Sexitude Girl (je souffre)

Il y a des jours où je me dis que:

Soit j’ai encore des progrès à faire en sexitude;

Soit il y a un complot mondial de grande envergure initié dans le but de torturer des pauvres filles innocentes (Si si, innocentes même).

 

Parce qu’hier, dans le cadre de mon plan Je-vaincrais-le-barça-dussèje-faire-la-danse-du-ventre-voire-confisquer-le-décodeur-canal+, beh j’ai pleuré ma mère de douleur et je porte encore les stigmates de mon épreuve, stigmates étant le mot élégant pour dire grosse croûte immonde qui coule/ bleus de la taille du Brésil / déchirure musculaire (MAIS CA VEUT DIRE QUE S’IL Y A DECHIRURE MUSCULAIRE, IL Y A MUSCLE, donc tout n’est pas perdu).

 

1ère épreuve: Le string

 

Oui car le string, approuvé par Michel Houellebecq, est un instrument d’allumage très apprécié de du Chéri, ce que je m’explique par le fait que mes fesses sont super appétissantes en string, vu leur aspect approchant du rôti de veau aux champignons (je veux dire que chez nous, on mange toujours le rôti de veau avec de la crème fraîche et des girolles, pas que j’ai des champignons aux fesses). Cependant, plus le string plait à l’homme, plus la morale et mon gras le réprouvent (proverbe swahili). En effet, pour avoir des résultats optimaux:

  •  La ficelle doit être fine; Du coup, c’est même pas la peine d’essayer de le sortir de la raie des fesses où il est engoncé à 3 miles marins de profondeur, vu que toute façon, il y retourne, car oui, c’est sa place. Mais moi, j’essaye quand même toute la journée, et là je me dis mon Dieu ce que j’ai de la chance de pas être en open space, y a que le mec du bureau d’en face qui peut me voir toute la journée la main dans la culotte et penser que décidément, ça gratte l’herpès.
  •  Il doit y avoir de la dentelle; avec des trous dedans. Ce qui fait qu’au bout de 10 mn, perso, j’ai le gras moulé en forme de dentelle façon gaufres de Meert, et la pilosité qui se carapate direction la fermeture éclair du pantalon, parce que mes pwals c’est pas les derniers pour la déconnade de tiens si je me coinçais mine que rien, ça serait rigolu.
  •  Le lacet ist wilkommen. Vous savez, genre le lacet que la Dame tire avec délicatesse dans le film érotique, révélant avec beaucoup de grâce sa nudité voluptueuse. Mais en fait, non. Le lacet, il sait de suite ce que t’as envie de faire, et systématiquement, il fait le contraire. Toute la journée, le lacet n’a qu’une idée en tête, se délier tout seul, ce qui fait que tu te retrouves avec ton string enroulé d’un côté de ton pantalon. A la fin de la journée, exaspérée, tu finis par choper le lacet à l’occasion d’un tête-à-tête sanglant dans les toilettes, et là, tu le mates le lacet. Ah il fait moins son malin le lacet avec son nœud en jambe de chien dont l’explication par ton père qui est marin a duré 35 mn au téléphone. Et PAF. Voilà comment on se retrouve à 23h45 à rappeler son père pour lui demander, en plein milieu de qui était censé être des préliminaires, comment on DEFAIT ce pitain de sa mère de nœud en jambe de chien. Et là ton père, super fier, il te répond: « T’as vu ça tiens super bien hein? ». Oui, merci, je suis un très jouli saucisson de campagne.

 

2ème épreuve: Le Jean taille basse moulant.

