Tu t’emmerdes pas, s’il est noir, tu l’appelles Noiraud, pis s’il est blanc, tu l’appelles Blanquet*

*Conseil pratique de ma cousine Laura quand j’étais désespérée de pas trouver de nom pour mon futur bébé chat

 

Je suis dans le marasme le plus total en ce qui concerne le futur patronyme de Skips.

  • Dawling aime rien (si ce n’est les noms des Beatles, John, Paul George, mais heureusement pas Ringo)
  • Il faudrait que Vivienn et mes grands-parents qui parlent pas Anglais puissent prononcer son nom correctement, et que ça soit à peu près pareil dans les deux langues i.e. ils nous faut un nom sans  R, AN/EN/IN par exemple.
  • Il reste les noms courts Max, Tim, Sam. MAIS je préfèrerais appeler mes chiens comme ça plus tard. Oui car plus tard, quand je serai grande, j’aurai une grande maison avec 8 chats et 3 chiens. Au début j’avais pensé 8 chats et 6 enfants, mais on dirait bien que pour les enfants, y a une libellule taille XXL dans la soupe de navet.
  • Y a un nom que j’adore mais ici c’est un nom de fille + d’actrice porno – Parfait Micheline.
  • Mon frère,  qui est toujours obsédé de Star Wars (pour info, son fils s’appelle Ben [Kenobi],  Luke – TRUE STORY) propose Ian, Lucas, voire Chewbaca, merki pour tes conseils, Roger.
  • Il faut un nom quand même un peu classique pour ma Mamie Nova, vu que j’ai un cousin qui s’appelle Milo, bin y a pas moyen. Elle l’appelle Lilo, Limo, Moli, ou Lomi mais jamais le bon ordre, son cerveau bloque.
  • Y a quand même UBER beaucoup de prénoms anglo-saxons qui sonnent comme Jean-Kevin ou George- Brian hein. Dans le quartier, y a tout le casting de Beverly Hills. 
  • Je viens de relire l’Odyssée (nan mais c’est parce que sinon j’ai peur que Skips me fasse une interro écrite en sortant et qu’il découvre que sa mère est une brèle en littérature qui avait jamais lu l’Odyssée, la honte). Du coup j’aime Achille et Ulysse,  mais ça existe pas du tout ici. Dawling et Mamie Nova ont été consternés par cette idée.  Dans le même registre,  y avait aussi Tristan (Achilles et Tristan = Brad Pitt MIT cheveux longs tout nu et messant = mioum) mais pareil, ils étaient à deux doigts de me  filer un sédatif.
  • Je pourrais demander à la petite cousine ce qu’elle en pense? Des fois, les zonfents, ils ont des bonnes idées – bon et des fois, ils appellent leur chat Marie-Cœur-Etoile-Brillante mais brèfle.

 

J’ai une copine qui du coup a accouché jeudi dernier et son bébé a toujours pas de nom. Le genre de truc qui pourrait trop m’arriver je sens. ET J’AI PEUR LES GENS.

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drenka au pays des kangourous: épisode 8 – La Vallée du Serpent Arc-en-Ciel

Ce matin, à 7h, lessive sèche et pliée dans nos sacs de 8×4 mètres, c’est le départ pour un voyage de 5 jours dans le Centre Rouge. Sur la carte, ça donne ça:

20080608.02

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Aujourd’hui, on a donc fait la route d’Alice Springs (1) au Parc National d’Uluru (Ayers Rock) et des Kata Tjuta (Les Olgas) (2 et 3), sur l’autoroute Stuart Highway qui traverse l’Australie du Nord au Sud (et où des touristes anglais disparaissent, on sait pas s’ils s’y sont fait kidnapper par de jeunes Australiennes sesquy mais diaboliques comme dans « Cul de Sac » de Douglas Kennedy.)

Au départ, on était pas trop rassurées, vu qu’à ma sœur qui hissait péniblement son énorme sac dans le car 4×4, le guide a dit: Vous savez qu’il est interdit de transporter des cadavres dans ce car? Le gars avait l’air super sérieux, et du coup, un moment on s’est demandées s’y avait beaucoup de gens qui tentaient habituellement de transporter des cadavres, dans le Centre Rouge. Avant de comprendre que c’était une référence à son ENHAURME valise qui pèse un âne mort. Bureau d’explication des blagues, bonjour?

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Il y a à peu près 5 heures de route, et sur l’autoroute, on s’arrête plusieurs fois pour faire une pause-pipi-café-mars-géant-dromadaires: Parce qu’ici dans les stations-services, ils aiment bien élever des dromadaires tout en mangeant des tourtes à la viande suivies de mars d’environ 500g et 30cm de long, accompagnés d’une pinte de café au lait frappé (ça te requinque un homme). Et pis surtout, les Australiens du groupe font des provisions de bière Victoria Bitter, la bibine locale (dont Dawling dit que c’est comme making love dans un canoë, it’s fucking close to water). Là on s’est un pti peu fait avoir, parce qu’ils nous ont demandé des sous pour acheter à boire: Quand Vivienn leur a tendu 10 dollars, ils ont dit que nan mais en fait, ça serait plutôt 50 dollars par personne (i.e. 150 pour nous!) qu’ils avaient dépensé. OKKKKK. Bon provision de bière pour la semaine alors? Nous qui ne pouvons pas en boire 3 gorgées sans roter pendant 3 jours, ça nous paraissait beaucoup quand même. Mais en fait, c’était juste pour la soirée. Ça m’a rappelé mon pays d’adoption, dis donc.

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Un peu après midi, on est arrivés au campement pour le pique-nique.  Alors c’est quand même un campement de lusque où c’est que les tentes sont déjà là, toutes montées en rang d’oignons, avec 2 lits de camps à l’intérieur. ET, y a du papier toilettes dans les kiottes, ce qui t’évite de traverser tout le camp MIT tout rouleau de PQ dans la main (mon préféré en camping).

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Le camp est à une demi-heure de route des Kata Tjuta (les Olgas), dans la Vallée des vents, où nous allons nous promener l’après-midi. Ça ressemble à ça:

20080608.04

Les Olgas (d’après le plus haut sommet, ou le Mont Olga – Wanambi-Pidi) sont composées de 36 énormes rochers rouges, et Kata Tjuta, ça veut dire « Beaucoup de têtes ». Et en effet, d’après les légendes aborigènes, y a un monde fou là-dedans.

