Ils sont là

Courrier des lecteurs

Mon but ultime dans la vie, c’est publier chez Grasset, et piquer le Goncourt à Houellebecq, alors qu’il viendrait de pondre le livre le plus abouti de sa carrière selon Lire, Technikart et les critiques du Masque et la Plume, par exemple au sujet d’un homme qui s’ennuierait à Dunkerque un jour gris de novembre, mais qui rencontrerait une femme dont les mensurations seraient 134-38-74, en minijupe et sans culotte, asiatique, et à qui avec l’aide de Raël on aurait pu greffer les gènes de fidélité et de dévotion du clebs, et des corpuscules de Krause pleins les pieds. Elle le rendrait heureux d’une immense joie pendant 2 pages et demi, mais finalement l’homme se suiciderait quand même, parce qu’on peut pas gagner le Goncourt si ça finit pas mal, enfin sauf si on est Belge.

Cependant, comme j’en suis à la page 3 de mon roman (je pense que le titre sera « Dictionnaire Girafe -Baleine / Baleine – Girafe », et puis sinon j’ai écrit la page de remerciements , et j’ai dessiné un éléphant pour la couv’), pour le moment j’ai révisé mon ambition à la baisse, et ce qui me plairait bien en attendant, ce serait de faire le courrier des lecteurs pour un magazine féminin de nature intellectuelle aussi renommé que Jeune et Jolie, voire même Biba.

Et même que trop je serais forte même.

Par exemple le forum de sur lequel (si si je veux être écrivain de la Belle France, pourquoi ?) je me suis inscrite (car il est consacré à Lolita Pille qui a publié chez Grasset ET qui est copine avec Frédéric Beigbéder ET que ça serait bien qu’elle garde pas toutes ses infos par-devers elle comme une radasse, merki), voici le message désespéré que j’ai intercepté (l’haurtogrraffe né pas deux moah, mé y paré ke tro cé klace lé fotes ché lé djeun’s) :

J’ai lu Hell en une petite semaine,je ne pouvais plus m’arreter c’était comme une drogue.
Mais le voilà le probleme: la drogue!
je vais avoir 16 ans et j’ai des doutes sur ma vie et sur moi même.
se livre m’a fait réfléchir sur moi même et je peu vous dire que c’est dure à avouer.mais je souhaite être comme Lolita Pille!
les boites,les lieux branchés,clopes sur clopes,le sex et la cok: tout cela m’attire!
je sais que ce n’était pas le but du livre mais mais j’y peu rien moi si sa m’a donner envi d’en prendre.j’ai peu être besoin de me faire du mal,je n’en sait rien.
–Lolita Pille je vous s’en pri aider moi!j’ai vraiment envi de cette Cok mais je ne veu pas tomber là dedans!

Trois réponses possibles pour cette jeune Damoiselle, que nous appellerons Britney pour les besoins de la présente et ses suites (hein que je me fous pas de vous Mesdames et Messieurs les Directeurs des Ressources Humaines de Biba, Jeune et Jolie et compères).

.

Réponse n°1, style je serais un peu psy et médecin en même temps (comme ma coiffeuse et ma Grand-Mère, sauf que ma Grand-Mère elle est beaucoup plus efficace que tous ces charlatans de médecins qui prescrivent des pshiit à bobos qui font même pas mal, ça peut pas marcher du coup hein).

Chère Britney,

L’adolescence est une période difficile, ton corps change, mais pas autant que ton psychisme qui se met en place petit à petit. Tu es en colère, tu en veux au monde entier, c’est normal. Cependant, la cocaïne n’est pas la solution. Il existe des substances beaucoup plus légale, que je te prescrirais avec plaisir si tu viens me rendre visite à mon cabinet pour la modique somme de 47658987 dollars (mais c’est pas ma faute, il faut que tu payes sinon la thérapie n’est pas efficace, et en plus je dois un paquet de thune à l’URSAAF). Je te laisse ma carte.