Ca fait jeun’s, ça brille, et comme c’est rigide, t’as l’espoir que ça fasse un peu gaine de cuisse, genre je serais une sauterelle fine et gracieuse. L’espoir fait vivre ma bonne Dame. Car dans la cruelle réalité:

  •  Oui, ça fait gaine, dessous, mais au lieu de compresser le gras comme une honnête gaine de Mamie, ça chasse le gras qui n’a plus qu’une solution, se tirer par le haut et dégouliner par-dessus la braguette, si possible en se coinçant dans la boucle de la ceinture, piercing gratos du nombril.
  •  Comme c’est une gaine, c’est hyper rigide un jean moulant. Donc quand tu t’assois, ça fait des plis, et tu te retrouves avec la peau coincée dans les plis, surtout la pitite peau fine qui est là, oui, LA (aaaaaaaah, d’un point de vue darwinien, c’est à ça que ça servait les pwals, c’était pour faire glisser le jean au lieu qu’il colle sur la peau, ok)
  •  Le jean moulant, il a des coutures. Bon beh, autant des coutures, c’est pas gênant sur un pantalon moyen, même que des fois c’est assez utile pour que les bouts du pantalon tiennent ensembles, autant sur le jean moulant, à l’endroit des coutures, c’est encore plus moulant, encore plus rigide, encore plus je tranche dans la chair avec joyeuseté, c’est drôle les marques de quand tu déshabilles, c’est comme au restaurant quand c’est dessiné dessus, mais en même temps, ça pique, un peu.

 

3ème épreuve: Les Fuck Me Boots.

 Le must. Jamais Lolita Pille ne sortira sans ses Fuck Me Boots, sinon, tu rentres pas au Cab, et même au Queen, faut être lookée au Queen on est pas chez mémé quand même. Le problème de la FMB, c’est qu’elle fait 4×6 mètres, donc, tu peux pas faire comme avec tes chaussures à talon, et les glisser dans ton sac discrétos pour les enfiler en cas d’arrivage impromptu d’un client, et le reste du temps garder des Kickers/Converse qui datent de la guerre de sécession mais qui sont en forme de tes pieds du coup. Non. Tu dois les porter toute la journée.

Toutefois:

  • Je vous signale que mes pieds ont une forme évasée sur le devant, alors que les FMB ont une forme pointue
  • Je signale également que quand le talon est haut, ça penche, et que tu te retrouves avec tout le pied esquiché du côté de la chaussure qui est le plus bas, ET qui est aussi le plus serré (COMME PAR HASARD HEIN !!!).
  • Et pis, alors je sais pas si c’est moi qui ai des chevilles géantes, ou si c’est ma démarche chaloupée classieuse qui est en cause, mais un coup sur deux, quand une botte passe devant l’autre (si parce qu’en fait c’est le principe de la marche chaloupée classieuse), elle se débrouille un coup sur deux pour tant qu’elle y est filer un coup de talon qui bute sur la cheville de l’autre, style qu’à la fin de la journée, t’as la cheville fracturée et recouverte de steak tartare (au basilic).

 

OUI MAIS

Ça valait le coup;

Quand il m’a vue dans le judas, il est allé se mettre tout nu avant de m’ouvrir…

Pollens

Lundi, j’étais un peu Carrie dans la ptite maison dans la prairie. Je batifolais avec grâce dans le jardin de mes parents avec mon chat, et la vie était douce. Bush se prélassait sur le dos, le soleil caressait sa belle fourrure grise et il fermait les yeux d’aise.

Et comme dans ces moment-là dans ma tête c’est le retour de Bambi 2 chez Cendrillon, tout le monde il fait des bisous et l’amour c’est trop le plus fort du monde, je pensais à a n g e l, et je me disais que quand même, si j’étais une fée je lui enlèverais ses méchantes allergies pour qu’elle aussi, elle puisse se rouler dans le gazon pour se rafraîchir dans la rosée printanière, et aimer l’odeur de la glycine en chantant (oui en chantant, je vous ai préviendus c’est Cendrillon). Je me disais, merci la vie, je te loue d’avoir des bronches élégamment combinées avec des poils de nez aussi performants (quoique si je pouvais émettre une toute petite réserve, est-ce que par exemple mes poils de nez seraient moins performants s’il étaient blonds par exemple?) me permettant de humer tout mon saoul la brise sans avoir la moindre larme à l’œil, voire la larme au poil de nez.

