Bond, Sean Dawling Bond

Léa, elle rigoule pas avec les chagrins d’amour. Elle te fiche immédiatement sous Nutella-Cheddar-Sushis-vodka-Disney-Ab-Fab jusqu’à ce que tu ais oublié prénom et musculature fessière du malotru qui t’a abandonnée telle la chaussette orpheline rescapée de Massachussetts. Et même, si par hasard tu comptais puiser dans  cette souffrance l’inspiration qui allait faire de toi la plus grande écrivain mondiale (mais surtout pour le Sud-Ouest du Var) de l’année (mais surtout cette semaine), bin elle hésite pas à tout faire pour te niquer tes plans.

Moi, c’est en toute innocence et armée d’un conteneur de kleenex que je débarquais à London, baby, en ce début de wikène.

A London, baby, le vendredi soir, on va pas au Queen, ou au Cab, ni même boire un cocktail à l’Hôtel Costes, ma pauvre Geneviève du 8ème. Le vendredi soir, on va au pub, boire 4 litres de bière tiède, sans bulle et amère (la meilleure du monde, qu’ils disent) avec pour seul accompagnement des pork scratching, qui comme son nom l’indique sont des grattures de croûtes de cochon (faut pas gâcher) (TRUE STORY). Du coup, à part que si jamais tu y va direct quand tu sors de ton travail de chef des banquiers et de la bourse du monde, pour aller au pub, il conseillé de s’enrouler dans une serpillère confortable romi-proof.

Cependant, Léa m’avait préparé mes affaires pour le Pub :

  • Le ptit haut MIT décolleté plongeant révélant le couple de nissons qui font ma célébrité de ce côté du Jourdain,
  • sa plus belle moulotte
  • et ses chaussures à strass qui sont normalement au coffre pour les grandes occasions  (mariage, barmitsva)

 

Ça aurait pu me mettre la puce à la croûte d’oreille gauche. Mais pas tellement.

 

Ce n’est qu’en entrant dans la taverne britonne que j’ai compris. Tsais, mon amoureux de mes rêves zérotiques les plus fous, celui qui a un accent Anglais de Cambridge, les yeux de braise de Sean Connery cuvée 1972, les épaules que t’as envie de te jeter dedans sans plus attendre et ainsi de suite ?

Bin il était là.

.

Bond, Sean Bond.

.

Bond, Sean Bond, qui n’a pas quitté ledit ptit haut de ses mirettes bleu-doré  de toute la soirée (je peux louer le pti-haut-qui-chope sur demande écrite hein, faut partazer). Qui nous a raccompagnées ensuite chez Léa, alors qu’elle habite en banlieue d’extrême Nord Est de London et que lui il habite à Cambridge (COMME JE TE LE DIS). Qui est revenu le lendemain en disant qu’il parait que les ptis dejs de Léa valent les 200km de route *Ahem* *Après il a dû manger sa célèbre omelette aux coquillettes-épinard, ce pauvre homme*. Sur qui on s’est entrainées à faire des démonstrations de techniques de guilis d’intérieur de bras. Qui a passé la nuit sur le canapé au pipi de chat. Avec qui je suis sortie dans le jardin 27 fois exactement pour fumer (je fume pas)(j’ai mal au cœur).

.

Bon, je te cache pas que y a même pas eu galochage. Je te cache même pas que je présume qu’il est hyper intelligent et drôle comme garçon mais que j’a rien compris à son délicieux accent (j’espère pas avoir dit oui à des trucs sans m’en rendre compte, mais enfin je sais pas trop à quoi je lui dirais non en même temps).

Mais COUCOU, j’ai 12 ans, et je fixe mon téléphone depuis 3h30, et je me donne un coup de peigne avant de répondre au cas où, à chaque fois que ça sonne (et que c’est au choix, Vivienn, mon banquier, ou le voisin qui me demande de baisser d’un ton avec Morcheeba).

Je lui donne encore 2 heures, après je vous préviens je publie chez Grasset.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s