, il n’y a pas d’autre horizon et j’ai le sentiment de les abandonner.

Se trouver, pendant quelques jours, quelques semaines, écœurée de tout ce luxe. Je prends un bain chaud le matin,  je mets des habits propres, des chaussures cirées, s’il y a la moindre petite tâche, je me change. Je marche dans les rues parisiennes qui sentent la baguette chaude et le poulet rôti. Je mange ce que j’ai envie de manger et j’irai chez le dentiste la semaine prochaine. Tout me parait futile.

Nous écrivons à Ogo, et penserons toujours à lui.

La poudre d’amour a été testée dans un curry pour masquer l’odeur… Curry suivi de nuits chaudes et de déclarations enflammées! Le Mali a fait de nous de puissantes sorcières…

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