drenka the rippeuse

Je pense que vivre au pays du Britton en folie, c’est dangereux pour ma santé mentale de cerveau.

Au début, je trouvais qu’à part Dawling qui n’a jamais faim et qui pèse 2,5 pounds tout mouillé avec des chaussures de ski, tout le monde est bien dodu du gras de dos et du flafla du derrière des bras, dans ce pays. Ensuite, je me suis dit c’était bien normal, avec tout ces Krispy Kreme au mature cheddar fourrés à la Guinness qui se promènent partout dans la rue. Et enfin, après un mois d’août à Londres, j’ai compris que sans cette double couche de lard protectrice autour de tes bourrelets, ben tu risques fort de mourir de froid.

On a pas revu le soleil depuis 1974 (un mardi)*.

Donc c’est bien, c’est l’inverse de Marseille, tu peux passer ta VIE à te plaindre et PERSONNE a rien le droit de dire.
– Mamaaaaaaaaan, je suis deprimééééééééée.
– C’est à cause de ton travail?
– Noooooooon, j’adore mon travail, là j’ai eu un nouveau bateau, et on parle de repeindre la coque en orange.
– Ah. Mais alors, c’est pas Dawling quand même?
– Noooooooon, hier encore il m’a amené des Gü brownies au lit, il a cuisiné un risotto aux Saint Jacques, et après il a fait des altères à demi nu dans son slip mauve, c’était beau.
– C’est à cause de ton appart qui te plait pas?
– Non, il est super bien, en plus en ce moment, y a des ouvriers du bâtiment coca light qui se promènent dedans et qui me demande si ça va, love?
– Mais c’est à cause des impôts alors, t’as des problèmes d’argent?
– Non, Dawling a payé mes derniers impôts DE MA VIE et j’utilise que sa carte bleue. Là, elle marche toujours pour l’instant. Pourtant y a pas longtemps, je suis allée au Conran Shop.
– BON, mais QUOI alors?
– Mais Y FAIT FROID J’AI DES COLLANTS EN LAINE.
– Haaaaan JE T’ENVOIE UNE BOITE DE PROZAC.

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Et moi, je te ferais dire que j’ai le droit d’avoir encore PLUS froid parce que mon bureau a été construit, non pas sur un vieux cimetière indien, mais à la place des petites chambrettes où dormaient la nuit les filles de joies à la fin du 19ème, y compris, Mary Jane Kelly, celle qui s’est fait découper l’intégralité de la couenne par Jack le très très messant. A MEME MON BUREAU. Ben si, ça jette un froid, tu regardes plus ton ordi de la même facon hein.

Jack

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Même que des fois, Jack y me hante. Je crois qu’ il a une très très mauvaise influence sur moi.

Il faut que je vous dise un truc.
J’ai failli presque tuer quelqu’un. Mon innocente sœur m’en est témoin.

Pourtant la journée avait bien commencé.
On avait pris le tube jusqu’à South Kensinghton, c’est un peu comme le XVIème de Londres, si vous voulez, mais sans les serres-têtes bleu marine.
On était passées au Conran Shop, c’est un peu comme un ikea, si vous voulez, mais seulement pour les femmes de footballeur, car même pour acheter un paquet de bonbons, il faut faire un emprunt sur 15 ans.
Puis à Itsu, c’est un peu comme Iguma, si vous voulez, sauf que les Gyozas viennent tousseuls jusqu’à vous dans leur petite assiette qui roule.
Puis au Food Hall de Harrods. C’est un peu comme le rayon manger de la Grande Épicerie de Paris, si vous voulez, mais sauf que y a 8.000 mètres carrés de bouffe que vous vendriez votre mère pour manger (non PAS MA MÈRE vous êtes fous, ELLE DOIT M’ENVOYER DU PROZAC).
On s’était arrêtées au Kripy Kreme corner, histoire de bien équiper ma sœur contre le froid. C’est un peu comme euh… Bon, vous me fatiguez à rien connaitre hein.

Là, on sort, on traverse Green Park, et on arrive à Saint James Park.
Il faisait pas si froid, il pleuvait que 12 gouttes au yard cube, de sorte que les Anglais se promenaient les miches à l’air, une bière et leur maillot de Chelsea à la main pour les garçons, portant des sous-vêtement Top Shop BIEN TROP PETITS pour les filles (Si, quand les pwals et les mamelons se carapatent par les cotés, c’est un signe scientifique que c’est TROP petit).

Quand soudain, je l’aperçois.
Ma Victime.

Un genre d’oie, un énorme truc blanc qui marche comme s’il avait oublié d’enlever ses palmes.
Un de la race de celui qu’avait boulotté un bout de la fesse à ma mère quand elle était petite fille.
J’ai. JAMAIS. OUBLIÉ.

J’essaie de contenir ma haine.
MAIS C’EST TROP DUR.
J’ai un Krispy Kreme à la main, les pires, les plus denses, ceux qui sont du beurre au chocolat cuit saupoudré de glaçage sucré au chocolat au sucre.  Si vous en mangez plus d’une bouchée,, votre foie est instantanément bon pour être tartiné sur une tranche de pain brioché, avec un bon chutney de figues et de mangues.

LUI, là:

krispy
L’arme du crime, l’arme du KREME même HAHA.

Le truc ouvre un large bec, sans doute pour me gratifier d’un genre de couac dissonant dont il a le secret, mais IL A PAS LE TEMPS, rapport que je lui ai déjà enfilé la moitié du donught dans le gosier.
C’est le Krispy Crime parfait, avoue (ouais je l’aime bien comme blague)(non?).
Je pourrais dire à la police que juste, dans un élan de générosité, je voulais filer mon goûter au gentil gallinacé qu’avait l’air malheureux comme ça tout seul sans goûter.

Bon, mais là j’ai pris peur.
Parce que cette andouille de cigogne miniature et goulue a voulu tout gober d’un coup, et  je sais pas s’il a avalé de travers ou quoi, mais en tout cas, il avait une grosse pomme d’Adam que j’aurais juré qu’avant il en avait pas, et il gigotait dans tous les sens genre, Aarghh, je tousse, je vais mouriiiiiiiir.
Pendant au moins 2mn.
Toute sa vie a défilé devant mes yeux.
Ça bouillonnait dans ma tête genre MAIS NON mais qu’est-ce que j’ai fait, j’ai TUÉ quelqu’un NON MAIS ÇA VA ME COUTER UNE TONNE EN PSY, si ça se trouve je pourrais PUS JAMAIS manger du canard laqué.