Dans leur mythologie, il est beaucoup question des Temps du rêve, qui est un peu l’équivalent de notre Création: C’est l’explication de pourquoi la terre aborigène ressemble à ce qu’elle ressemble, mais aussi le rapport des Aborigènes à leur Terre Mère, pourquoi et comment ils doivent en prendre soin. Leur culture est intimement liée à la nature. Et ces sites sacrés sont très impressionnants parce qu’ils dégagent une sorte de spiritualité. I.e., quand j’arrive, c’est les grandes eaux de Versailles. Il parait que ça s’appelle le « Numineux », ce sentiment de fascination, de peur, et d’illégitimité face au sacré, qui me provoque des crises de sanglots incontrôlables, donc c’est courant, mais c’est quand même pas facile en société, voyez?

Pour en revenir aux Temps des Rêves,  il semble que les Kata Tjuta abritent[1] (liste non-exhaustive):

  •  Le serpent arc-en-ciel qui, à la saison des pluies, est enroulé sur le plus haut sommet. Souvent, autour des points d’eau, il y a des serpents. Donc quand on est un aborigène perdu dans le Bush, voir un serpent, c’est une bonne nouvelle: ça veut dire qu’il y a un point d’eau pas loin. Ce serpent-là, c’est le chef de l’eau et de la pluie, c’est pour ça qu’il est arc-en-ciel. Brèfle, ne part pas en courant, Geneviève, il est zentil le serpent. En dehors de la saison des pluies, il descend dans la gorge, qui s’appelle la Vallée des Vents parce qu’il y souffle. Quand il est super pas content, il déclenche un ouragan. Zéro vent quand nous nous promenons dans la Vallée des Vents cet après-midi, donc je pense qu’il est content de nous voir (ouf).

  • A l’est, vivent les femmes souris, et les deux dômes qu’on voit ce sont le repas qu’elles ont préparé (note que chez les aborigènes aussi, ce sont les femmes qui font la tambouille)(surtout les femmes souris). Le rocher tout pointu est Malu, un homme-kangourou qui est mourant parce qu’il a été attaqué par des Dingos. Il se fait doucement bercer par sa sœur, une femme-lézard, sur laquelle il repose.
  • Au Sud-Ouest, c’est le QG des messants hommes-serpents venimeux , qui se préparent pour aller mettre une tôle au zentil serpent d’Uluru.

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Au retour, c’est la classe: on prend l’apéro en regardant le soleil se coucher sur Uluru – en très peu de temps, le rocher géant prend mille couleurs différentes…

20080608.05

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[1] La mythologie aborigène est transmise oralement, et gardée secrète. De plus elle est assez imperméables pour nos esprits d’occidentaux. Ce que je raconte est un mélange de ce dont je me souviens des explications des Aborigènes et de notre guide sur place, et ce que j’ai pu lire sur le sujet de différentes sources. Mais si un Aborigène me lisait, ptet qu’il dirait que Pffff, n’importe quoi !

*Romir* wiz ze flegme britonique

Depuis que je suis au service de Sa Majesté Sean Dawling, j’ai trop trop fait de progrès en matière de classitude. Je suis à DEUX DOIGTS de me sortir avec élégance de toute situation délicate sur le plan du grand moment de solitude.

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Mise en situation.

Je viens d’arriver à Londres. Bon ce qui frappe à Londres, c’est comment cette ville arrive à te faire rentrer systématiquement en compet’ internationale de junk food. Là, j’ai été en premier à Itsu manger une seizaine de dumplings (les dumplings d’Itsu c’est un peu les gyozas d’Higuma, mais meilleurs, SI JE TE JURE), avant d’enchainer sur la soupe coco curry, suivie du canard aux prunes enroulé dans les crèpes, pis d’une bonne platée de sashimis de saumon et d’une mousse au chocolat. Là-dessus, un bon piti English café, ceux où ils mettent de la crème avec un peu de sucre, du lait entier et du sirop de caramel, et si tu leur demandes spécifiquement, un zeste de café. Dedans, tu trempes une pièce en or en chocolat (cacao optionnel, comme pour le café). Mais comme tout ça était bien riche en sucre, je me suis dit qu’il fallait exorciser avec un peu de gras, et là, LA BON NOUVELLE, qu’il a dit le Dawling, c’est que c’était l’heure du bacon frit dans ses baked beans (j’étais pas loin de rajouter de la mayo). ATTATION toujours finir sur une note sucrée pour signifier à son estomac que le repas est fini, sinon il a encore faim. Du coup j’avais toujours faim et j’étais sur le point de tartiner du nutella aux jelly belly sur des krispy kreams, mais je trouvais que ça manquait de gras alors je me suis contentée d’un muffin double choco.

Quand vient le moment où il faut rentrer vu que si tu te couches pas tussuite pour la sieste, tu meurs de digestion fulgurante.

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Le Bus n°19 est à l’approche. Je ferme mon magnifique parapluie qui transpire la sobriété et le bon goût : il est rose, et, offert par un labo dermato, orné de candida albicans vus au microscope (je te conseille pas de chercher candida albicans dans google image. Argh, je t’avais dit.) Je monte dans le bus. Je monte encore, au deuxième étage. La seule place disponible est là-bas là-bas, dans le fond-fond du bus. Devant moi, une Dame voilée qui s’enfile des genres de loukoums crempés dans une sauce cheddar-vinaigre-curry, si j’en crois son haleine. La file centrale du bus se remplit. Le Chauffeur joue à freiner du pied gauche, ça tangue, et j’arrête pas de me cogner le nez dans la chevelure grasse de la dame aux loukoums.

Je sens le goût du bacon dans le fond de ma bouche. Ça gargouillise et ça grondouille. Je considère mes options : traverser tout le bus dans un sens, en sautant par-dessus les 8 000 personnes de l’allée centrale, demander au chauffeur de s’arrêter, retraverser dans l’autre sens en bas, descendre, trouver un arbre grillagé ou une impasse sombre, remonter les cheveux, cracher le bacon, tout ça à l’insu du Dawling ? Les cheveux de la dame ? Oué pas bête, mais pas très très gentil, pis si elle s’ébroue sur Dawling après, on peut pas compter sur la discrétion des gens, vous savez.  Mon sac à main ? Mon écharpe?

