Je pense suspendre ma carrière de blogueuse gastronomique de voyage

Là, on revient d’un week-end à York (York hein, pas New-York). Et on repart à Venise Dimanche matin, en so-called « babymoon ». C’est apparemment comme ça qu’on dit ici quand POUR LA DERNIERE FOIS DE NOTRE VIE, on part en namoureux pour juste faire du sesque et se beurrer la gueule mais sauf qu’on remplace le vin par de la Gelati.

Bon, je vais pas me plaindre d’aller à Venise, hein, ouh làlà.

Mais je stresse aussi parce qu’autant dire qu’à York, c’était pas exactement le summum du romantimse et du sesque débridé. Bon, il faut dire que York, c’est pas exactement la même atmosphère qu’à Venise, à la base. C’est une ville du nord de la Britonnie, où aux temps de jadis, ils ont pas arrêté de brûler des sorcières et de massacrer des juifs pour passer le temps entre deux messes. Et du coup maintenant, ils se tapent des fantômes assoiffés de vengeance et de sang aux quatre coins de la ville.  Ambiance.

Je vous cache pas que le problème du Yorkshire, c’est quand même que la Fée Gastronomie a oublié de se pencher sur leur berceau. OU ALORS, elle s’est trop penchée et elle est tombée directement dans la friteuse. Je sais pas.

Le fait est que des bières dans des pubs hantés, ça, y en avait. Mais pour trouver un resto, bin accroche-toi, Micheline. Samedi, après avoir fait 3 fois le tour de la ville (à pied et à ventre géant, je rappelle), bin on a atterrit dans un resto de barbecue de saucisses. Quand on est rentrés chez le copain de Dawling qui nous hébergeait, par voie de conséquence je les ai laissé évoquer le bon vieux temps et je suis allée m’autocombustionner l’œsophage dans le lit. TOUTE LA NUIT.

Le dimanche, il fallait goûter la spécialité locale: le Yorkshire pudding. C’est un genre de pâte à crêpe salée, qu’on fait cuire au four  – ça monte et ça fait comme un gros soufflé avec un puits au milieu, comme un vol-au-vent, et comme ça on peut garnir de gravy (du jus de viande) avant de manger. En temps normal, c’est mon truc préféré du Sunday Roast. Mais c’était sans compter la Fée Yorkshire de la Gastronomie et la teneur en gras du bouzin.

Dans le train du retour, Skips, il était pas content, non non non. Je le sentais bien, il a eu un hoquet violent et persistant pendant tout le trajet. Mais il a été cool, il a attendu que je passe la porte de la maison pour me signifier son mécontentement. En filant un grand coup de latte à mon estomac sans préviendre, que j’ai même pas eu le temps de me rendre dans la pièce adéquate ni même à l’abri du regard médusé de Dawling : J’ai rendu   mon Yorkshire pudding MIT gravy avec une portée de tir de 3 mètres, que j’en avais jusque dans les sourcils et que je me noyais de l’intérieur du nez.

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Alors j’espère que c’est la nourriture du Nord de l’Angleterre qui l’a chiffonné (qui ne le serait pas hein), et que les spaghettis de Venise, ça passera mieux.

J’ai fait des recherches archéologiques sur Internet et vu que il fallait que je me mette en quête de Mopral, mais quand j’ai parlé du Mopral local (Losec ça s’appelle ici) au GP, on m’a regardé comme si je demandais une bonne pipe d’héroïne – il me reste le Gaviscon et le sirop de menthe, ouééé.

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