Dans le train du retour, bien qu’incommodée par un pull qui grattait un peu le dos, que d’ailleurs, Monsieur le designer du TGV, je te signale que c’est trop pas pratique de se gratter le dos dans le train alors qu’on a son sac dans les pied (Votre attention s’il vous plait, si jamais on vous chope en train de vous éloigner d’un poil de fesses de votre bagage sans surveillance, il sera immédiatement autodétruit même si c’était votre dernière paire de chaussettes complète à l’intérieur), la coupe de penne à l’italienne dans une main, Simone de Beauvoir dans l’autre et l’écouteur qui arrête pas de se barrer de l’oreille droite. Brèfle. Donc à part cette minime démangeaison, je baignais toujours dans les endorphines orgasmiques et je pensais à mon amoureux chéri et à la moiteur animale de ses bras virils juste après la victoire du Barsa le lendemain soir.

Au bureau mardi, c’était ambiance, essaye toujours de me décoller de la face mon sourire plein de dents, même pas mal, même que j’ai prévu de mettre ma plus belle nuisette, et que même faire un chèque à l’URSSAF je trouvais ça merveilleux alors j’ai fait des points sur les i en forme de petits cœurs. J’avais un pantalon de cuir noir qui gratouillait un peu les guibolles, mais c’est bon de se grattouiller finalement.
Hier soir, je suis entrée chez le Chéri à pas de panthère de Java exotique, sans allumer les lumières pour préserver l’effet de surprise, j’ai enfilé ma lingerie couquine, et j’ai négligemment posé une fesse sur le tabouret du salon.
Le Chéri a finalement posé des yeux humides de bienveillance sur moi après la sortie du terrain triomphale des jaunes.

– Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhhhhhhhh!!!!!!!! MAIS QU’EST CE QUE T’AS????
– Je savais que ça te plairais. Je suis la sexitude même. Approche, Homme…
-…
– Quoi?
– Non mais c’est pas ça!! Regarde ta peau!

 

 

20060429

Aaaaaaarghhhhhhhh!!!! Bande de facsimile criminels de couneries de leur mère de tabernak de POLLENS!!!!!!!!!!!!!

(Oui il se pourrait qu’éventuellement je me sois un peu « stylisée » sur le dessin. J’avais plus la place de dessiner ma cellulite et mon double-menton. C’est ça aussi l’art contemporain hein)

Conduite accompagnée

Mon père (l’Amiral): … Rappelons que par temps de pluie, les vitesses de limitation sont réduites de 20 km/h soit sur l’autoroute où la vitesse est habituellement limitée à 130, une vitesse limitée à 110, alors que par contre en ce qui concerne les routes pour automobiles, habituellement limitées à 110, beh ça fait que par temps de pluie (mais attention, également par temps de neige, de brouillard, de grêle, et puis aussi après une pluie fine qui a pour effet de faire ressortir tout le gras du goudron), et bien cela nous fait une vitesse limitée à 90 km/h tout compte fait. Et alors qui peut me dire, attention, il y a un piège, à combien par temps de pluie, est limitée la vitesse en ville, sachant que le conducteur est en conduite accompagnée, ce qui rappelons-le réduit encore notre vitesse de 10 km/h, et que l’âge du Capitaine et de 74 ans (ce qui entre nous est un peu vieux pour un capitaine parce que moi par exemple mon grand-père, quand il faisait la guerre eh ben….)