AHA. Je sens que vous retiendez voutre souffle et que votre transpiration commence à goutter sur votre front (vous habitez toujours à Marseille, vous, non?)

FACILE pourtant. Je vous avais donné tous les indices.

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Dans cette situation de crise, vous entrouvrez votre parapluie candida albicans, vous vous baissez sous le siège, vous *romissez* discrètement dans le parapluie, vous refermez, (pas trop fort sinon ça éclabousse) et PAF, vous oubliez ledit parapluie dans le bus.

C’est pas le top de l’élégance ça ? bon à part que excusez-moi de vous dire mais vous avez  un peu de vomi sur la joue, mais faites pas l’enfant, le vomi coco curry c’est très décoratif.

 

– Oh DAMNED, I forgot my umbrella in the bus, Sean.
– Oh, can I get it for you?
– NONONO
– Ah? Would you share mine then?
– Oh beh si tu insistes Dawling quand même.

Bret Easton Ellis, le Houellebecq des Stazunis

Bien bien, je vous avez préviendus les gens, si vous râlez trop comme ça que, soi-disant, je passerais ma vie à pas bloguer, hop là je mets une note de nature culturelle. Paf, bien fait. Attention il faut lire et commenter quand même, sinon je fais une interro surprise lundi prochain hein!

Bret, pour vous situer le contexte de la situation historique, c’est un genre de Houellebecq. T’es OBLIGE de le lire, et trop de l’aimer, sinon ATTATION Technikart et les intellectuels de gauche ils te collent en prison. Peut-être même que vous serez  OBLIGES de voter à droite aux législatives. Bret, c’est le nouveau roman déstructuré-trash, c’est un peu le Marithé + François Girbaud de la littérature, si vous voulez. Donc bon bin moi, j’avais pas le choix. J’ai TOUT lu. Ce qui a nécessité la mise à mort de non moins de l’intégralité de l’équivalent du PIB de la Virginie Occidentale en Mon chéri et Ferrero Rochers.

  • Moins que zéro, c’est un livre qui apparemment a pour but de nous tartir dans l’ennui qu’il est long et qu’on fait rien, à cause du héros qui sait pas quoi faire de ses journées parce qu’il est trop riche et qu’il a plus de désirs, je te jure même pas un aprèm Mcdo-ciné ça lui fait envie. C’est rudement bien fait, on se tartit in the big quantities. Tu lis, tu lis, tu lis, même qu’à un moment, par le truchement d’un faisceau d’indices tu te rends compte que l’action se situe maintenant à la plage, alors qu’il te rappelles pas tellement qu’il ait été question de voyage.  Sûrement qu’on t’aurais parlé du long ennui de la route noire et sèche qui défile, de l’horizon vide qui s’ouvre lentement et silencieusement sur un paysage aride et sans repère, et du coca qui a même pu de bulle dans la bouteille en plastique bercée par les mouvements de la voiture (une Mercédès testa rosa 1965 en diamant avec un jaguar à l’avant, cilyndres à injection liquide et 785 miles en pointe)? A la fin, loin de moi l’idée de te révéler la fin, mais je te rassure, il se passe rien non pu.
  • Les lois de l’attraction, AHA j’ai pas eu besoin de le lire : j’ai vu le film avec Dawson. Bon Dawson, normalement dans son monde à lui, on entend des répliques aussi gores que «Je ne vous connais pas. Mais vous m’avez sauvée la vie. Vous aviez raison. Merci. Je suis tellement émue». Dans le film, par contre, Dawson c’est un Geudin – j’imagine qu’il aurait voulu tordre le cou à son image d’angelot castrat prépubère. Bon et là, qu’il se plante des aiguilles dans le bras, passe encore, mais qu’il donne des rendez-vous d’ordre sessuels à des filles et qu’après il les rappelle même pas, TROP il est pas crédible mon pauvre Maurice.
  • American Psycho, j’aurais bien vu le film avec Reese Witherspoon, vu que dans Fashion victim, un film avec au moins 22 étoiles dans Télérama, elle avait trop la classe. Mais mes coupines intellectuelles de gauche m’ont chopé entre 2 portes par mon col Claudine, et les yeux injectés de sang, elles m’ont dit que si j’en lisais UN SEUL, ça DEVAIT être American Psycho (mais pourquoi qu’elle ont attendu que j’ai lu Moins que zéro pour me dire ça quand même ??). Eh ben, je peux dire que je suis contente de l’avoir fini. Bon les tortures, c’est bien dégueu dégueu, ok ok. Mais 9 PAGES, front and back, pour décrire le rasage de Môônsieur le psychopathe, là je dis, argh.

Bon mais du coup, American psycho, je tonds mon caniche taille 36 et ça vaut deux Mireille Mathieu en diagonale, mot compte triple, impair et passe ton tour, paf, j’ai pas lu ni Glamorama ni Zombies.

  • Et après tout ça, autant te dire que Lunar Park, j’y suis allée en chasse neige de ski pour le lire. En plus:

1. Il est traduit, et ça, c’est pas très bien. Si j’étais une fille bien, je l’aurais lu en Anglais, mais faut pas pousser Mamie dans le cactus candélabre. Résultat, il a fait un score de 3 à mon test perso de combien j’écris de nouveaux mots dans mon carnet à nouveaux mots (pour comparer, Elisabeth Quin a fait 56, mais à l’époque je lisais pas Technikart en même temps).

2. Bret est dépressif à tendance je vais me foutre en l’air dans pas longtemps si vous continuez à m’embêter même que je vais le dire à ma mère.