Docteur Drenka,
Diplômée des hôpitaux de France et de Navarre,
Auteur d’une thèse sur « Le complexe d’Œdipe appliqué au Renault Espace de mon père »
Vue à la télé à « Ca se discute », et même une fois à « C’est mon choix », mais c’était pour parler de ma relation fusionnelle avec mon chat, du coup ça n’a rien à voir.

.

Réponse 2, dans le cas où le magazine ne voudrait pas qu’on aborde le sujet sensible de la drogue.

Ma petite Britney,

Permets-moi de t’indiquer tout d’abord que tu as mal orthographié ta demande.
En effet, on écrit « Coco », et non « Cok».
Tu sais, moi aussi de temps en temps, je l’avoue, je m’offre un petit bounty après une longue journée à réparer ma clôture en faisant des tartes aux mûres.
Le tout est de ne pas en abuser, et tu sais, 3 petits abdos, une confession auprès du Révérend Alden, et le tour est joué.
Tu as bien fait de m’en parler, tu vois, je suis sûre que tu te sens déjà mieux.
Porte-toi bien petite Britney, et à bientôt.

Drenka Ingalls, réparatrice Officielle de clôtures Internationales
Loréate (je le vaux bien) du concours inter-cantonal de tartes aux mûres de Franche-Comptée occidentale

.

Réponse 3 : Je serais ta grande sœur trop coule, j’aurais tout essayé mais toujours dans un but à tendance éducative.

Yo Britney,

La coke c’est le mal.
Ca coûte un bras, ça marche même pas (et en plus ça enlève les effets de l’alcool), et ça a vraiment un goût qui pue de la bouche, et qui s’installe pour passer des vacances dans le fond de ton palais pour au moins 3 jours. En plus le lendemain on a qu’une idée: comment se suicider proprement.

C’est NAFFREUX.

Je te propose d’y substituer:
– le Nutella
– un Chéri que tu peux te jeter dans son gras du ventre, et qui te laisse regarder ses crémastériens se mouvoir quand tu es angoissée (ou éventuellement une femme, mais les femmes ne possèdent pas de crémastériens, par contre il arrive qu’elles te laissent jouer avec leurs bourrelets de ventre) (Si c’est drôle, essaie).
– un chat modèle ventouse de sangsue gluante option déchirage de ta face pour jouer (Si, ça aussi c’est drôle).
– Un livre (Georgia Nicholson ça te ferais du bien)
– Ou vraiment, si tu veux vraiment faire ta rebelle de la mort que j’ai 16 ans que je crains dégun et que je peux me foutre en l’air si je veux, l’herbe. Mais après faudra pas t’étonner si tu éclos de l’Alzheimer, façon Dory dans Finding Nemo (regarde: moi ça commence, j’ai fait des bêtises dans ma jeunesse et maintenant je sais même plus comment on écrit Alzheimer, c’est malin.)

Tchuss,

Drenka – Grande Sœur d’une petite sœur dont j’ai trop réussi l’éducation, tant sur le plan sentimental que sur le plan philosophique, mais à part que sauf que la pauvre, si elle prend exemple sur moi, c’est pas demain qu’on va arriver à la marier.

.

Bon là, comme je voulais me faire copine avec la fille du forum, beh j’ai répondu la n°3.

.

Réponse de Britney :

Le message m’a vraiment fait rire et réfléchir…c’est vrai que la Cok fait peur rien à le dire mais c’est vrai que pour moi c’est le désire de l’inconnu! Je vais y réfléchir à 7 fois avant d’en prendre! MERCI

.

Voilà, tu vois, recruteur de ressources humaines, regarde comment que je suis forte ? hein hein ?

(Comment ça je l’ai jetée dans les bras de la Marijuana et en plus ça va pas bien lui prendre longtemps de réfléchir 7 fois ?)

Régime syncrétique

Il y a plusieurs genres de religions.

