Pollens

Lundi, j’étais un peu Carrie dans la ptite maison dans la prairie. Je batifolais avec grâce dans le jardin de mes parents avec mon chat, et la vie était douce. Bush se prélassait sur le dos, le soleil caressait sa belle fourrure grise et il fermait les yeux d’aise.

Et comme dans ces moment-là dans ma tête c’est le retour de Bambi 2 chez Cendrillon, tout le monde il fait des bisous et l’amour c’est trop le plus fort du monde, je pensais à a n g e l, et je me disais que quand même, si j’étais une fée je lui enlèverais ses méchantes allergies pour qu’elle aussi, elle puisse se rouler dans le gazon pour se rafraîchir dans la rosée printanière, et aimer l’odeur de la glycine en chantant (oui en chantant, je vous ai préviendus c’est Cendrillon). Je me disais, merci la vie, je te loue d’avoir des bronches élégamment combinées avec des poils de nez aussi performants (quoique si je pouvais émettre une toute petite réserve, est-ce que par exemple mes poils de nez seraient moins performants s’il étaient blonds par exemple?) me permettant de humer tout mon saoul la brise sans avoir la moindre larme à l’œil, voire la larme au poil de nez.

Dans le train du retour, bien qu’incommodée par un pull qui grattait un peu le dos, que d’ailleurs, Monsieur le designer du TGV, je te signale que c’est trop pas pratique de se gratter le dos dans le train alors qu’on a son sac dans les pied (Votre attention s’il vous plait, si jamais on vous chope en train de vous éloigner d’un poil de fesses de votre bagage sans surveillance, il sera immédiatement autodétruit même si c’était votre dernière paire de chaussettes complète à l’intérieur), la coupe de penne à l’italienne dans une main, Simone de Beauvoir dans l’autre et l’écouteur qui arrête pas de se barrer de l’oreille droite. Brèfle. Donc à part cette minime démangeaison, je baignais toujours dans les endorphines orgasmiques et je pensais à mon amoureux chéri et à la moiteur animale de ses bras virils juste après la victoire du Barsa le lendemain soir.

Au bureau mardi, c’était ambiance, essaye toujours de me décoller de la face mon sourire plein de dents, même pas mal, même que j’ai prévu de mettre ma plus belle nuisette, et que même faire un chèque à l’URSSAF je trouvais ça merveilleux alors j’ai fait des points sur les i en forme de petits cœurs. J’avais un pantalon de cuir noir qui gratouillait un peu les guibolles, mais c’est bon de se grattouiller finalement.
Hier soir, je suis entrée chez le Chéri à pas de panthère de Java exotique, sans allumer les lumières pour préserver l’effet de surprise, j’ai enfilé ma lingerie couquine, et j’ai négligemment posé une fesse sur le tabouret du salon.
Le Chéri a finalement posé des yeux humides de bienveillance sur moi après la sortie du terrain triomphale des jaunes.

– Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhhhhhhhh!!!!!!!! MAIS QU’EST CE QUE T’AS????
– Je savais que ça te plairais. Je suis la sexitude même. Approche, Homme…
-…
– Quoi?
– Non mais c’est pas ça!! Regarde ta peau!

 

 

20060429

Aaaaaaarghhhhhhhh!!!! Bande de facsimile criminels de couneries de leur mère de tabernak de POLLENS!!!!!!!!!!!!!

(Oui il se pourrait qu’éventuellement je me sois un peu « stylisée » sur le dessin. J’avais plus la place de dessiner ma cellulite et mon double-menton. C’est ça aussi l’art contemporain hein)

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