3. Il se passe des trucs dans ce livre, qu’on se croirait dans le dernier Stephen King qui aurait fumé la moitié de la moquette de mon ex-Chéri (me suis à peu près remise de la rupture là, mais pas encore  de la moquette qui était un sac poubelle brodé de vomis, voire une serpillère en papier crépon, limite Kirsten Dunst pourrait la porter aux Oscars). Du coup, on y croit comme moi je suis évêque, et en plus pour dormir il faut mettre le livre dans le congèl et avoir un couteau de cuisine Ikéa dans la main droite (ou dans le pied gauche si vous êtes un orang-outan hirsute et gaucher).

4. A la fin, même pas il se marie avec sa femme et il lui fait un troisième enfant, ce qui est scandaleux, déjà qu’il y a pas une phrase de romance dans tout le bouquin, vous voyez bien que je suis au fond du gouffre, vraiment c’est pas malin.

5. Et en plus à la fin, vous êtes bien feintés, on sait même pas pour de vrai qu’est-ce qui c’est passé en vrai (mais on lui en veut pas, il nous avait déjà fait le coup dans American Psycho) (mais quand même c’est énervant quand même) (ça serait Werber il nous expliquerait tout ça depuis la préhistoire minimum).

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Et bin figurez-vous, avec TOUT ça j’ai bien aimé. Et je dis pas ça uniquement parce que je veux rouler des galoches de luxe à Frédéric Beigbéder ni gagner un abonnement d’un an à Technikart ou mon poids en Ferrero Rochers, hein.

Non non non.

 

Recolle tes poils

AHAH.

IL NEIGE.

Et tout ça c’est de la faute à qui ? Non les furets, les lapins espiègles et les chinois du FBI voire le Cheddar, ils ont rien à voir dans cette histoire. En plus ils ont un alibi. Non, tout ça c’est à faute à a n g e l , en vrai.

Parce que c’est comme ça pour TOUT.

Si tu laves la voiture, le lendemain t’es sûr qu’y a le mistral qui fait EXPRES de souffler pile dans sa direction, et la pauvre bête est entièrement enduite de pollen jaune pipi, que les essuies-glaces ils l’étalent bien comme il faut partout. Vraiment ces arbres, ils respectent rien, si nous aussi on les recouvrait de semence à nous, ils feraient moins leur belle.

Si tu passes tout ton dimanche après-midi à faire les vitres du salon, parce que bon le dimanche après-midi, y a même plus Dawson toute façon, et en plus, c’est long à la simple force de ton souffle chaud et de ton tissu à lunettes, ben t’es sûr que le lundi matin, il y a orage horizontal de boue. Bon du coup j’ai arrêté de faire les vitres, en plus sinon après j’oubliais qu’il y avait des vitres et je me jetais dedans avec élan et grâce pour aller voir le chat sur le balcon, PAF (Ah, c’est pour ça qu’il restait sur le balcon, le chat).

Si pour sortir tu te mets ton plus bel ensemble assorti Chantal Thomass, celui avec la dentelle noire, les froufrous qui grattent un peu, les bouts de nichons dehors et les fesses à l’air, tu peux mettre ta main au barbecue que de toute la soirée, y a que Kévin, 13 ans, qui te parle car il ressent le besoin de te parler de Nicola Sarkis que presque il écrit comme Baudelaire mais des fois c’est un peu pas pareil quand même, et que franchement t’es trop charmante ce soir. Ou alors, t’as aussi une chance avec Marcel, 75 ans et demi, presque 78, qui de prime abord t’indique qu’il est Hédoniste et Epicurien. Bon, là, pour les non-initiés du minitel rose, Hédoniste, c’est pas le mouvement philosophique selon lequel une personne doit se connaître, connaître le monde réel et se projeter et anticiper afin de savoir ce qui conduit au plaisir, au déplaisir, à la durabilité, et à l’immédiateté. Et l’Épicurisme, c’est pas la doctrine d’Épicure et de ses disciples, datant de l’Antiquité et en concurrence avec l’autre grande pensée de l’époque, le stoïcisme, qui est axée sur la recherche d’un bonheur et d’une sagesse dont le but ultime est l’atteinte de l’ataraxie, en suivant des principes matérialiste et atomiste. Nan. Epicurisme c’est la recherche du plaisir et Hédonisme c’est la recherche du plaisir. En gros, Marcel, dans la vie, ce qu’il aimerait faire sur le plan philosophique, c’est baiser, baiser aussi, mais surtout baiser. Par contre si tu mets le vieux soutif de sport ou t’as fait un nœud à la bretelle qu’est un peu détendue, la culotte des jours de lessive, celle que tu sais, vraiment il te restait plus qu’elle ou ton maillot de compétition décathlon dans le tiroir, et des chaussettes qui ont pas trop la même taille au garrot et un trou au gros ongle gauche, là t’es sûre de conclure avec minimum un avocat anglais qui a un hôtel particulier à Covent Garden et un cottage sans prétention dans le Cambrigeshire (938,746 m², sauf si je m’ai gourrée dans la conversion avec les pieds²) (ça doit faire mal les pieds carrés).

Si tu te maquilles pas pour aller au supermarché, alors que t’as passé la nuit à te faire un marathon Jack Bauer en bouffant des curlys au nutella, que du coup t’as des yeux de castor myxomatosé et que t’as bien fleuri de l’acné juvénile, t’es SÛRE de croiser Georges Clooney, qui était venu prendre une escalope de veau supplémentaire parce que Brad Pitt a débarqué par surprise dans la maison qu’il a loué juste à côté de chez toi pour les vacances; au début, il pensait qu’il ferait plutôt un Osso Bucco parce qu’au moins tu le prépares en avance et après tu peux le réchauffer pendant que tu prends l’apéro, mais Angélina Jolie préfère les escalopes pannées salade de roquette parmesan tomates séchées pignons, c’est plus de travail mais c’est quand même moins lourd que les plats en sauce. Alors que bon, si t’as été chez l’esthéticienne essayer les Guerlain du Printemps, qui vont super bien avec le rouge-noir de Channel qui coûte deux tonnes de chez Selfridges, et que t’as l’air d’une pute volée, t’as plus de chance de croiser Yvonne du 62 (le département ou le bus, ça dépend du supermarché).

Et SACHANT tout ça, ne nie pas, a n g e l elle fait LE post du printemps,   LE post sur l’épilation.