  • Il y a le genre « peuple élu », comme les israélites ou les Dogons par exemple. Un jour, Dieu serait descendu les voir, et il aurait dit: Vous êtes mes préférés ! Tiens je vous donne une image de la carte du ciel secrète ! Et là, soit, il y avait deux familles rivales de Dieux, soit Dieu c’était un ptit coquin, parce qu’il a fait croire à tout le monde que y avait que lui dans sa vie, alors qu’en fait, non (les marins et mes Amoureux ont un petit côté divin si on va par-là). Du coup, les écrits d’Ezéchiel décrivent la même soucoupe volante que les sages Dogons, qui depuis portent des masques de fêtes comme les hommes qui ont sont descendus (d’ailleurs, faudrait dire à la NASA que des masques Dogons à la place de leur casque intégral, ça serait plus seyant). L’avantage de ces religions, c’est que personne te force à embrasser leur cause. L’inconvénient, c’est qu’on peut se gratter Marcel pour essayer de devenir Juif ou Dogon, trop y a des épreuves de dingue.
  • Il y a le genre, Il y a UN Dieu même que c’est le nôtre, et même que si on fait pas ce qu’il dit, on va tous mourir dans d’atroces souffrances. PAF. Et si toi aussi tu fais pas comme Dieu il dit, on te suicide dans d’atroces souffrances (mais c’est pas de notre faute, c’est Dieu qui nous a dit, on fait ça pour ton bien). L’avantage, c’est que quand on partage une religion, des fois, on partage aussi la bouffe et l’instruction, et pis en plus, j’aime bien l’architecture des mosquées et la Piéta de Michel- Ange. L’inconvénient c’est sûr, c’est qu’on est obligé de se frapper tout ce que Dieu, ou ses représentants, ont décidé qu’on devait faire, par exemple la messe et les prières sur tapis, ou donner tous nos sous au représentant (oui mais c’est pas de sa faute, c’est Dieu qui lui a dit, hein, lui il nous livre le message tel qu’il arrive).
  • Et enfin, il y a le genre bricoleur, comme certains Chinois ou Indiens, qui choisissent dans pleins de divinités laquelle est la plus zoulie, la plus rigolote, la plus puissante, toussa, et tiens, par exemple le Kippour ça me plait bien, tu jeûnes un jour et oualà, tout t’es blanc comme la neige de l’innocence sur les cerisiers centenaires, mais quand même j’aime bien la vierge Marie parce que c’est une fille sympa, et pis je tue pas les vers de terre parce qu’avant, c’étaient des gens. En langage de mes coupins intellectuels de gauche, c’est ce qu’on appelle une religion syncrétique.

.

Bon. Mais on est pas là pour parler de religion avant 19h et à jeun, voyons. En fait, my point, c’est que depuis que mon gras de fesses s’épanouit telle la jeune fille en fleur qui court dans la blanche campagne, et que je tente d’endiguer l’inflation graisseuse, bin je suis confrontée à un nouveau genre de  pratiques sectaires qui rappellent en tout point la religion: les régimes alimentaires.

