Simulations

Vivienn qui drague au téléphone:

C’EST PAS VRAI ?! Alors mais c’est vrai, sur ton bateau tu vas pouvoir adapter un moteur à injection V8 avec jantes alu intégrées à ta coque en polynéoprène de méthylthéomère ? Mais c’est FORMIDABLE CA !! C’est sûr que tu vas gagner la course !!

A ce stade, je précise que ma mère est écolo de la mort (elle est aversée par tout ce qui a un gros moteur qui pue, surtout ce qui met du gasoil dans la mer), terroriste de la zénitude (tout ce qui fait du bruit dans sa rade est passible de peine de mort par écartélation), et froussarde notoire de la vitesse (elle va se ronger les moignons pendant toute la course de bolides aquatiques).

Alors que je lui fais remarquer que simuler comme ça c’est scandaleux, elle répond par une imitation de moi-même personnellement :

C’EST PAS VRAI. ?? Mais alors Thierry Henri ne va pas être transféré d’Arsenal au Barça ??? C’est dommage, ça. Ah non ? C’est mieux ? Ah bon beh c’est FORMIDABLE alors !!

OK.
Au temps pour moi.

Pêches à la crème

Parce que vous aussi, vous pourriez avoir besoin de soudoyer Monsieur Chéri afin qu’il soit de votre côté en cas de mauvaise foi caractérisée au sortir du coiffeur, voici une recette que trop rien que d’en parler j’en bave un peu dans les touches du clavier (il est crade ce clavier, c’est quoi ces conditions de travail, ça m’énerve ça alors).

Attention, c’est une recette enduite de simplitude, donc ce qui compte, c’est d’avoir de BONS produits, sans vouloir vous commander ni faire ma Jean-Pierre Coffe.

Il faut :

  • 2 belles pêches par personne, très mûres et juteuses (et blanches si on peut, enfin moi je préfère les blanches). Si elle sont trop molles c’est pas grave, on va les planquer dans la crème.
  • Une cuillère à soupe de crème fraîche par pêche. Et alors là, si tiens, je vais faire ma Jean-Pierre, de la VRAIE crème. De la crème épaisse, et même de la crème d’Isigny si c’était possible. Si c’est pour prendre du fromage blanc 0%, je vous cause même pu tiens voilà.
  • Une cuillère à café de cassonade par pêche.

On pèle les pêches et on les coupe en petits cubes, on mélange toussa, on met au frigo 20 mn (c’est important le frigo 20 mn pour que les pêches donnent leur goût à la crème). Après c’est chacun pour sa goule avec Chéri pour essayer de conserver sa part par devers-soi.

Je m’autoblogue la face si je veux

Avertissement : Ce post est hautement philosophique; oui j’ai d’énormes problèmes de riches moi.

 

 

Nouvelle expérience de nature capillaire. Et remise en question perso : A partir 145260 essais, chez un coiffeur différent à chaque fois, peut-on dire que :

Choix A : Paris est jalonnée (oui Paris est une fille alors on fait l’accord même) de terroristes polymorphes dont le but ultime est d’anéantir toute vie chevelue ;

Choix B : Je suis victime d’un manque de coopération manifeste de la part de la bande de serpillières filiformes qui me sert de perruque ;

Choix C : Je suis une hystérique insatisfaite du crâne; Bon hystérique peut-être que j’exagère un peu quand même. En général le temps que la connexion chimique s’établisse entre le neurone du cheveu, le neurone de l’œil qui le contemple et mon cerveau limbique, le délai écoulé est d’approximativement 23 heures, 48 minutes, au terme duquel je m’écrie prestement : AH MAIS VOILA C’EST CA QUE J’AURAIS DU LUI DIRE ! Le côté hystérique est donc principalement perçu non par l’auteur de l’attentat, qui, elle, a droit à mon sourire plein de dents mit un gros chèque, mais par le pauvre ère qui me côtoie à l’issue de ce délai de carence, sauf en cas de match de foot auquel cas je peux me brosser Mireille pour qu’il s’intéresse à la catastrophe qui vient de s’abattre sur mes pwals de tête (C’est pour ça que j’ai pris le soin d’aller chez le coiffeur AVANT vendredi prochain).

 

Bon et là donc, je peux pas vous cacher plus longtemps la vérité. Il apparaît que le choix n°C s’impose, après analyse approfondie du Chéri. Je peux dire que c’est un choix objectif parce que j’avais pris la peine de le gaver de pêches à la crème juste avant pour essayer de le soudoyer. Et quand je me remémore la scène, une crainte s’insinue en mon sein, en mes seins même (c’est dire si c’est une grosse crainte vu la taille de mes seins) (quoi ?). Pourvu que la coiffeuse elle a pas un blog, sinon je vais clairement me faire bloguer ma goule vite-fait. Du coup je me suis dit, tiens, si je m’autobloguais toute seule, au moins comme ça, c’est fait, on en parle plus. Donc mettons nous en situation. Je suis une jeune coiffeuse. Je viens de recevoir dans mon salon une fille aux gros seins (quoi ENCORE?).

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Lundi, 5 juin 2006

 

Le lundi de Pentecôte, moi, j’aurais dû être à la Feria de Nîmes, en train mater César Rincon qui devait mettre une rouste à deux ou trois taureaux, en m’enfilant des sangrias au soleil du midi au son des castagnettes.