Ben en fait, excusez-moi de vous dire mais cet enfoiré de piaf, en plus d’être un cruel becqueteur de tendres fesses d’enfants, c’est LA Drama Queen de l’année.
La moitié de Kripsy Kreme était pas plus tot passée qu’il est venu arracher de mes mains figées de stupeur l’autre moitié, pour s’étouffer à nouveau en me regardant d’un air accusateur.

TALAUD.

Comment je vais manger ta mère à Noël, moi.

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Ce qui est bon dans le rugby, c’est la Guinness

Après la mode du questionnaire, du concours, du racontage de vacances, il est à présent indispensable de parler des règles du rugby.

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J’ai une remarque liminaire : Dis donc les gens, qu’est-ce qui s’est passé ? Ça t’avait énervé que j’aie compris le hors-jeu après 22 ans d’études, y compris le regardage non sans douleur de matchs incluant Christophe Dugarry (dis Mèmèche) VOIRE Franck Ribéry (dit Noeunoeuil)? Tu trouvais que ça suffisait, pas ? Exprès pour m’embrouiller PAF, si c’est comme ça on joue plus, on joue à un autre jeu?  Qu’est-ce t’envisages pour la suite, m’initier à une autre noble institution grâce à l’organisation en France de la Coupe du Monde de Water-polo? Mais passons, je joue le jeu, tu me connais pas, j’ai même lu Houellebecq pour m’intégrer socialement, alors si tu crois que tu me fais peur MEME PAS MAL. HAHAHAHA.

 

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Bon, le foot ça allait encore, mais alors le rugby, au début quand tu lis les règles t’as un peu l’impression de réviser ton cours de macro-économie politique appliquée et de stabilisation structurelle, controverse du Banking-currency, avec des vrais morceaux de mots créés pour l’occasion qui ont l’air d’être en Anglais pour faire plus sérieux dedans.

D’autant plus humiliant vu qu’a priori, ton Dawling qui a toujours pas compris les règles de la machine à laver se résumant à « Touche à mon pull en cachemire et je te pète les dents avec le baril de lessive de 5kg », il a tout bien compris les règles du rugby. Presque aussi humiliant d’avoir mis 22 ans d’étude alors que même Mèmèche et Noeunoeuil, ils savent ce que c’est un hors-jeu.

Et là, la puce se profile au sein de l’intérieur de mon oreille.

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Tu te rappelles quand tu étais contraint d’apprendre à ton frère à jouer aux jeux de sociétés pendant des heures rapport que tes parents, le mercredi aprèm, ils avaient sieste-crapu? Tu te rappelles que par exemple, aux mille bornes, ton frère, il avait PAS LE DROIT de rejouer 2 fois d’affilée quand t’étais coincé par un accident, fallait qu’il t’attende ? Et qu’au Monopoly, il avait PAS LE DROIT de construire plus d’une maison tant que t’avais pas construit de maison du tout, à cause de Mitterrand qui voulait que tout le monde soit égaux, même les pauvres ? Oh et aux cartes, il avait PAS LE DROIT de jouer la même couleur 2 fois d’affilée, tant que t’avais pas gagné aussi une fois avec cette couleur ? Par contre au scrabble quand t’avais 50 points de moins, t’avais le droit de changer toutes tes lettres et de reposer toutes les lettres qui valent plus de 4 si tu voulais, sinon c’est de l’antijeu ?? (Tout de même, quelle belle jeunesse, pleine d’aventure et d’imprévu nous vivions alors).

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Bon au rugby, c’est pareil. C’est les Anglais qui nous ont tout appris les règles au fur et à mesure de la partie, et me dis pas que je t’apprends aujourd’hui qu’ils sont fourbes, tout le monde se tue à te le dire depuis les cours d’histoire du CP.

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Alors à un moment, on avait pris un peu d’avance. Et là les Anglais ils ont dit, NON STOP, dans notre jeu de nous qu’on a inventé, en fait, tu avances mais que à l’envers, sinon ça compte même pas. On aurait pu se méfier, mais sauf que ces gens-là font tout à l’envers, ils en sont même à manger le fromage APRES le gâteau au chocolat, et ce, sur des crackers apéritifs. Il faut s’attendre à tout avec eux.

Après ça, les Anglais, ils voulaient plus rendre le ballon. Me demande pas si leur mère elle leur avait interdit de le prêter à des inconnus, mais ils ont dit, non, mais, on a le droit de faire la ronde tous ensembles en se disant des secrets,  et vous ATTENDEZ qu’on ait fini, c’est la règle, on dirait que ça s’appellerait une mêlée.

Après, comme les Français, ils avaient finalement réussi arriver au bout du terrain , les Anglais ils ont dit, oh là là mes pauvres, si tu crois que vous avez gagné hein, faut encore que t’arrives à transformer ton essai en tirant, et t’auras pit-être 2 points.

Par contre, vous à un moment, y a eu un orteil gauche qu’a dépassé de plus de 22 inchs sur la droite, donc PAF, t’as une pénalité et on s’accorde 3 points.

Note au passage que les Anglais en ont profité pour inventer les inchs pour nous déstabiliser: au début ils avaient  dit qu’il fallait arriver à 22 de distance, et quand on y est arrivé, ils ont dit que non mais en fait, c’est perdu parce que nous on compte différemment, on compte en floz d’inchs de pieds.

Après, les Anglais, ils étaient hors-jeu, mais ils ont dit non, mais en fait, la ligne de hors-jeu au rugby elle est un peu penchée vers la gauche tu vois, PAF on est pas-du-tout-du-tout hors-jeu.

Donc bon, arrêtez un peu de faire l’enfant, y a bien un moment qu’on se doute qu’y a un truc, ça peut pas être autant n’importe quoi ce jeu, c’est pas possible.

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Viens, on joue au Water-polo plutôt.