Ma Sœur: *s’y reprend à 526 205 v436 fois pour sortir de sa place* *frôle le mur* *dé… dé… dé… dé… marre en démarrage en côte (Ouéééééé)* * regarde derrière pour changer de voie, c’est bon y a personne, retourne la tête, contrôle son rétroviseur, remarque que son mascara a un peu coulé, fait une retouche maquillage, change de v….. Nooooon, attend pinaise euuuuuuuh** fait 24 fois le tour du quartier pour éviter le virage en épingle à cheveux, voui, çui-là, là* *cueille une branche de glycine avec l’aile droite de la ouature*: Vous trouvez pas que trop je fais des progrès là quand même? hein dites??

Vivienn: (Bon alors, là, sachant que c’est LA nouvelle voiture, est-ce que je leur dis qu’une araignée a tissé un fil entre leurs chevelures respectives?? Non, je vais attendre tiens…)

La ferme des vieilles chemises

Il faut que je vous décrive la tanière du Chéri.

Oui je sais ça va être pénible. Mais j’en ai besoin ça me pèse trop. Non que je sois snob, mais à part que je suis accro à « Architectural Design » (en couverture cette semaine, un salon avec Canapé Le Corbusier, Lampe Isamu Nogushi, antiquités africaines, et lustre à pampilles pour la modique somme de 456 709 658 Euros) et à « Intérieurs », sur Paris Première (au sommaire cette semaine, relooking: Comment faire de votre Spa perso un endroit convivial et chaleureux: Beh c’est facile Madame enfin voyons, collez du marbre partout, et installez un éclairage doré par en dessous avec des cascades japonaises pour la modique somme de 546 758 987 Euros). Oui bon un peu snob je suis mais je vous signale que quand j’étais jeune ( Y a 8 jours), j’achetais des meubles Ikéa en placo et pis je leur collais du papier mâché motif tâches de girafe alors ça compense.
Brèfle.

L’entrée du Chéri à elle seule fait une super trop bonne impression. Elle se compose d’un parquet en plastique qui fait semblant qu’on dirait qu’il serait un plancher en pin avec les nervures et les nœuds et toussa (trop bien imité, limite on se croirait dans la forêt noire hein presque), et sur votre droite un placard orné d’une magneunifique porte aluminium véritable sertie de poignées en plastique noir, du plus bel effet.

En face de vous, la pièce à vivre. Quatre coussins géants bleus composent le « canapé ». Devant lui, une table en bambou, posée sur un tapis authentique imitation d’Algérie. Papier peint en mousse blanche, et le clou de l’animation, une moquette en serpillière véritable des Andes, couleur brun tirant à bout portant vers le rose (moquette qui à la suite d’accidents diplomatiques purement fortuits, s’est de surcroît trouvée enduite de danette à la vanille, de la moitié du contenu d’une bouteille de Laudun Côte du Rhône Village, d’un yaourt à la cerise allégé et dernièrement d’un spagetto sauce bolognaise). Vous noterez l’unité de l’ensemble. Un bureau Ikéa cuvée 1974 vient parfaire toussa, surmonté d’un clavier en latex siliconé, qui présente outre son intérêt inesthétique un caractère carrément trop pas pratique vu qu’on reste collé à chaque tentative de tiens si j’appuyais sur une touche.

La cuisine, au fond à gauche, a fait médaille d’argent catégorie de la pire pièce que la création ait jamais portée aux jeux olympiques d’hiver 1984. Cette performance s’explique en partie par le délicieux carrelage qui tapisse les murs, et qui alterne: Un pot à eau, un torchon à carreaux, une grappe de raisin, et une assiette décorative avec des rayons de soleil. Bucolique. Sublime. Le message ainsi délivré est le suivant: « Bonjour, attention, vous êtes dans la cuisine, on y mange, on y boit, et quand on a fini on s’essuie la bouche avec une serviette à carreaux ». Je m’étonne dans ces conditions que le carrelage des toilettes n’alterne pas lui-même des motifs de rouleaux de PQ, brosse à chiottes, et tampax usagés. On serait restés dans le ton et pis au cas où, on était sûrs de pas se tromper de pièce comme ça.