Résultat, la fête des cerisiers en fleurs est reportée. J’ai perdu une oreille dans le blizzard hier. Et il Neige. Oualà, t’es contente j’espère. T’as froid aux guibolles mènant.

Bon moi je vous préviens, je me caille trop mes miches (en plus vous le savez, j’ai des seins énormes, donc j’ai encore plus froid par le truchement de la logique), alors a n g e l, SIVOUPLE :
– Tu ranges immédiatement la garde-robe de printemps, y compris les tongs. Si, beh fallait y penser avant hein.
– Tu reprends un piti coup de tartiflette.
– Tu stoppes toute manœuvre épilatoire, et même si tu les as gardés, tu RECOLLES tes pwals TUSSUITE. Au Roll-on, ça va vite je suis sûre.

Mon piti sandouich aux frites

Ah beh ça forcément, c’est toujours quand tu meurs de la faim que tu crouves ce genre d’informations (source: legag.com):

Ce qui a été chargé à bord du Titanic avant son départ:

Viande Fraiche: 166 tonnes; Volaille: 55 tonnes; Poisson frais: 24 tonnes; Bacon et jambon: 13 tonnes; Saucisses: 5,5 tonnes; Poisson séché ou salé: 9 tonnes; Œufs frais: 13 tonnes; Lait frais: 7 000litres; Crème fraiche: 1 000 litres; Farine: 37 tonnes; Lait condensé: 2 200 litres; Beurre: 13 tonnes; Sucre: 5 tonnes; Céréales: 450 tonnes; Pommes de terre: 40 tonnes; Oignons: 35 000; Laitues: 7 000; Asperges: 800 bottes; Petits pois: 5,5 tonnes; Tomates: 7,7 tonnes; Pommes: 3 180 caisses; Oranges: 180 caisses; Pamplemousses: 80 caisses; Citrons: 50 caisses; Raisins secs: 450 Kgs; Confiture: 500 Kgs; Café: 1 tonne; Thé: 450 Kgs; Pain de mie: 1 tonne; Glaces: 1 500 litres; Bière: 15 000 bouteilles; Vin: 1 000 bouteilles; Alcools: 850 bouteilles; Eau minérale: 1 200 btles; Cigares: 8000.

Tu m’étonnes qu’ils ont coulé ces andouilles. Ils avaient même pas de Nutella NI MEME de cheddar.

Bon allez, vais manger mon sandouich aux frites moi. Mmmm j’ai hâte.

Les chaussettes dans l’Art, période romantique.

Bon moi, on me dit de commenter un tableau d’Eugène de la croix, bin je FAIS.

Eugène Delacroix, à part qu’il était obsédé sur le plan du poney hippique, était un mec bien, et aussi engagé que Florent Pagny, à part qu’il avait pas de ranch dans la toundra mais que par contre, il aimait bien rendre visite à des tas de cousins Delacroix partout en France, même qu’un jour, il se renda à Baden Baden (ses bains bains, ses festivals festivals internationaux où il y a même pas ravioles ravioles).

Mais sauf que contrairement à Florent Pagny, qui s’engage tout de même dans que des trucs qui servent vraiment à rien, (exemple: le taux d’imposition, les cheveux jaunes), Eugène Delacroix savait s’engager pour de vraies causes. Et notamment, la sauvegarde et la conservation de la chaussette.

Il faut dire qu’en ces temps de progrès industriels suivant les tentatives successives d’éradication de la sandale allemande (qui finalement survivra mais se portera MIT des chaussettes), à laquelle d’ailleurs Eugène avait en son temps contribué par la promotion systématique de la babouche à pompons, la chaussette était l’accessoire de mode indispensable.

Jamais Paris Hilton ou même encore Victoria Beckam ne seraient sorties sans une chaussette de marque; Sarah Jessica Parker avait une styliste de chaussettes, la meilleure de New York, et même que Zinédine Zidane en mettait aussi, même qu’il commençait par mettre la gauche, toujours.

C’est donc tout naturellement qu’Eugène s’attaquit au plus vil ennemi de chaussettes que la France eût jamais porté en ses gros seins : Massachussets, (dont le comportement en milieu naturel a été étudié en détails ici), l’hideux mais néanmoins célèbre monstre mangeur d’une seule chaussette à la fois, PAF.

Ce tableau est ainsi le fer de lance de la campagne lancée par Eugène, pour dire que c’est bon, on l’aura ce ptit tchulé de monstre à chaussettes.

20070207

« SUSSE AU MONSTRE A CHAUSETTES! »

OH PITAIN, il a eu Robert et Maurice, au premier plan, ils gisent avec plus qu’une seule chaussette au pied (Maurice c’est celui avec la chaussette bleue. Robert il a été jusqu’à lui boulotter le godillot, c’est d’une violence inouïe).

Même pas peur. Josiane, montre-lui tes seins pour faire diversion.

Courrier des lecteurs

Mon but ultime dans la vie, c’est publier chez Grasset, et piquer le Goncourt à Houellebecq, alors qu’il viendrait de pondre le livre le plus abouti de sa carrière selon Lire, Technikart et les critiques du Masque et la Plume, par exemple au sujet d’un homme qui s’ennuierait à Dunkerque un jour gris de novembre, mais qui rencontrerait une femme dont les mensurations seraient 134-38-74, en minijupe et sans culotte, asiatique, et à qui avec l’aide de Raël on aurait pu greffer les gènes de fidélité et de dévotion du clebs, et des corpuscules de Krause pleins les pieds. Elle le rendrait heureux d’une immense joie pendant 2 pages et demi, mais finalement l’homme se suiciderait quand même, parce qu’on peut pas gagner le Goncourt si ça finit pas mal, enfin sauf si on est Belge.

Cependant, comme j’en suis à la page 3 de mon roman (je pense que le titre sera « Dictionnaire Girafe -Baleine / Baleine – Girafe », et puis sinon j’ai écrit la page de remerciements , et j’ai dessiné un éléphant pour la couv’), pour le moment j’ai révisé mon ambition à la baisse, et ce qui me plairait bien en attendant, ce serait de faire le courrier des lecteurs pour un magazine féminin de nature intellectuelle aussi renommé que Jeune et Jolie, voire même Biba.

Et même que trop je serais forte même.