Les verrines de sushis

Des fois, quand t’as la classe, comme moi ou comme Charlotte Gainsbourg au hasard par exemple, tu te DOIS de manger des sushis. Oué je sais, c’est pas facile facile. Mais attends, y a pire. Quand tu atteints le summum du paroxysme de l’intemporel de la classe, tu te DOIS, au moins une fois, de FAIRE des sushis par toi-même personnellement de tes blanches mains (ou des blanches mains de ta sœur, et après tu la fais taire) (tais-toi ma sœur). Je te jure, c’est comme ça, ils l’ont dit dans le Monde Diplomatique (ou Jeune et Jolie, je sais pu).

Même que moi, JE L’AI FAIT.

Mais ATTATION.

Pour pas perdre le crédit bon point de classe internationale que tu viens de gagner, faut pas tomber dans les pièges fourbes et cruels (le sushi est fourbe et cruel).

  • Le maki, c’est un peu gros pour ta pitite bouche, je sais. MAIS malheureux, tu vois bien que tu es équipé uniquement de tes baguettes. Et tu vois bien que nulle part sur les baguettes, y a une lame qui coupe. Au début, j’ai cru que c’était encore un coup des chinois du FBI. En fait non. C’est exprès. Je te le donne l’an mille : le maki, il est enroulé. Si tu le coupes, il fait genre qu’il reste enroulé 3 secondes, le temps que, tout tremblant, tu l’attrappes, que tu le sortes de ton assiette, et tu le promènes en équilibre instable jusqu’à ta coupelle de sauce, et là, il attend que tu sois bien au dessus en position stabilisage, et FLOUUUUUUT, il se déroule d’un coup pour s’échapper, et FLOOOOOOOUCH, il te fait le tsunami de sauce soja sur ta goule. Donc bon voilà, tu fermes les yeux, tu ouvres grand, pis mets TUT le maki d’un coup dedans. Au pire qu’est-ce qu’il peut t’arriver hein ? Vomir. Bon, tu vois, c’est pas grave.
  • Quand tu manges du sushi, tu peux pas t’essuyer la bave avec du sopalin hein. Tu es O-BLI-GE de sortir les serviettes à Mamie, beiges en lin, assorties avec les baguettes et le flétan. Du coup, évite de mettre ton nouveau patalon en lin de la même couleur parce que comme il est sous la table, tu vas pas savoir si t’essuies tes mains sur ton patalon ou sur ta serviette. Du coup, à la fin du repas, t’as un patalon en lin mais aussi en sushi et en sauce soja.
  • C’est bon t’as tout découpé et tout et t’es à table ? Bon. J’ai oublié de te dire un truc tout au début en fait (Oui j’aurais pu faire un copier coller et mettre  au tout début mais je crois que les sushis sont hyper contagieux dans la fourberie et la cruelitude) JAMAIS, JAMAIS, ne fais des sushis pour un premier rendez-vous. Déjà comment tu vas faire pour conclure avec le patalon en sushi, et recouvert de sauce soja hein ? Pis alors déjà aller au restaurant japonais avec ton amoureux c’était pas malin, t’avais une odeur de vieille crevette morte par match de tennis après, y compris de le dedans de la bouche. Mais quand tu le découpes toi-même, t’as cette pitite maligne d’odeur de poisson, pour se venger, elle craverse ta peau de tes doigts, et elle s’installe là pour une pitite semaine de vacances tranquillou, pis elle se colle sur TOUT ce que t’approches dans un rayon de 2 pieds. Tel que tu me vois, mon pyjama est contaminé, mon lit, ma tasse à café, mon savon, mes cheveux, mon shampooings, ma brosse à dent, ma mère, mes fringues y compris ma culotte, mon téléphone, ma clé de voiture, mon frère, les bananes, le frigo, mon volant, mon sac à main, mon porte monnaie, mon clavier d’ordi, ma souris, et ma tasse à café du bureau. Ah et je viens de me gratter le lobe d’oreille gauche aussi tiens. Brèfle, je suis une grande tranche de saumon qui se promène, ET je suis contagieuse. Et excuse-moi de te dire mais une odeur de saumon qui te colle à la culotte, ça peut être mal interprété à un premier rendez-vous. En même temps, si t’as le temps de lui attraper les mains, ça va t’es sauvé, paf il sera obligé de se taper soit toi, soit quelqu’un d’autre de la confrérie des saumons & consorts.
  • Ah et pis JAMAIS, tu racontes ta recette de sushis sur Internet. On connait des bloggeurs CRé CRé influents qui ont donné des recettes de sushi sur Internet eh ben, PAF. A tout jamais de pour toujours, ils ont plus été connus que comme le type qu’a donné la recette des sushis. Enfin, heureusement, c’est quand même trop moins pire que d’être connu pour la recette de la verrine de saumon.

Le Chwal, cet animal fascinant

Non mais c’est gentil,  les gens, mais moi si vous croivez que j’ai le temps de faire des questionnaires sur mes 5 trucs les plus pires qui collent la honte, je peux pas:  j’ai un sujet d’actualité de première fraîcheur qu’il faut que j’exorcise avant d’être marquée à vie dans le subconscient de mon surmoi profond.

Bon remarque, j’aurais pu dire que je rêve de tuer des oiseaux à dents nues, parce qu’avant dans ma vie d’avant, j’étais un lion féroce, et qu’en plus les oiseaux, ça m’énerve. Mais 1. Nicolas Hulot va encore dire que c’est pas citoyen sur le plan écologique, et 2. vais me faire péter les dents par Papa Ours mètenant que je suis plus un lion et que je fais beaucoup moins peur, ah vraiment, c’est pas joli joli de s’attaquer aux gens pile quand ils sont plus des lions, tu faisais moins ta belle avant.

Mais reviendons à nos poneys. Car oui, le sujet qui m’occupe au jour de ce jour est bien le Poney, Chwal & consorts. Les Poneys sont fourbes et cruels, comme les asiatiques fourbes et cruel. Mais moi, j’avais pas le choix (dans la date). Dans ma famille, il FALLAIT faire du chwal, même que dans ma famille, quand tu partais en courant, il fallait se taper sur les fesses en rythme, pour que ça fasse bien cataclop cataclop, et que ta dignité de chwal sauvage (Joooooooohny, tu cours après ton destin comme un) elle éclate au grand jour des confins du grand Nord.