  • Par exemple, dans les régimes, y a le courant peuple-élu : On fait notre truc entre nous, on se réunit, on se pèse, on se mesure, on nous donne nos recettes toussa, et pour rentrer, faut grave payer de sa personne, non qu’on te coupe un bout de zizi, mais par le truchement de l’achat d’accessoires divers, tels que le CD ROM interactif ou le cochon qui crie quand tu ouvres le frigo. Normal: Faudrait quand même pas que tout le monde ait accès à ce savoir divin. Bon là pour moi, spa possible; voilà c’est pas ma faute, j’ai pas été élue et pis c’est tout. J’ai pas encore eu des adeptes en soucoupe volante qui sont venus me chercher (a n g e l range-moi ce CD WW, vade retro).
  • On observe également le courant de type je-te-reconvertis-et-je-prêche-partout, nous seuls détenons la vérité, et si tu fais pas comment qu’on dit, ce sera TER-RIBLE. Ces perfects peoples t’expliquent ainsi que NAN, te prive pas,  t’as droit à un thé et une tartine de pain complet de 3g le matin sans beurre (c’est la tartine qui est sans beurre, pas le matin), et même un jus de citron sans sucre, et il suffit de faire 43 heures de sport par semaine mais tu verras on est vite accro, et le midi faut prendre 4h30 pour faciliter la digestion, et le soir juste une soupe au choux qui pète et qui pue mais c’est comme ça qu’on élimine les toxines enfin, tu veux maigrir oui ou non, pfffffffff, et le chocolat, oui mais que le 99% de cacao qui arrache la gueule d’amertume, UNE CIGARETTE??? NON MAIS CA VA PAS MAIS TU VAS VIEILLIR ET MOURIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES! Un verre de vin? Mais l’alcool c’est pire que tout malheureuse, mais sinon à part ça faut SURTOUT pas trop se priver, l’important étant de vivre sainement voyons. Ce deuxième courant, j’ai failli un jour m’y engager juste pour que ce fils de rhododendron de coach de sport me lâche la grappe, mais comme il m’avait dit que pour une molle à cellulite comme moi (ne le prenez pas mal, hein, c’est pour votre bien que je vous le dis,(tout pareil tout comme la religion)), il savait très bien ce qu’il fallait faire, beh PAF, je cours encore, même si j’ai passé 2 heures à me faire engueuler. Oui, je fais zéro sport, j’ai pas le temps de manger ni le matin ni le midi, sauf des fois des macdo, je prends des bains brûlants, je mange du chocolat au lait, des pâtes au ketchup et de la viande rouge avec de la sauce au poivre pour tremper les frites, et quand je suis trop grosse je saute 8 repas d’affilée. Héhé (et c’est même pas la peine de me dire que je paierais mes péchés un jour dans une autre vie, par exemple dans ma vie post-grossesse ou post-ménopause).
  • Par contre, le courant syncrétique est assez tentant : Bricolons-nous un pitit régime au pwal. Léa et le Chéri y ont succombé à mort.

Exemple : le matin : Ah bin, j’ai lu dans un régime chrono-biologique que le matin, on peut manger tout qu’est-ce qu’on veut. D’où ce croissant au camembert beurré trempé dans du chocolat avec un bon jus de banane, et du Nutella en dessert.

11h : J’ai lu dans un régime hypocalorique qu’il fallait toujours prendre un encas à 11 heures pour l’énergie, alors j’ai pris un mars (oui, ils disaient une pomme, mais dans le Régime Montignac, ils disaient qu’on pouvait manger du chocolat à volonté si c’est tout seul) avec un cappuccino (j’ai lu dans un régime drainant qu’il fallait beaucoup boire).

13h : J’ai lu dans un régime macrobiotique que les céréales étaient pleines de fibres; et les pommes de terre super saines ; et même que dans Biba ils ont dit que fallait pas lésiner sur les protéines qui ont un fort pourvoir rassasiant. Alors j’ai pris un sandwich kebab frites.

14h : J’ai repris un cappuccino pour bien m’hydrater.

15h30 : Dans le régime chronobiologique, ils disent que c’est jusqu’à 17 heures le sucre. Alors j’ai pris une gaufre à la crème de marron.

17h : J’ai pris un sachet hyper protéiné de goûter au cacao.

18h : Faut dîner tôt pour contribuer à la digestion, et faut pas hésiter à manger pendant les repas, jusqu’à satiété totale. Me suis fait une tartiflette.

20h : Bon là j’ai fait un écart, j’avais un dîner avec des amis, mais j’ai trop suivi le régime dissocié, j’ai bouffé que de la pizza.

22h : Toujours dans un esprit d’hydratage, j’ai bu 3 vodkas, avec du citron vert pour les vitamines et pour éliminer les toxines, et du sucre roux parce que dans Montignac ils disent qu’on peut manger de tout tant que c’est pas raffiné.

 

– Chérie, tu trouves que j’ai maigri ?

– Ben oui attend, avec tout le mal que tu te donnes hein.

Le journal de mes fesses

(Oui, mes fesses sont douées de raison)
(Parfois elles pensent)
(Cependant, elles ne parlent pas)
(Encore)

.

Lundi : Premier jour de détention

Depuis hier soir, la dernière feuille de papier toilette a été utilisée. Mais on ne se rend compte de ce que l’on a qu’une fois qu’on l’a perdu. Les autorités intendantes ne s’en sont donc pas aperçues immédiatement.

Et voilà qu’à l’aube de ce jour, nous sommes nues, livrées à nous même, sans papier. L’heure est grave.