Dans la chambre, le Chéri qui dans une vie antérieure a dû être un castor voire un cochon d’Indes exotique à poil ras, ramène et stocke inexorablement.

Exemple 1:
– Mon amour, la commode de 8 mètres par 5 là, tu t’en sers où on peut la descendre à la cave?
– Noooooooooooooon, pas la commode à Papy!!! Oui on peut rien mettre dans les tiroirs parce qu’ils sont trop vieux et que du coup mes chaussettes sont trop lourdes, mais elle était à Papy hein quand même ».

Exemple 2:
– Dis donc, l’appareil à muscu je t’ai jamais vu t’en servir hein, il m’empêche d’ouvrir la fenêtre, on pourrait pas… la cave par exemple?
– Maiiiiiiiiiiiis euh, mais non j’en ai besoin au cas où j’aurais envie de faire des abdos quand même
– Juste après t’être fait pousser des ailes et avoir appris à voler sans doute

Exemple 3:
-Aargggh mais qu’est-ce que tu fais avec ma chemise, là??
– Ben elle est mangée par les mites, tâchée à la javel et en plus tu l’as cramée en la repassant, je pensais… enfin….
– TU VOULAIS PAS LA JETER QUAND MEME??!!
– Rôôô nooooooon, tu penses. Je voulais l’envoyer dans une ferme tu vois, où on envoie toutes les vieilles chemises pour qu’elles y passent une retraite de vieilles chemises avec tous pleins de potes vieilles chemises, comme ça elle pourrait jouer à la belote, au grand air…

.

Ok je sens déjà qu’une bande de sentimentaux de la chemise et de la commode à Papy vont me tomber dessus pour me dire que Eux, ben c’est PA-REIL, ils ne peuvent ri-en-je-ter, même qu’ils gardent les pots de yaourts et les boîtes de conserve vides, on sait jamais pour si un jour on voudrait faire du vernis (Papa, je sais que c’est toi).

Je proteste. J’en peux pluuuuus. Oskour.

Et si quelqu’un est intéressé, pour payer mon URSSAFF de sa mère je vends une collection d’antiques véritables boîtes de conserves, thème: avant on avait un chat qui mange des boîtes qui puent. Personne a du vernis à faire?

Aux marches du Palais

A la Toque du Palais de justice:
– Bonjour, j’ai déposé un dossier de plaidoiries la semaine dernière, et mon associé m’a dit que le Magistrat ne l’avait pas ce matin?
– Ah beh, j’peux pas vous aider ma ptite Dame, ça doit venir du centre de tri, hein, on a tout donné au centre de tri nous.
– (« Ma ptite Dame »?? Il se croit chez Mémé çuilà ou quoi??) Ah. Et où est-ce que je peux trouver un responsable du centre de tri s’il-vous-plait Monsieur?
– Au sous-sol, voyez avec l’accueil ma ptite Dame.
– (groumph) Merci.

A l’accueil:
– Bonjour, est-ce que vous pourriez m’indiquer où se trouve le centre de tri s’il-vous-plaît?
– On peut savoir pourquoi?
– (Pour visiter, banane) Eh bien voilà voilà, j’ai perdu un dossier de plaidoiries que j’avais remis à la Toque, et je voudrais voir si par mégarde (et parce que par exemple le Monsieur le aurait pas fait son boulot par exemple) il ne serait pas resté au centre de tri?
– Ah non hein, RIEN ne reste JAMAIS au centre de tri. Elle va au Greffe, la demoiselle, ils doivent l’avoir.
– (Mais bien sûr comment je te crois) Ah? Et pourriez-vous s’il-vous-plait Monsieur m’indiquer où se trouve le greffe de la 9ème chambre, 2ème section (1er matricule de la 3ème centurie) ?
– Pfffffff (oui, ben souffle, à part que c’est un peu ton boulot en même temps d’indiquer le chemin finalement) – Vous ressortez, vous longez le couloir de gauche jusqu’au bout, vous prenez le couloir A, vous allez à la dernière porte de droite, vous descendez les escaliers d’un étage, vous traversez la Cour pour arriver au 36, quai des Orfèvres, juste avant de sortir vous rentrez dans le bâtiment de gauche, puis ce sera le couloir de droite, sur votre gauche.
– (Regard désespéré) Pardon?
– Pffffffffffff. Elle va redemander la ptite demoiselle !
– Ah. Bon beh, je vais me débrouiller alors. Merci hein (en 7 lettres, P. A.R. F. A. I. T.).