Bon, en plus rapport au questionnaire, je peux rien dire de pire, parce que si jamais, Beigbéder apprend que par exemple, ma maman m’amenais un bibi de chocolat dans mon lit jusqu’à l’âge de quand je suis rentrée en seconde et que j’ai commencé à mettre des strings, il va penser que je ne suis pas assez enduite de maturosité pour publier chez Grasset (Pense STRING, Chouchou, dès la SECONDE, si c’est pas de la muritûde précoce ça).

Bref. Dans le domaine du Poney, j’ai TOUT fait, donc. La ballade en pinède, au troisième pin on part au galop, ah j’ai oublié de vous dire de vous baisser sous la branche, les balades en plage, non attention pas par les sables mouvants là, et Aktarus tu double pas Sankoukaï, le manège, à mon signal, faisez une demi-volte renversée en ligne de quart, les acrobaties de guignols de cirque, hop, à mon signal, on tout le monde en poirier sur la croupe, la jambe droite en quinconce et le petit doigt gauche en équerre, et pensez à curer le nez du chwal et à lui faire un chignon de poil de queue avant de partir, c’est spychologique, sinon il sera pas à l’aise. (C’est-à-dire oui, une fois qu’il t’a niqué le moignon à coup de sabot, tu lui pètes un peu moins les coucounes. C’est spychologique).

Pis attends, la dernière fois que j’ai eu un questionnaire, tout le monde il s’en souciait comme de sa chaussette espagnole, et là tu vois, je suis sûre que ce sera pareil. Tout le monde continuera gaiement à regarder les chiffres et les lettres tranquillement au lieu de mettre des commentaires. A moins que je raconte des trucs bien gores de ma vie sexuelle naissante, par exemple quand je me suis coincé les poils de foufoune dans l’épilateur à cause de mon père qui a fait irruption dans la salle de bain sans prévenir et que devine quoi, ce facsimilé d’imposture de silképil A PAS DE MARCHE ARRIERE.

Mais je m’égare (du Nord) (non pas de Lyon) (Lyon c’est des chèvres au foot en plus). Parce que le Poney ne vient jamais seul. Il est livré avec tous ses accessoires de mode. En bas, tu es généralement affublée d’un élégant pantalon de jogging jaune à rayures vertes de ton arrière grand oncle, parce qu’il faut pas se salir ses beaux habits. Et en haut, comme de juste, la bombe, qui a appartenu jadis à un pouilleux à tête d’ampoule, histoire que déjà qu’il faut mettre ton menton dans le genre de préservatif noir à menton rempli des points noirs du gens qui l’a mis avant, en plus, ça te tombe sur la frange (oui, déjà en 87, j’étais funky, je portais une frange) de sorte que tu y vois aussi bien que dans le krou des fesses d’un guerrier maasaï (et je sais de quoi je parle).

Oui et pis en plus, dans le questionnaire, tout le monde a déjà raconté pleins d’histoire à base de breuvages alcoolisés. Du coup, ça serait nul de raconter encore une histoire de bacchanale d’orgie, comme la fois où dans le parking en sortant de l’Alcazar, j’ai vomi toute ma Caïpirovska sur la main de Chevalier et/ou Laspalès pendant qu’ils essayaient de me porter jusqu’à ma voiture. C’est-à-dire, je bouchais l’escalier en essayant d’y mourir tranquillement, en ayant préalablement enlevé mon soutien-gorge que j’utilisais présentement comme masque de sommeil, parce qu’après la Caïpirosvka, le soutif, il te serre un peu, et les lumières de parking, elles sont violentes tout de même.

Par contre dans le domaine du poney, ce qu’il faut dire aussi, c’est que la bête, elle était pas sotte. Parce que par exemple, je l’ai toujours vue se tenir kro bieng, et que je t’exécute une croupade, et que je te piaffe, et hop un pas espagnol, et que je te fais le moon walk en musique dès lors qu’elle était montée par au hasard tiens, mon cousin qui fait 4 mètres par 3. Mais MOI, ma pauvre, qui ai joué à Mon Petit Poney®, même que je faisais la reine Gwendoline avec les paillettes sur les fesses, jusqu’à l’âge de quand je suis rentrée en seconde (oui cette année-là fut décisive), et qui étais douce comme un piti nagneau, TOUT DE SUITE, j’étais repérée, malheureuse. Et là, chaque de seconde de survie c’est déjà ça de gagné, et chaque branche basse tu perds 2 dents, et chaque buisson d’ortie/flaque de boue/fil barbelé, il est pour TOI, et oh trop dommage, j’ai marché sur ton pied nu avec élan, mais c’est pas grave, on t’amputera que de deux orteils.

Je dis stoooooop. Arrêtez de torturer vos enfants à coup de haridelles équestres, regardez le résultat sur moi, mènant j’ai envie de torturer des oiseaux gratuitement, c’est malin, le poney a fait de moi un monstre (et m’a filé des points noirs de menton).

Nan mais en plus c’est bigrement dur de trouver des trucs. Je peux quand même pas dire que j’ai un troisième sein, là dans le pli sous le gauche, qui a pas poussé, mais quand même, quand j’ai froid, il se dresse. Même que ma cousine Anaïs, elle en a 4. PAF.

Dilemme Cornélien

Le téléphone a fini par sonner. Je suis l’heureuse propriétaire d’un rencard avec Bond, Sean Bond, qui vient, chevauchant son fier destrier en tissu synthétique (aka le fauteuil de l’Eurostar) me rendre visite dans La Belle France.

Bond, Sean futur Dawling Bond ne le sait pas encore mais il est possiblement mon futur complice en ce qui concerne mon plan machiavélique de repeuplement de la planète par l’acquisition de 8 enfants *ou 9 hein, chu flexibeul* et de 18 chats.

Et là, vous pouvez saisir l’ampleur de la taille de comment c’est grave ma responsabilité que j’ai, dans le choix des accessoires à utiliser pour quand il arrive, un MARDI (comme de par hasard). .

 

Mardi, j’ai donc prévu de marcher de nuit dans Paris illuminé la main sur ma hanche et ma tête sur son épaule confortable (par contre, il porte pas de slip kangourou hein), liés par la complicité enfantine qui habite nos yeux d’amoureux (et éventuellement par un filet de morve si le rhume qui m’étreint me lâche pas la grappe sa mère). 

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Et là, c’est le drame.