Par exemple le forum de sur lequel (si si je veux être écrivain de la Belle France, pourquoi ?) je me suis inscrite (car il est consacré à Lolita Pille qui a publié chez Grasset ET qui est copine avec Frédéric Beigbéder ET que ça serait bien qu’elle garde pas toutes ses infos par-devers elle comme une radasse, merki), voici le message désespéré que j’ai intercepté (l’haurtogrraffe né pas deux moah, mé y paré ke tro cé klace lé fotes ché lé djeun’s) :

J’ai lu Hell en une petite semaine,je ne pouvais plus m’arreter c’était comme une drogue.
Mais le voilà le probleme: la drogue!
je vais avoir 16 ans et j’ai des doutes sur ma vie et sur moi même.
se livre m’a fait réfléchir sur moi même et je peu vous dire que c’est dure à avouer.mais je souhaite être comme Lolita Pille!
les boites,les lieux branchés,clopes sur clopes,le sex et la cok: tout cela m’attire!
je sais que ce n’était pas le but du livre mais mais j’y peu rien moi si sa m’a donner envi d’en prendre.j’ai peu être besoin de me faire du mal,je n’en sait rien.
–Lolita Pille je vous s’en pri aider moi!j’ai vraiment envi de cette Cok mais je ne veu pas tomber là dedans!

Trois réponses possibles pour cette jeune Damoiselle, que nous appellerons Britney pour les besoins de la présente et ses suites (hein que je me fous pas de vous Mesdames et Messieurs les Directeurs des Ressources Humaines de Biba, Jeune et Jolie et compères).

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Réponse n°1, style je serais un peu psy et médecin en même temps (comme ma coiffeuse et ma Grand-Mère, sauf que ma Grand-Mère elle est beaucoup plus efficace que tous ces charlatans de médecins qui prescrivent des pshiit à bobos qui font même pas mal, ça peut pas marcher du coup hein).

Chère Britney,

L’adolescence est une période difficile, ton corps change, mais pas autant que ton psychisme qui se met en place petit à petit. Tu es en colère, tu en veux au monde entier, c’est normal. Cependant, la cocaïne n’est pas la solution. Il existe des substances beaucoup plus légale, que je te prescrirais avec plaisir si tu viens me rendre visite à mon cabinet pour la modique somme de 47658987 dollars (mais c’est pas ma faute, il faut que tu payes sinon la thérapie n’est pas efficace, et en plus je dois un paquet de thune à l’URSAAF). Je te laisse ma carte.

Docteur Drenka,
Diplômée des hôpitaux de France et de Navarre,
Auteur d’une thèse sur « Le complexe d’Œdipe appliqué au Renault Espace de mon père »
Vue à la télé à « Ca se discute », et même une fois à « C’est mon choix », mais c’était pour parler de ma relation fusionnelle avec mon chat, du coup ça n’a rien à voir.

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Réponse 2, dans le cas où le magazine ne voudrait pas qu’on aborde le sujet sensible de la drogue.

Ma petite Britney,

Permets-moi de t’indiquer tout d’abord que tu as mal orthographié ta demande.
En effet, on écrit « Coco », et non « Cok».
Tu sais, moi aussi de temps en temps, je l’avoue, je m’offre un petit bounty après une longue journée à réparer ma clôture en faisant des tartes aux mûres.
Le tout est de ne pas en abuser, et tu sais, 3 petits abdos, une confession auprès du Révérend Alden, et le tour est joué.
Tu as bien fait de m’en parler, tu vois, je suis sûre que tu te sens déjà mieux.
Porte-toi bien petite Britney, et à bientôt.

Drenka Ingalls, réparatrice Officielle de clôtures Internationales
Loréate (je le vaux bien) du concours inter-cantonal de tartes aux mûres de Franche-Comptée occidentale

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Réponse 3 : Je serais ta grande sœur trop coule, j’aurais tout essayé mais toujours dans un but à tendance éducative.

Yo Britney,

La coke c’est le mal.
Ca coûte un bras, ça marche même pas (et en plus ça enlève les effets de l’alcool), et ça a vraiment un goût qui pue de la bouche, et qui s’installe pour passer des vacances dans le fond de ton palais pour au moins 3 jours. En plus le lendemain on a qu’une idée: comment se suicider proprement.

C’est NAFFREUX.

Je te propose d’y substituer:
– le Nutella
– un Chéri que tu peux te jeter dans son gras du ventre, et qui te laisse regarder ses crémastériens se mouvoir quand tu es angoissée (ou éventuellement une femme, mais les femmes ne possèdent pas de crémastériens, par contre il arrive qu’elles te laissent jouer avec leurs bourrelets de ventre) (Si c’est drôle, essaie).
– un chat modèle ventouse de sangsue gluante option déchirage de ta face pour jouer (Si, ça aussi c’est drôle).
– Un livre (Georgia Nicholson ça te ferais du bien)
– Ou vraiment, si tu veux vraiment faire ta rebelle de la mort que j’ai 16 ans que je crains dégun et que je peux me foutre en l’air si je veux, l’herbe. Mais après faudra pas t’étonner si tu éclos de l’Alzheimer, façon Dory dans Finding Nemo (regarde: moi ça commence, j’ai fait des bêtises dans ma jeunesse et maintenant je sais même plus comment on écrit Alzheimer, c’est malin.)

Tchuss,

Drenka – Grande Sœur d’une petite sœur dont j’ai trop réussi l’éducation, tant sur le plan sentimental que sur le plan philosophique, mais à part que sauf que la pauvre, si elle prend exemple sur moi, c’est pas demain qu’on va arriver à la marier.

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Bon là, comme je voulais me faire copine avec la fille du forum, beh j’ai répondu la n°3.

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Réponse de Britney :

Le message m’a vraiment fait rire et réfléchir…c’est vrai que la Cok fait peur rien à le dire mais c’est vrai que pour moi c’est le désire de l’inconnu! Je vais y réfléchir à 7 fois avant d’en prendre! MERCI

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Voilà, tu vois, recruteur de ressources humaines, regarde comment que je suis forte ? hein hein ?

(Comment ça je l’ai jetée dans les bras de la Marijuana et en plus ça va pas bien lui prendre longtemps de réfléchir 7 fois ?)