Au Greffe (Si, si jte jure, j’ai trouvé seulement 758 ans plus tard):
– Bonjour, je suis bien au Greffe de la 9ème chambre 2ème section?
– Nan. Ca a changé, la 9ème a été déplacée, maintenant c’est la 7ème ici, c’est en bas, à gauche dans le même bâtiment.
– (Argh) Ah. Merci alors.

Au Greffe number two (le retour de la vengeance):
– Bonjour, je suis bien au Greffe de la 9ème chambre, 2ème section?
– Pffffffff. Oui mais elle est partie déjeuner la Greffière là. Vous pouvez repasser vers 15h? (Bien, il est 11h02 minimum, normal).
– D’accord, Merci infiniment.

15h. Retour au Greffe:
– Pffffffff. OUI C’EST POURQUOI? (Ouhlà attention Madame, t’as une tête de Bouledogue très très méchant posé sur ton cou – ah bin non, pas de chance c’est ta tête de toi-même personnellement)
– Bonjour, alors voilà voilà, j’ai déposé un dossier de plaidoirie pour vous à la Toque la semaine dernière et….
– POURQUOI A LA TOQUE?
– (parce que le Greffe est au bout du trou de balle du palais, créature) Euh… Je sais pas, je sais pas pourquoi j’ai fait ça, je suis désolée. Et donc, ce matin, le Magistrat a indiqué à mon associé qu’en fait beh, il l’avait pas eu, alors….
– QUEL MAGISTRAT, SON NOM!?
– Euh, alors beh je sais pas parce qu’en fait…
– JE PEUX PAS VOUS AIDER SANS SON NOM. PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF!!!
– (Pleure des larmes de sang) Non mais en fait, juste je voudrais savoir si par hasard et par mégarde, vous n’auriez pas conservé….
– J’PEUX PAS VOUS AIDER JE VIENS DE VOUS DIRE. PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF!!!

16h02, après aller-retour cabinet pour retrouver le nom du Magistrat:
– Re-bonjour!
– PFFFFFFFFFFFF!!!! JE VOUS AI DEJA DIT QUE JE POUVAIS PAS VOUS AIDER!!! EN PLUS JE M’EN VAIS LA!!!!
– Non mais j’ai le nom du magistrat et….
– C’EST QUOI???
– Monsieur Biiiiip.
– AH. BEN ON A DEJA DIT A VOTRE ASSOCIE QU’IL AVAIT OUBLIE VOTRE DOSSIER CHEZ LUI!!!!
Ah? J’avais compris que le dossier était perdu et …
– J’Y VAIS LA HEIN.
– Ah, bien beh au revoir alors, bonne soirée et merci hein…
Hum.

.

.

1. Trop je fais un boulot de feu qui déchire sa mère
2. Le premier qui fait une réflexion genre que je serais truffe et que j’aurais dû m’énerver, me faire entendre toussa, ATTENTION HEIN!! Je n’hésiterai pas à… lui souhaiter une bonne soirée, ah et pis merci et excusez-moi de vous avoir dérangé hein pardon.

.

.