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Bridget Jones nous a aidées sur le choix crucial de la culotte, mais elle oublié de se prononcer sur le choix des chaussures. Or pour marcher, après inspection de mon placard, je pourrais mettre :

  • Les Bottes à talon haut pointues noires en croco : Ah là rien que d’y penser, ça m’émeut un peu, ces bottes portent en elles l’essence de la beauté pure de cette fin de siècle. Mais uniquement quand je ne bouge pas. De préférence assise, les jambes croisées, sur un haut tabouret de bar, une caipiroska à la main. En marche, ça me rappelle un peu mes tentatives de séduction sur moniteur de ski bronzé, au secours mais comment font les gens pour conclure avec des chaussures de ski, je te demande un peu, déjà que quand le moniteur t’a vu faire du chasse-neige toute la journée, tu pars avec ta croix. Outre cette démarche chaloupée que les bottes induisent à mes jambes graciles, en général à la fin de la journée, je suis à deux doigts de me ronger le moignon d’orteil pour mettre fin à mes souffrances.
  • Les converses marron cuvée 92, avec un piti trou sur le côté droit (oh c’est comme le dormeur de Rimbaud tiens). Là, rien que d’y penser, les larmes me montent, aaaaaaah le doux bonheur de glisser ses petons dans l’écrin moelleux de ces chaussures douillettes et chaudes. Avec les converses, je pourrais suivre Bond, Sean Dawling Bond au bout du monde, voire au bout de Paris, longer la Seine, du Musée du Quai Branly avec son jardin vertical, jusqu’au petit port de Bastille, traverser le Pont Alexandre III, revenir par le Pont des Arts et s’y embrasser tendrement en écoutant l’eau passer, jouer à chat perché sur les colonnes de Buren, courir dans le jardin des Tuileries, gravir toutes les marches de Notre Dame… Oui, mais bon, elles vont quand même moyen avec mon manteau en poils. Même pas en rêve je rentre au Costes avec. De plus, Léa les a interdites par directive n°Y587XZ’, pour non-conformité et violation manifeste des principes généraux de la mode.
  • Les ballerines en strass, achetées chez Harrod’s, même qu’il paraît que Sarah Jessica Parker a les mêmes mais trop en moins belles. Rien que d’y penser, mon cœur s’emballe, mon rêve enfin réalisé, des chaussures d’une beauté fatale et d’une sophistication rare, qui semblent dire « je suis à la pointe de la mode et j’ai même pas fait exprès », ou bien « je suis douce et féminine, et en même temps, audacieuse et Rock and Roll ». Mais. Il y a un mais. Ces chaussures se portent sans chaussettes, ou avec de sournois mi-bas en nylon. Elles sont faites de caoutchouc non aéré, tu vois venir le problème ? C’est à dire qu’au moment où tu les enlèves, d’abord tu te dis, (comme pour le haggis), tiens, j’ai dû marcher dans un caca de chien, et pis après réflexion, tu te dis, ‘tin, ce que j’aurais aimé marcher dans un caca de chien, ça aurait couvert cette odeur putride (comme pour haggis).

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La vie est une enclume. Sans parler qu’il faut encore que je choisisse le sac assorti.

Et non, a n g e l, c’est hors de question que je mette des tongs, j’ai le gros orteil, on dirait du pied de porc.

Jungle Urbaine

Septembre au rattrapage

Bon, je vous félicite pas bande de feignasses, comment vous avez rien fichu cet été sur le plan de la blogation, c’est scandaleux, j’ai eu des plainte de la police des blogs même. Oui oh et c’est pas la peine de pleurnicher à votre chômage, votre découvert, votre amoureux qui s’est barré en Papouasie Nouvelle-Guinée, votre cancer de la prostate et le décès prématuré de votre pot de Nutella; tiens moi aussi j’en ai des soucis et pourtant vous avez vu comment je suis trop sérieuse de la blogaison ? bon.

D’ailleurs, pour relever votre lamentable niveau, j’ai pris des notes cet été.

 

Vendredi 7 juillet

Lieu : Sud de la France, chez les parents, parents stupidement partis en me confiant la pérennité de la maison et la vertu de ma sœur.

Ai dû goûter 23 fois la caipiroska pour être sûre qu’elle était assez sucrée, vodkaisée, citronnée, glaçonnée, sucrée, citronnée, vodkaisée, citronnée, sucrée…Ai fini à 3 heures du matin, en train de regarder Braveheart dans la moiteur de la nuit d’été et les bras d’un éphèbe qui aurait pu être mon petit-fils. Heureusement, il s’en est pas aperçu, absorbé qu’il était par le bruit de ses ronflements. Ma sœur a disparu vers le moment ou le type s’enlève une flèche de la poitrine, même pas mal même pas peur des Anglais.

 

Dimanche 9 juillet

Lieu : Schaffhausen, Suisse, du côté où je ne comprends rien, mais où on vend des saucisses à l’entracte du cinéma, alors ça va.

Babysittage d’un nouveau-né affamé et énervé à la suite du carton rouge de Zizou. Ai dû chanter la Marseillaise toute la nuit en marchant en rythme. Ai éliminé tous les témoins visuels, y compris l’araignée, là.

 

Mardi 11 juillet

Lieu : Train de nuit Zurich  – Paris Est, 2ème classe, Si vous répétez à quiconque que je suis pauvre je vous élimine aussi.

Partagé mon wagon-couchette avec 5 japonaises. La Japonaise est trop gracieuse et raffinée. Elle sait se mettre en pyjama sous la couverture sans bruit et sans la faire bouger. De même que rester toute la nuit dans la même position. Elle se réveille pécab, le brushing aligné, la peau et l’haleine fraîche comme dans les séries américaines. Très humiliant dans ces conditions de se réveiller les cheveux tartinés dans le gras de pores du nez, maquillée comme un raton laveur aquatique, et d’apercevoir sa culotte moche qui gratte accrochée au deuxième barreau de l’échelle.

 

Vendredi 14 juillet

Lieu : Enghien les bains, la ville la plus classe de tout le 95-sud, tanière du Chéri.

Le spécimen viril a rédigé un contrat en se gratouillant les poils de coucouilles en téléphonant à Los Angeles en mangeant des esquimaux au citron trempés dans de la vodka en lisant l’équipe en dragouillant la poupée russe sur le tchat de yahoo.