Mais faut croire que c’était trop demander, hein.

1. Il a fallu que je garde la boutique

2. Il a fallu que je tombe sur la chieuse de l’année.

 

La fille style « Ah mon Dieu, mais prenez-en soin c’est mes cheveux tout de même ». Le genre de Nana chui sûre, à demander au Chef d’un restaurant si son poisson est frais, voire pire, à prétendre qu’elle est enceinte en croyant que le Chef du coup, trop il comptait lui servir du poisson pourri mais comme elle a pris la peine de le gonfler 5 minutes, là c’est bon, y a force majeure, hein, tout de suite PAF, il retourne au marché lui chercher du poisson frais.

 

Madaaaaaaaaaame se pointe donc, un lundi de Pentecôte, à 17 heures. 17 heures trop bien, on peut même pas lui dire que c’est trop tard, mais on sait déjà que c’est mort pour faire le gigot- haricots verts frais à Chéri hein, vu que le temps de balayer son ondoyante chevelure (au nombre de 4,5 cheveux), le 20 heures sera terminé et on sera accueillie par un Cro-Magnon en hypoglycémie, on aura juste le temps de griller un steak haché pommes-sautées. Mes bourrelets la remercient par avance. Par contre, faudrait voir à pas traîner, parce que Madaaaaaaaaaame, elle, par contre, elle a une vie après le coiffeur hein, faudrait tout de même pas qu’elle soit en retard tout de même. Nan mé oh.

 

Madaaaaaaaaaame voudrait un balayage « coup de soleil ». Mais attention, hein, elle veut que ce soit blond, mais blond doré hein, pas blond blond, avec des reflets cuivrés, mais pas roux hein, et puis elle veut pas une couleur sur ses mèches, vu que ça tient pas notre escroquerie de couleur là, elle finit toujours par se retrouver blonde après 3 mois, ce qui est scandaleux avouons-le. Ah oui et puis, elle veut pas qu’on redécolore encore les pointes, sinon ça va être plus clair que les racines à fortiori. Mais par contre, elle veut pas non plus qu’on fasse que les racines, sinon on va voir la différence avec les pointes, du coup.

 

Pour la coupe, Madaaaaaaaaaame m’a pris pour Mc Gyver. Elle croit qu’avec un trombone, une noix de coco et un scotch, je vais faire de ses queues de rat la perruque de Sarah Jessica Parker, minimum. Comment ça c’est pas possible ?? Rôôôô Madaaaaaaaaaame elle bûûûûde.

Bien fait pour elle, PAF, j’ai zappé le massage de veuch, et mine que rien je te lui en ai collé pour l’équivalent du PIB de l’Argentine en soins.

Héhé. T’avais qu’à pas me chercher, grognasse…

Raffinement nippon

20060601

Copyright © 2011 Minamoto Kitchoan Co., Inc. .

Ces cerises viennent d’un cerisier du japon qui a grandi, fleuri, fait des fruits. Elles ont été cueillies, sélectionnées, nettoyées, emballées, transportées, choisies, vendues, re transportées, re nettoyées, ses coupines ont été pressées pour faire de la gelée dans laquelle, après être dénoyautées, elles ont été confites.

Pendant ce temps, ailleurs dans le monde, quelqu’un d’autre fabriquait son emballage plastique métallisé thermo protecteur, fondait les matériaux, faisait dessiner la forme, avec les piti ciseaux sur la tranche. Le papier a été acheté, transporté, ouvert, garni de la cerise, thermo refermé.

Ailleurs encore, un troisième groupe de personnes travaillait sur l’emballage papier final, et sur la boîte en carton, décorée de calligraphie japonaise par les meilleurs graphistes, les couleurs ont été choisies avec soin pour rappeler la douceur et la forme du fruit. Le papier et la boîte ont été conditionnés et transportés.

La cerise dans son papier thermo protecteur a été placée successivement dans son emballage papier puis dans la boite en carton. Les cartons ont été enfermés dans un colis, et puis dans une palette, et puis dans un conteneur où la palette a été arrimée. Et les cerises ont été transportées par camion jusqu’à l’aéroport, puis par avion en France, puis de nouveau par camion à Paris, sur la place de la Madeleine. Elles ont attendu dans la chambre froide, puis dans la vitrine.

Elles ont de nouveau été choisies (oui, c’est là que j’interviens), emballées dans un nouveau papier cadeau, et décorées avec du rafia. Puis elles ont été placées un très joli sac en papier (les japonais ils sont all about l’emballage), pour être transportées à pied jusqu’à mon bureau, puis en métro jusqu’à gare de Lyon, puis en TGV jusqu’à Marseille, puis en TER (ah non, grève, en voiture, tiens, est-ce qu’un jour vous envisagez d’avoir des trains qui roulent à la gare de Marseille ou bien?) jusqu’à Saint Cyr, puis la boîte a été mise au frais, puis le lendemain dans un sac à congélation. Puis elle a été transportée en voiture jusqu’à Laudun, en passant par Orange.

Ma mamie a religieusement coupé le rafia, distribué les cerises, on a tiré la languette sur le papier, on est allé chercher des ciseaux conformément aux indications de l’emballage thermoprotecteur.

Cerise engloutie par mon cousin en: Zéro secondes, Vingt-trois centièmes.

Mâcher, bof pas le temps. C’est ça, tu vois, le comble du raffinement.