A portée de main :

– Un rouleau de demak’up

– une serviette de bain

– la baignoire

Devant l’urgence de la situation, les demak’up sont mis à sac. Puis nous sommes plongées dans la baignoire. L’honneur est sauf, mais nous savons que nous ne sommes pas encore tirées d’affaire.

Au soir, les autorités intendantes dressent l’inventaire de la maison. Peuvent encore être utilisés :

– les 3 rondelles de demak’up restantes

– une feuille de sopalin unique, actuellement stratégiquement placée dans le placard pour prévenir les fuites d’huiles d’olive

Les serviettes rouges Ikea ont été finies à l’occasion de la dernière détention, le mois dernier.

Ces munitions sont rassemblées au QG.

La feuille de sopalin est sacrifiée.

.

Mardi : Second jour de détention.

La réserve de demak’up s’amenuise peu à peu, en raison d’une plaidoirie prévue ce jour qui oblige les autorités intendantes à procéder à un démaquillage en règle.

L’étau se resserre. Au matin, nous nous en sortons encore, mais c’est peut-être la dernière fois.

Au soir, nous avons permission chez le Chéri. Attention, celui-ci connaît certes notre existence, mais certainement pas notre fonction secrète qui lui a été cachée durant les deux dernières années. Il nous faudra donc nous en acquitter avec la plus grande discrétion, par exemple à l’occasion d’une diversion commandée auprès de l’équipe d’Arsenal.

Deux feuilles de papier sont prélevées par les autorités intendantes et placées dans les réserves.

.

Mercredi : 3ème jour de détention.

Utilisation des deux feuilles prélevées chez le Chéri.

Cependant, à la suite d’une erreur de manœuvre, nous sommes sollicitées une seconde fois au sortir de la baignoire.

Le dernier demak’up est utilisé également.

C’est la dech de chez dech.

De plus, on nous colle un string sur la gueule. Certains n’ont vraiment aucune pitié.

.

Jeudi : 4ème jour de détention.

Les journées au bureau sont de plus en plus intenables. L’utilisation des toilettes communes est envisagée vers 17 heures. Mais cela n’est pas éthique et nous devons y renoncer. Une opération d’embargo général sur thé et café est votée. Les accords spéciaux régime de printemps visant à privilégier l’ingurgitation de concombres, tomates, asperges, ainsi que toutes autres substances diurétiques sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Au soir, nous avons tenu le siège mais nous trouvons de nouveau confrontées au manque de munitions en situation de crise.

C’est alors que les autorités intendantes arment leur dernière cartouche : un paquet de kleenex de marque sniff, dont l’utilisation avait été expressément prohibée par le Général a n g e l, en raison de leur caractère troooooooooop chouuuuuuuminouuuuuuuuu rouge avec des coccinelles dessus même que c’est trop la classe de les avoir dans son sac.

.

Vendredi : 5ème jour de détention.

Nous envisageons de saisir la Cour Européenne des droits des fesses pour atteinte à notre dignité fessière.

Les kleenex coccinelles déteignent.

Nous avons une coccinelle et un trèfle 4 feuilles imprimés sur le coin de la carafe. Nous sommes badigeonnées de rouge. C’est carnaval. Nous espérons ne pas croiser un babouin et être l’objet de son désir.

20060502

.

Samedi : 6ème jour de détention.

Nous avons dû nous promener toute la journée avec notre face de babouin en rut. Une opération camouflage sous culotte méga couvrante et gaînante de mémé a été initiée. Heureusement (?), Georges Clooney n’était pas à Paris ce jour, le risque de le croiser était donc limité (C’est bon Georges, tu peux venir maintenant).

Au soir, l’heure de la délivrance a enfin sonné. Les autorités intendantes viennent d’acheter 12 rouleaux de papier. Nous envisageons de solliciter la fériéïsation de ce jour en tant que jour où nous avons été délivrées. C’est la fête du slip.

.

Nous adressons ce jour le présent journal aux autorités intendantes, copie au ministère des armées et à l’inspecteur du travail, pour valoir ce que de droit.

 

Fait le 30 avril en 3 exemplaires.