Du coup, ai dû regarder le défilé du 14 juillet, puis « Le jour d’après ». Me suis grave tartie, sauf aux moments où j’ai pleuré, quand les loups meurent (c’est triste), et quand les chars Leclerc passent (les pavés des champs vont être tout enfoncés et que je risque de niquer le talon de mes bottes).

 

Dimanche 16 juillet

Lieu : En bas de chez mes parents, derrière la poubelle à droite.

Ai embrassé mon amoureux de CE2 sur la bouche. Suis partie me coucher en rêvant aux prénoms de nos 4 enfants et à notre maison de campagne dans le Lubéron. Ai plus jamais eu de nouvelles. Vais assigner en justice les scénaristes de Dawson Creek pour niaiserie patentée matinée d’atteinte à ma dignité humaine ayant entraîné des dommages psychiques avec séquelles corporelles (me suis tout gratté mes croûtes).

 

Mercredi 19 juillet

Lieu : Conseil des Prud’hommes de Paris.

Ai fait ma belle dans les couloirs en robe toute l’après-midi. Bu 54 cafés et mangé 4 sandwichs de distributeur option un peu de poulet dans gras de mayo. Finalement, les conseillers ont dit qu’il fallait revenir en février parce qu’ils se tâtent encore. La justice est un facteur de risque majeur de maladies cardio-vasculaires.

 

Samedi 22 juillet

Lieu : Le Budha Bar (non mais surtout, dites rien à mon banquier hein).

Ma femme est à Paris avec ses copines anglaises. Elles ont dit le mot «Delicious» 23 fois, le mot «Amazing» 34 fois, et le mot «Cuûûûûûûte» 65437 fois. En France on mange trop bien dans des décors trop beaux avec des mecs trop mignons.

Trop dommage, j’ai pris des sushis.

 

Samedi 29 juillet

Lieu : terrasse du barbecue, chez mes parents

Mon père aura 28 ans dans 3 jours. Pour fêter ça, un petit malin a ressorti les cassettes de quand j’avais 10 ans et que je faisais des spectacles de danse classique avec un tutu bleu et une cape. Ai éliminé tous les témoins visuels dont moi-même par overdose de pizzas mozzarella (24 parts).

 

Mardi 1er août

Lieu : Salon-salle-à-manger-bureau-canapé à Enghien

Fête nationale suisse. Pour fêter ça, ai téléchargé puis regardé 24 épisodes de Desperate Housewives saison 2, puis 24 épisodes de 24h, saison 5. Sait enfin qui est cette Brie (de meaux) machin dont tout le monde me parlait tout le temps là. Suis trop parée pour cancaner avec les collègues devant la machine à café. Trop dommage, ai pas de boulot, donc pas de machine à café.

 

Samedi 5 août

Lieu : La Yaris du Chéri

Ai fait : Enghien – Conflans – Conflans – Porte Mayot – Porte Mayot – Darty place des Ternes – Arrêtage pour cause de pas eu le temps de mettre la ceinture à cause de la pression au démarrage -Négociation avec flic mit larmes circonstanciées, comme quoi ils vont rater ma vie et tout – Place des Ternes – Rond-Point des Champs Elysées pour déposer Chéri au métro– Rond-point des Champs Elysées – Chez moi – descente de voiture -Gare Saint-Lazare – Gare de Lyon.

En 1 heure 15.

Ai pleuré ma mère en arrivant dans le TGV. Penser à arrêter les clopes et la mayo et à me racheter un poumon droit.

 

Mardi 8 août

Lieu : Un stade de foot, à Nice, à 26534 km du parking de l’aéroport où j’avais garé la voiture pour la modique somme de 30 euros

Mick Jaegger m’a donné rencart à moi-même personnellement pour me pousser la chansonnette en cueillant des brins d’herbes. L’affaire s’est ébruitée et me suis retrouvée au milieu d’une foule imbécile de 83974 milliards de gens. Heureusement, Mick, tel le Mc Gyver en rut, a déplacé la scène vers moi pour que je puisse mieux le voir, m’a envoyé un coup de langue chaud comme une baraque à frites, et a mis le feu à la scène en me disant «Just call me Lucifer ». Me demande s’il aimera les prénoms que j’avais choisis pour les enfants de mon amoureux de CE2.

 

Vendredi 11 août

Lieu : Bilbao, musée Guggenheim

En l’an de grâce vers y a 70 ans (un mardi ?), la Grand-mère de Franck O. Gehry rentre du marché avec des poissons vivants dans les bras, et les met dans la baignoire pour pas qu’ils s’ennuient avant de se faire paner la gueule. Le petit Franck les observe d’un œil chafouin et décide qu’il fera des maisons en forme d’écailles de poisson. Comme il est très joueur, il construit le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles, le Team Disney Building d’Anaheim et le Disney Village d’Eurodisney. Le Guggenheim, ça ressemble à ça:

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Ça donne un peu le vertige tellement ça tue. Nous les gens qui aimons Disney, please allow me to introduce ourselves, we’re men of wealth and taste.

 

Dimanche 13 août

Lieu: Une maison d’hôte du Gers

Ca y est, c’est l’hiver, on mange une omelette aux pommes de terre à la graisse d’oie devant un feu de cheminée.

 

Lundi 14 août

Lieu : Sur la balance de la salle de bain.

Ma sœur enlève son slip et monte en tremblant sur l’infernale machine. Et là c’est le drame. La sentence tombe de la bouche de Vivienn comme le couperet froid et meurtrier de la guillotine. A pu, Lindt, a pu Nutella, a pu pizza mozzarella. A même pu, brugnons et spécial K. Un demi-concombre par jour, sans sauce pendant une semaine. PAF.

 

Vendredi 18 août

Lieu : Bureau de mon père.

Viens de passer 2 nuits blanches à rédiger mon dossier de plaidoiries (comment ça fallait s’y prendre avant? Bouffez un demi concombre par jour et pis vous m’en reparlez après, ok ?) quand la contradictrice m’annonce qu’elle est à l’hôpital pour mettre bas et que la plaidoirie sera renvoyée. Les gens ne respectent plus rien. Suis cernée par les poules pondeuses en plus.

 

Lundi 21 août

Lieu : Cuisine familiale.

Ma sœur arrive à faire rentrer l’intégralité de tout son gras dans un jean taille 26. Nutella is back.

