Les goûts, les couleurs et les lutines

20060209Commentaire de Dame A n g e l hier:

Ah et tiens c rigolo mais ma fille le premier canard qu’elle a habillé taleur, elle lui a mis les mêmes fringues que le tien, sauf les pompes elle avait choize les babies dingue j’ai une mini drenka à la maison et je ne le savais pas

Eh bin figure-toi qu’on se ressemble au moins sur un truc:

Noooooon Maaamaaaan, paaaaas des pataloooooooons… Paaaaaaas çaaaaaaaa

Moi quand j’étais lutine, j’hésitais entre deux explications possibles : soit ma mère, elle avait vraiment des goûts de naze, soit elle faisait EX-PRES de me tortionner pour son plaisir perso.

Parce que moi d’abord, j’étais une princesse. Alors, normalement, j’aurais dû être habillée en rose et en parme, avec une jupe qui tourne, des babies vernies, et si en extra je pouvais avoir un piti nœud dans les cheveux, et un piti collier en perle du distributeur de bijoux du Grau-du-Roi, beh j’étais la reine du pétrole. Des fringues dignes de mon rang de princesse quoi, c’est un minimum, je trouve.

Eh ben ma Mère elle avait qu’une obsession de révolutionnaire féministe qui a bêtement fait sa puberté en 68, c’est de me coller des pantalons en velours kaki, avec des chemises de garçon, voire un jogging bleu avec des baskets. Aloooors que moi j’étais pas un garçooooon quand mêêêêmeuuuuuuuuuuh.

Pis ma mère elle avait aucun sens de l’esthétique hein. Et pis aucune imagination. Soi-disant qu’en hiver, fallait mettre que des fringues d’hiver, et en été que des fringues d’été, alors que QUI, mais je vous le demande QUI, aurait pu supporter de passer 6 mois entiers, sans porter mes collants roses en lycra, avec des paillettes qui brillent dessus ?? Oh et la mauvaise foi quand l’hiver revenait (spa trop tôt) : au prétexte que l’entrejambe m’arrivait au-dessous du genou et qu’ils étaient à peine pluchés, sans vergogne, sans pitié, elle attendait que je parte à l’école pour balancer mes pauvres collants pour les remplacer par des collants kaki en laine, tellement qui grattent leur race qu’à la fin de la journée ils m’avaient attaqué la chair de fesse, on aurait dit une babouine en plein rut.

Même que quand je mettais tous mes habits préférés (mes collants en lycra rose, avec ma jupe qui tourne en velours bleu marine, mon justaucorps de danse noir et son châle, soi-disant que j’aurais ressemblé à une « karake » (c’est quoi ce mot, même pas World il le reconnaît tfaçon). D’abord, on dit pas « Karake », on dit « Bohème ». Et ma pauvre hein, tu vois bien qu’en fait j’avais 20 ans d’avance sur la mode hein. Maintenant chez Zara elles tueraient pour des superpositions aussi audacieuses que les miennes, et pour ce châle indiennes turquoise avec des perles.

Une bonne nouvelle Madame A n g e l : la vengeance est un plat qu’on te dégèle 8 plombes plus tard, alors que toi tu croyais qu’il y avait prescription générale sur ta relouserie chronique de lutine.

– M’man, tu la trouves bien cette robe ? pas trop cucul la fraise?
– Oh tu sais hein, c’est toi qui la porte, c’est toi qui vois.
– Maiiiiiiis heuuuuuu steuuuuuplééééé M’maaaan…

PS: Au bout de combien de canards utilisés on doit payer une redevance canard pour les droits d’auteur?

SUPPLEMENT  A HAUTE DENSITE CULTURELLE:

Après recherches gougueulistiques poussées, Karake, en fait, ça s’écrit Caraque, et quand c’est pas une petite caravelle ou un petit gâteau suisse à base de Chocolat (bateau + chocolat?? en fait respect M’man ce mot-là me sied à ravir), c’est en provençal une poupée de foire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s