Régime syncrétique

Il y a plusieurs genres de religions.

  • Il y a le genre « peuple élu », comme les israélites ou les Dogons par exemple. Un jour, Dieu serait descendu les voir, et il aurait dit: Vous êtes mes préférés ! Tiens je vous donne une image de la carte du ciel secrète ! Et là, soit, il y avait deux familles rivales de Dieux, soit Dieu c’était un ptit coquin, parce qu’il a fait croire à tout le monde que y avait que lui dans sa vie, alors qu’en fait, non (les marins et mes Amoureux ont un petit côté divin si on va par-là). Du coup, les écrits d’Ezéchiel décrivent la même soucoupe volante que les sages Dogons, qui depuis portent des masques de fêtes comme les hommes qui ont sont descendus (d’ailleurs, faudrait dire à la NASA que des masques Dogons à la place de leur casque intégral, ça serait plus seyant). L’avantage de ces religions, c’est que personne te force à embrasser leur cause. L’inconvénient, c’est qu’on peut se gratter Marcel pour essayer de devenir Juif ou Dogon, trop y a des épreuves de dingue.
  • Il y a le genre, Il y a UN Dieu même que c’est le nôtre, et même que si on fait pas ce qu’il dit, on va tous mourir dans d’atroces souffrances. PAF. Et si toi aussi tu fais pas comme Dieu il dit, on te suicide dans d’atroces souffrances (mais c’est pas de notre faute, c’est Dieu qui nous a dit, on fait ça pour ton bien). L’avantage, c’est que quand on partage une religion, des fois, on partage aussi la bouffe et l’instruction, et pis en plus, j’aime bien l’architecture des mosquées et la Piéta de Michel- Ange. L’inconvénient c’est sûr, c’est qu’on est obligé de se frapper tout ce que Dieu, ou ses représentants, ont décidé qu’on devait faire, par exemple la messe et les prières sur tapis, ou donner tous nos sous au représentant (oui mais c’est pas de sa faute, c’est Dieu qui lui a dit, hein, lui il nous livre le message tel qu’il arrive).
  • Et enfin, il y a le genre bricoleur, comme certains Chinois ou Indiens, qui choisissent dans pleins de divinités laquelle est la plus zoulie, la plus rigolote, la plus puissante, toussa, et tiens, par exemple le Kippour ça me plait bien, tu jeûnes un jour et oualà, tout t’es blanc comme la neige de l’innocence sur les cerisiers centenaires, mais quand même j’aime bien la vierge Marie parce que c’est une fille sympa, et pis je tue pas les vers de terre parce qu’avant, c’étaient des gens. En langage de mes coupins intellectuels de gauche, c’est ce qu’on appelle une religion syncrétique.

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Bon. Mais on est pas là pour parler de religion avant 19h et à jeun, voyons. En fait, my point, c’est que depuis que mon gras de fesses s’épanouit telle la jeune fille en fleur qui court dans la blanche campagne, et que je tente d’endiguer l’inflation graisseuse, bin je suis confrontée à un nouveau genre de  pratiques sectaires qui rappellent en tout point la religion: les régimes alimentaires.

  • Par exemple, dans les régimes, y a le courant peuple-élu : On fait notre truc entre nous, on se réunit, on se pèse, on se mesure, on nous donne nos recettes toussa, et pour rentrer, faut grave payer de sa personne, non qu’on te coupe un bout de zizi, mais par le truchement de l’achat d’accessoires divers, tels que le CD ROM interactif ou le cochon qui crie quand tu ouvres le frigo. Normal: Faudrait quand même pas que tout le monde ait accès à ce savoir divin. Bon là pour moi, spa possible; voilà c’est pas ma faute, j’ai pas été élue et pis c’est tout. J’ai pas encore eu des adeptes en soucoupe volante qui sont venus me chercher (a n g e l range-moi ce CD WW, vade retro).
  • On observe également le courant de type je-te-reconvertis-et-je-prêche-partout, nous seuls détenons la vérité, et si tu fais pas comment qu’on dit, ce sera TER-RIBLE. Ces perfects peoples t’expliquent ainsi que NAN, te prive pas,  t’as droit à un thé et une tartine de pain complet de 3g le matin sans beurre (c’est la tartine qui est sans beurre, pas le matin), et même un jus de citron sans sucre, et il suffit de faire 43 heures de sport par semaine mais tu verras on est vite accro, et le midi faut prendre 4h30 pour faciliter la digestion, et le soir juste une soupe au choux qui pète et qui pue mais c’est comme ça qu’on élimine les toxines enfin, tu veux maigrir oui ou non, pfffffffff, et le chocolat, oui mais que le 99% de cacao qui arrache la gueule d’amertume, UNE CIGARETTE??? NON MAIS CA VA PAS MAIS TU VAS VIEILLIR ET MOURIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES! Un verre de vin? Mais l’alcool c’est pire que tout malheureuse, mais sinon à part ça faut SURTOUT pas trop se priver, l’important étant de vivre sainement voyons. Ce deuxième courant, j’ai failli un jour m’y engager juste pour que ce fils de rhododendron de coach de sport me lâche la grappe, mais comme il m’avait dit que pour une molle à cellulite comme moi (ne le prenez pas mal, hein, c’est pour votre bien que je vous le dis,(tout pareil tout comme la religion)), il savait très bien ce qu’il fallait faire, beh PAF, je cours encore, même si j’ai passé 2 heures à me faire engueuler. Oui, je fais zéro sport, j’ai pas le temps de manger ni le matin ni le midi, sauf des fois des macdo, je prends des bains brûlants, je mange du chocolat au lait, des pâtes au ketchup et de la viande rouge avec de la sauce au poivre pour tremper les frites, et quand je suis trop grosse je saute 8 repas d’affilée. Héhé (et c’est même pas la peine de me dire que je paierais mes péchés un jour dans une autre vie, par exemple dans ma vie post-grossesse ou post-ménopause).
  • Par contre, le courant syncrétique est assez tentant : Bricolons-nous un pitit régime au pwal. Léa et le Chéri y ont succombé à mort.