 

Jeudi 24 août

Lieu: Devant l’ordi, l’œil vide (le gauche).

a n g e l a annoncé qu’elle était peut-être paraplégique (oui bon ça va moi aussi j’ai des problèmes hein) et surtout, surtout, que sa connexion Internet était coupée. Ai fait une tentative de suicide à l’overdose de Quality Street.

 

Lundi 4 septembre

Lieu : Engain aghien

Frédéric Beigbéder a une barbe. Du coup, ai commandé sur amazon les 3549 livres qu’il a conseillés. Vais finalement l’épouser au lieu de l’éphèbe de 2 ans et demi, de mon amoureux de CE2 et de Mick Jaegger. Doit juste éliminer Laura Smet avant. Trop facile.

 

Jeudi 7 septembre

Lieu : Eurostar.

Ai avancé ma montre. Avais 29 ans ce jour (AARGH). Mais en Angleterre, avais une heure de moins.

 

Samedi 9 septembre

Lieu : Tottenham Court Road, London

Décidons avec ma chérie de relooker la maison de son mec pour lutter contre notre dépression (ouais ben hein on a des soucis hein, en plus le mois de septembre, c’est comme un lundi géant un peu). Flashons sur un lustre à pampilles noir sado-maso, un fauteuil Louis XV argenté recouvert de vinyle noir (et voulons lui ajouter des piercing), et son homologue doré recouvert de poils de zèbre. La dépression est plus grave que ce qu’on pensait.

 

Lundi 11 septembre

Lieu : Rue Royale, bureau d’un chasseur de tête.

Avais mis mes bottes les plus douloureuses, un pantalon à pinces noir, et une veste de ma femme pour laquelle il a fallu l’éliminer (ma femme, pas la veste). Le recruteur m’a indiqué que j’étais dans un milieu très parisien et qu’il était temps que je songeasse à m’habiller correctement. Et à me coiffer aussi. Vexée, c’est juste le prénom.

 

Mardi 12 septembre

Lieu : Canal+ de foot et – de cinéma.

5-0 pour le Barsa. Je vais prendre cher.

 

Samedi 16 septembre

Lieu : Bureau de mon père.

Termine le post le plus long de ma carrière. Mais peux pas le mettre ne ligne vu qu’après un mois d’absence, on m’a fermé l’accès à mon site ftp. Vais tous les éliminer.

 

Raffinement nippon

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Copyright © 2011 Minamoto Kitchoan Co., Inc. .

Ces cerises viennent d’un cerisier du japon qui a grandi, fleuri, fait des fruits. Elles ont été cueillies, sélectionnées, nettoyées, emballées, transportées, choisies, vendues, re transportées, re nettoyées, ses coupines ont été pressées pour faire de la gelée dans laquelle, après être dénoyautées, elles ont été confites.

Pendant ce temps, ailleurs dans le monde, quelqu’un d’autre fabriquait son emballage plastique métallisé thermo protecteur, fondait les matériaux, faisait dessiner la forme, avec les piti ciseaux sur la tranche. Le papier a été acheté, transporté, ouvert, garni de la cerise, thermo refermé.

Ailleurs encore, un troisième groupe de personnes travaillait sur l’emballage papier final, et sur la boîte en carton, décorée de calligraphie japonaise par les meilleurs graphistes, les couleurs ont été choisies avec soin pour rappeler la douceur et la forme du fruit. Le papier et la boîte ont été conditionnés et transportés.

La cerise dans son papier thermo protecteur a été placée successivement dans son emballage papier puis dans la boite en carton. Les cartons ont été enfermés dans un colis, et puis dans une palette, et puis dans un conteneur où la palette a été arrimée. Et les cerises ont été transportées par camion jusqu’à l’aéroport, puis par avion en France, puis de nouveau par camion à Paris, sur la place de la Madeleine. Elles ont attendu dans la chambre froide, puis dans la vitrine.

Elles ont de nouveau été choisies (oui, c’est là que j’interviens), emballées dans un nouveau papier cadeau, et décorées avec du rafia. Puis elles ont été placées un très joli sac en papier (les japonais ils sont all about l’emballage), pour être transportées à pied jusqu’à mon bureau, puis en métro jusqu’à gare de Lyon, puis en TGV jusqu’à Marseille, puis en TER (ah non, grève, en voiture, tiens, est-ce qu’un jour vous envisagez d’avoir des trains qui roulent à la gare de Marseille ou bien?) jusqu’à Saint Cyr, puis la boîte a été mise au frais, puis le lendemain dans un sac à congélation. Puis elle a été transportée en voiture jusqu’à Laudun, en passant par Orange.

Ma mamie a religieusement coupé le rafia, distribué les cerises, on a tiré la languette sur le papier, on est allé chercher des ciseaux conformément aux indications de l’emballage thermoprotecteur.

Cerise engloutie par mon cousin en: Zéro secondes, Vingt-trois centièmes.

Mâcher, bof pas le temps. C’est ça, tu vois, le comble du raffinement. 

Courrier des lecteurs

Mon but ultime dans la vie, c’est publier chez Grasset, et piquer le Goncourt à Houellebecq, alors qu’il viendrait de pondre le livre le plus abouti de sa carrière selon Lire, Technikart et les critiques du Masque et la Plume, par exemple au sujet d’un homme qui s’ennuierait à Dunkerque un jour gris de novembre, mais qui rencontrerait une femme dont les mensurations seraient 134-38-74, en minijupe et sans culotte, asiatique, et à qui avec l’aide de Raël on aurait pu greffer les gènes de fidélité et de dévotion du clebs, et des corpuscules de Krause pleins les pieds. Elle le rendrait heureux d’une immense joie pendant 2 pages et demi, mais finalement l’homme se suiciderait quand même, parce qu’on peut pas gagner le Goncourt si ça finit pas mal, enfin sauf si on est Belge.

Cependant, comme j’en suis à la page 3 de mon roman (je pense que le titre sera « Dictionnaire Girafe -Baleine / Baleine – Girafe », et puis sinon j’ai écrit la page de remerciements , et j’ai dessiné un éléphant pour la couv’), pour le moment j’ai révisé mon ambition à la baisse, et ce qui me plairait bien en attendant, ce serait de faire le courrier des lecteurs pour un magazine féminin de nature intellectuelle aussi renommé que Jeune et Jolie, voire même Biba.