SUPPLEMENT COMMENTAIRE DE LEA:

—–Original Message—–
From: drenka [mailto: orange_drenka@yahoo.fr]
To: Léa
Sent: 06 April 2006 15:24
Aujourd’hui j’ai fait un post sur les greffiers du palais qui sont aimables comme moi je suis évêque

—– Original Message —–
From: Léa
To: drenka
Sent: Thursday, April 06, 2006 4:31 PM
Ah bah ça c’est pas un scoop
Moi je te dis le concours de greffier:
Epreuve 1: Sport: Vous devez être capable de tuer ce sanglier enragé à l’aide de vos dents et de vos pieds uniquement
Epreuve 2: QCM: Votre mère est atteinte d’une maladie incurable. Que faîtes-vous? La bonne réponse étant je l’achève à coup de barre de fer

Votre attention s’il vous plaît

20060404– Votre attention s’il vous plait, les 34 prochains trains à destination de Paris sont supprimés. Veuillez nous en excuser. Bon par contre, si jamais vous vouliez aller vous balader du côté de la forêt de Valmondois, c’est bon hein, ya pleins de trains.

– Votre attention s’il vous plait, c’est même pas la peine de rêver que vous allez monter dans celui-là, il est déjà rempli d’esquichés. Même que c’est pas notre faute même. Hoho, on voit l’intérieur du nez de la dame, tellement qu’elle est collée contre la vitre. Attention Madame tout de même.

– Votre attention s’il vous plait, vous croyiez que vous alliez pouvoir arriver là, comme ça direct à Paris, non mais mes pauvres, ça serait pas drôle quand même. Tiens, on va s’arrêter une pitite heure à Epinay tiens. Quoi, c’est jouli Epinay, c’est bucolique ce décor de Mc Do.

– Votre attention s’il vous plait, on va repartir là, normalement.

– Votre attention s’il vous plait, non, en fait non. Veuillez nous en excuser.

– Votre attention s’il vous plait, pour nous excuser de cette attente, une hôtesse va passer parmi vous afin de vous proposer un choix de boissons fraîches, chaudes, sandwichs et confiseries. Nan je déconne. Veuillez nous en excuser.

– Votre attention s’il vous plait, là ça y est là, on repart. A une vitesse moyenne pondérée de 0,34 m/h. Héhé.

– Votre attention s’il vous plait, finalement, ce train est terminus. Oui, LA oui. Veuillez emprunter le RER fantôme correspondant. Et nous en excuser.

– Votre attention s’il vous plait, ptain vous allez être serrés dans le RER fantôme du coup. Moi je serais vous, je commencerais à assommer des gens dans les couloirs pour être sûre d’avoir une place.

– Votre attention s’il vous plait, en fait le RER D c’est normal qu’il passe jamais hein, même quand y a pas la grève, il marche pas. Fallait partir plus tôt aussi, vous en seriez pas là maintenant.

– Votre attention s’il vous plait, une chèvre fait une sieste au milieu de la voie, nous n’osons pas la réveiller, veuillez nous en excuser. Surtout que vous êtes pendus à la poignée, que vous sentez quelque chose d’indéterminé se frotter contre votre fesse gauche, et que vous avez le nez dans l’aisselle du Monsieur qui a pas pris de douche pour gagner du temps ce matin. Ça doit être dur, pardon.

– Votre attention s’il vous plait, vous êtes arrivés à Paris Nord, veuillez présenter votre titre de transport, merci. Oui on sait hein, pas de chance, y a 3 contrôleurs qui bossent aujourd’hui et ils sont pour vous. Un réduc?? Qué réduc?? Vous êtes à Paris Nord oui ou non??

– Votre attention s’il vous plait, nous espérons que vous avez effectué un agréable voyage, et vous revoir bientôt sur notre compagnie. Hihi, en même temps, z’avez pas trop le choix les gens hein. Allez, à ce soir, Bisous.

.

.

.

 

Moi j’aimerais trop avoir le travail de la dame qui fait les annonces de la SNCF les jours de grève…