Exemple : le matin : Ah bin, j’ai lu dans un régime chrono-biologique que le matin, on peut manger tout qu’est-ce qu’on veut. D’où ce croissant au camembert beurré trempé dans du chocolat avec un bon jus de banane, et du Nutella en dessert.

11h : J’ai lu dans un régime hypocalorique qu’il fallait toujours prendre un encas à 11 heures pour l’énergie, alors j’ai pris un mars (oui, ils disaient une pomme, mais dans le Régime Montignac, ils disaient qu’on pouvait manger du chocolat à volonté si c’est tout seul) avec un cappuccino (j’ai lu dans un régime drainant qu’il fallait beaucoup boire).

13h : J’ai lu dans un régime macrobiotique que les céréales étaient pleines de fibres; et les pommes de terre super saines ; et même que dans Biba ils ont dit que fallait pas lésiner sur les protéines qui ont un fort pourvoir rassasiant. Alors j’ai pris un sandwich kebab frites.

14h : J’ai repris un cappuccino pour bien m’hydrater.

15h30 : Dans le régime chronobiologique, ils disent que c’est jusqu’à 17 heures le sucre. Alors j’ai pris une gaufre à la crème de marron.

17h : J’ai pris un sachet hyper protéiné de goûter au cacao.

18h : Faut dîner tôt pour contribuer à la digestion, et faut pas hésiter à manger pendant les repas, jusqu’à satiété totale. Me suis fait une tartiflette.

20h : Bon là j’ai fait un écart, j’avais un dîner avec des amis, mais j’ai trop suivi le régime dissocié, j’ai bouffé que de la pizza.

22h : Toujours dans un esprit d’hydratage, j’ai bu 3 vodkas, avec du citron vert pour les vitamines et pour éliminer les toxines, et du sucre roux parce que dans Montignac ils disent qu’on peut manger de tout tant que c’est pas raffiné.

 

– Chérie, tu trouves que j’ai maigri ?

– Ben oui attend, avec tout le mal que tu te donnes hein.

Massachussets

massachussettSelon de sérieuses études réalisées par Raph dont vous trouverez les grands axes ici, les stylos seraient des instruments du KGB extraterrestre chinois, afin de nous surveiller rapport que depuis que Loft Story c’est fini, c’est quand même pas facile, ma bonne Dame.

Excuse-moi de te dire mon pauvre, mais cette théorie est totalement dépassée du fondement. La disparition des stylos n’est rien d’autre que le résultat d’une régulation biologique naturelle et sans conservateur ou additifs E112.

Prenons un exemple: le collant est un être délicat, qui, pour se reproduire, à l’instar du saumon (mais sauf que le saumon résille c’est beaucoup moins bon), doit traverser des épreuves éprouvantes sur le plan de l’épreuve. A sa naissance, le collant est emballé dans un carton sournois avec les bords qui piquent, et que quand tu l’arraches, souvent le collant il y laisse sa peau, ou à tout le moins il est défiguré avant même d’avoir vu ta jambe (galbée et interminable). S’il survit, le collant doit alors hardiment affronter la coalition alliée des ongles de mains mit les ongles de pieds en association avec bottes à fermeture éclair qui dépassent et le dessous de ton bureau quand tu croises les jambes (du moins si tu es aussi classe que moi qui croise les jambes MEME quand personne regarde, mais c’est parce que moi je suis superclasse comme fille). On notera la participation remarquée des tiroirs à rangement Ikea en bois fournis avec échardes intégrées, et enfin avec l’électricité statique qui retient le collant à l’intérieur d’un autre article (un pantalon de pyjama par exemple. Oui je mets des bas avec les pantalons de pyjama, quand je vous disais que je suis superclasse comme fille) afin d’amener inexorablement le collant vers la chambre de la mort de la solution finale des collants: la machine à laver, position gros pyjama (alors moi pour les pyjamas, je mets sur coton, à 40°, avec essorage à 1200 tours) (si t’as besoin d’un conseil de lessive, surtout t’hésites pas à me demander).

Du coup, si la nature laissait faire les choses sans interviendre, les collants s’éteindraient peu à peu, ou alors on serait obligé de leur faire voir des films pornos de collants pour les motiver comme les pandas (les pandas regardent des films pornos de pandas, pas de collants). Et là c’est le drame. Plus de collant dit que PAF, prolifération de tas de chaussettes partout, le cauchemar de la chaussette, on serait poursuivis par les chaussettes, moi ce qui m’énerve c’est surtout quand il y en a plein le fond de ma couette.

C’est pourquoi dans son infinie sagessitude, la nature en association avec le WWF et les pandas, a lancé sur le marché le « Massachussetts » (ou Mâche-ta-chaussette) (enfin le mien je l’ai baptisé comme ça parce qu’il vient des States je pense) (si, il a l’accent du Texas), ou le monstre à chaussettes, qui régule la prolifération des chaussettes. Et là, c’est trop bien foutu, Marcel : pour éviter qu’on rachète trop de chaussettes parce que bon quand même, HEIN qu’on va la retrouver ma chaussette orange avec Garfield dessus, HEIN DIS, le monstre à chaussettes mange UNE chaussette à chaque paire. Celle qui survit, il lui reste plus qu’à mourir à petit feu (avec des petits oignons et des lardons), dans le tiroir de l’orphelinat des chaussettes, quand elle est pas victime d’une rafle direction le tiroir à cirage, la fin la plus inhumaine (inchaussette?) pour une chaussette.

Bon par contre là, le Massachussetts, il va se calmer hein, moi je veux bien en abriter un pour des raisons de sombres convictions écolos, mais là, je vous signale que me tape toute une colonie de Massachussetts, (c’est marrant, plus je m’approche de la trentaine, plus j’ai l’impression que tout le monde se reproduit sauf moi), et même que mètenant, ils s’attaquent aussi à mes ensembles Chantal Thomas (que la culotte), à mes draps Calvin Klein (UNE taie d’oreiller), et aux STYLOS (seulement le capuchon pour les stylos à plumes et les feutres qui coulent dans le pli du fauteuil crapaup).

Alors bon Raph, tu peux faire un effort mit des recherches avant de lancer des accusations de KGB steuplé, là ?