Et même que trop je serais forte même.

Par exemple le forum de sur lequel (si si je veux être écrivain de la Belle France, pourquoi ?) je me suis inscrite (car il est consacré à Lolita Pille qui a publié chez Grasset ET qui est copine avec Frédéric Beigbéder ET que ça serait bien qu’elle garde pas toutes ses infos par-devers elle comme une radasse, merki), voici le message désespéré que j’ai intercepté (l’haurtogrraffe né pas deux moah, mé y paré ke tro cé klace lé fotes ché lé djeun’s) :

J’ai lu Hell en une petite semaine,je ne pouvais plus m’arreter c’était comme une drogue.
Mais le voilà le probleme: la drogue!
je vais avoir 16 ans et j’ai des doutes sur ma vie et sur moi même.
se livre m’a fait réfléchir sur moi même et je peu vous dire que c’est dure à avouer.mais je souhaite être comme Lolita Pille!
les boites,les lieux branchés,clopes sur clopes,le sex et la cok: tout cela m’attire!
je sais que ce n’était pas le but du livre mais mais j’y peu rien moi si sa m’a donner envi d’en prendre.j’ai peu être besoin de me faire du mal,je n’en sait rien.
–Lolita Pille je vous s’en pri aider moi!j’ai vraiment envi de cette Cok mais je ne veu pas tomber là dedans!

Trois réponses possibles pour cette jeune Damoiselle, que nous appellerons Britney pour les besoins de la présente et ses suites (hein que je me fous pas de vous Mesdames et Messieurs les Directeurs des Ressources Humaines de Biba, Jeune et Jolie et compères).

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Réponse n°1, style je serais un peu psy et médecin en même temps (comme ma coiffeuse et ma Grand-Mère, sauf que ma Grand-Mère elle est beaucoup plus efficace que tous ces charlatans de médecins qui prescrivent des pshiit à bobos qui font même pas mal, ça peut pas marcher du coup hein).

Chère Britney,

L’adolescence est une période difficile, ton corps change, mais pas autant que ton psychisme qui se met en place petit à petit. Tu es en colère, tu en veux au monde entier, c’est normal. Cependant, la cocaïne n’est pas la solution. Il existe des substances beaucoup plus légale, que je te prescrirais avec plaisir si tu viens me rendre visite à mon cabinet pour la modique somme de 47658987 dollars (mais c’est pas ma faute, il faut que tu payes sinon la thérapie n’est pas efficace, et en plus je dois un paquet de thune à l’URSAAF). Je te laisse ma carte.

Docteur Drenka,
Diplômée des hôpitaux de France et de Navarre,
Auteur d’une thèse sur « Le complexe d’Œdipe appliqué au Renault Espace de mon père »
Vue à la télé à « Ca se discute », et même une fois à « C’est mon choix », mais c’était pour parler de ma relation fusionnelle avec mon chat, du coup ça n’a rien à voir.

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Réponse 2, dans le cas où le magazine ne voudrait pas qu’on aborde le sujet sensible de la drogue.

Ma petite Britney,

Permets-moi de t’indiquer tout d’abord que tu as mal orthographié ta demande.
En effet, on écrit « Coco », et non « Cok».
Tu sais, moi aussi de temps en temps, je l’avoue, je m’offre un petit bounty après une longue journée à réparer ma clôture en faisant des tartes aux mûres.
Le tout est de ne pas en abuser, et tu sais, 3 petits abdos, une confession auprès du Révérend Alden, et le tour est joué.
Tu as bien fait de m’en parler, tu vois, je suis sûre que tu te sens déjà mieux.
Porte-toi bien petite Britney, et à bientôt.

Drenka Ingalls, réparatrice Officielle de clôtures Internationales
Loréate (je le vaux bien) du concours inter-cantonal de tartes aux mûres de Franche-Comptée occidentale

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Réponse 3 : Je serais ta grande sœur trop coule, j’aurais tout essayé mais toujours dans un but à tendance éducative.

Yo Britney,

La coke c’est le mal.
Ca coûte un bras, ça marche même pas (et en plus ça enlève les effets de l’alcool), et ça a vraiment un goût qui pue de la bouche, et qui s’installe pour passer des vacances dans le fond de ton palais pour au moins 3 jours. En plus le lendemain on a qu’une idée: comment se suicider proprement.

C’est NAFFREUX.

Je te propose d’y substituer:
– le Nutella
– un Chéri que tu peux te jeter dans son gras du ventre, et qui te laisse regarder ses crémastériens se mouvoir quand tu es angoissée (ou éventuellement une femme, mais les femmes ne possèdent pas de crémastériens, par contre il arrive qu’elles te laissent jouer avec leurs bourrelets de ventre) (Si c’est drôle, essaie).
– un chat modèle ventouse de sangsue gluante option déchirage de ta face pour jouer (Si, ça aussi c’est drôle).
– Un livre (Georgia Nicholson ça te ferais du bien)
– Ou vraiment, si tu veux vraiment faire ta rebelle de la mort que j’ai 16 ans que je crains dégun et que je peux me foutre en l’air si je veux, l’herbe. Mais après faudra pas t’étonner si tu éclos de l’Alzheimer, façon Dory dans Finding Nemo (regarde: moi ça commence, j’ai fait des bêtises dans ma jeunesse et maintenant je sais même plus comment on écrit Alzheimer, c’est malin.)

Tchuss,

Drenka – Grande Sœur d’une petite sœur dont j’ai trop réussi l’éducation, tant sur le plan sentimental que sur le plan philosophique, mais à part que sauf que la pauvre, si elle prend exemple sur moi, c’est pas demain qu’on va arriver à la marier.

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Bon là, comme je voulais me faire copine avec la fille du forum, beh j’ai répondu la n°3.

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Réponse de Britney :

Le message m’a vraiment fait rire et réfléchir…c’est vrai que la Cok fait peur rien à le dire mais c’est vrai que pour moi c’est le désire de l’inconnu! Je vais y réfléchir à 7 fois avant d’en prendre! MERCI

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Voilà, tu vois, recruteur de ressources humaines, regarde comment que je suis forte ? hein hein ?

(Comment ça je l’ai jetée dans les bras de la Marijuana et en plus ça va pas bien lui prendre longtemps de réfléchir 7 fois ?)