England expects that every man will do his duty, avec des crackers et du porto

En ce moment, c’est le festival du jour férié en France, un peu. Alors que chez nous, QUEDALLE.

.

Ce qui m’arrange en fait: Ca fait 10 jours que je suis en congé maternité – j’en avais rêvé et fantasmé des listes longues comme ta bite d’articles à écrire, de recettes à essayer, d’albums photos à faire, de grands projets artistiques autant que littéraires (je suis un peu mégalo dans le dedans de ma tête, je crois que je suis un genre de Alexander Calder croisée Emmanuel Carrère, mais juste j’ai pas le temps pour la réalisation, voyez?) – et puis en fait, depuis 10 jours, j’ai fait: rien. En rotant. Bon.

.

MAIS il est question d’avoir un jour férié le 21 octobre (à la place de celui fin mai, y en a déjà un en mai, OR c’est la crise, les gens). Le 1er novembre pour une fête catholique? Ca va pas, non? On peut pas de toute façon, on les brûle le 5 novembre pour Bonfire Night, les catholiques. Le 11 novembre? Non plus, c’est pas comme si on avait perdu un million d’hommes dans cette histoire hein? Nan. Nous, on va plutôt commémorer le 21 octobre.

Le 21 octobre 1805. La bataille de Trafalgar i.e. jour où l’Amiral Nelson a mis une bonne pâtée aux flottes Françaises et Espagnoles. La première année, quand je suis arrivée dans mon travaillement dans le bateau briton, avec mes collègues françaises et espagnoles, on avait eu une piqûre  de rappel de l’importance de la date, parce qu’on avait été invitées chez la Royal Navy pour l’occasion. C’était un diner TRES TRES officiel et solennel, tout le monde devait avoir des robes de soirée et des gants blancs et des brushings avec pas une mèche qui dépasse, dans la Navy ça rigole pas. ET il fallait se familiariser avec la coutume locale.

.

Comme je suis sympathique comme garçon, je vous fais un résumé, ça vous permettra de briller en société britone (si vous souhaitez plutôt briller en société aborigène d’Australie, c’est LA):

* En entrée, il y a de la soupe. Alors il faut slurper la soupe non pas par la pointe de la cuiller, MAIS par le côté de la cuiller, c’est très important. Je sais pas si c’est pour être plus efficace au niveau du bruit – car ça slurpe beaucoup plus bruyamment par le côté – je vous préviens du risque au cas où vous voudriez tenter l’expérience chez vous. D’ailleurs les cuillers chics ont même pas de pointe, elles sont toutes rondes, comme ça on est bien feinté, nous les Français.

* Ensuite, il y a du rosbif et des petits pois: Il faut manger les petits pois non sans leur avoir fait préalablement escalader la face Nord du dos de la fourchette. C’est pas facile hein? Me demande pas, le Briton est farceur au niveau de l’étiquette.

* Après, il y a du pudding. C’est une espèce de gâteau bien bien dense aux entournures parfumé aux vieux raisins secs. Et BOUILLI. Comme je vous le dis. Il faut arriver à aller tout recracher aux kiottes avec un sourire niais et sans roter ou romir pendant qu’on l’a dans les joues tel le cochon d’Inde moyen. Enfin moi je suis ceinture noire de recrachage aux kiottes incognito, c’est rapport à ma Grand-mère qui cuisine pas.

* Et enfin, il y a le fromage. Le fromage vient APRES le dessert, servi avec des crackers apéritif et du porto (et donc sans pain ni vin, par le truchement de la logique britone). Et il faut manger mine que rien comme si tout ça était absolument normal. A noter aussi que le porto ne doit jamais toucher terre, enfin la table, sinon, à bord d’un bateau, il pourrait se renverser, et ça serait la catastrophe, Micheline. Heureusement, si vous êtes une fille, vous êtes pas celui qui reste coincé avec la bouteille en cristal de porto de 3,5 T à la main, vu que les filles ont pas le droit de la toucher.

.

J’avais bien maitrisé: j’étais légèrement boudinée dans ma robe de soirée bustier prêtée pour l’occasion (je veux dire par là que fallait pas respirer trop fort sinon mes nichons s’échappaient instantanément du décolleté) (et ça l’échappage de nichon, c’est LE fashion faux-pas chez les britons, ils vous parlent plus ZAMAIS de la soirée) (par exemple, les Espagnols sont beaucoup plus nichons-friendly, j’ai remarqué), m’enfin très peu de petits pois étaient tombés au combat.

.

Forte de cette expérience et de cette infiltration réussie en milieu hostile briton, je voudrais bien demander ma réhabilitation au sein de la flotte française. Parce que jusqu’à maintenant *ATTATION VENDREDI CONFESSION*,  à l’Amirauté française, je suis bannie et fichée sous le nom de la *Terroriste à la Crevette*.

.

Tout a commencé au dernier diner TRES TRES officiel et solennel auquel j’avais assisté, à l’Amirauté de Marseille avec mon père (Mon père, c’est le Chef des bateaux du monde, un peu comme moi, mais plus, avec des médailles pour décorer sa casquette de Chef et tout).

La consigne: tiens-toi droite, vérifie que t’as pas un boût d’épinard dans les dents avant de sourire, ne te trompe pas dans l’ordre des fourchettes, ne raconte pas de blagues, ME FAIS PAS HONTE (la confiance règne).

Tout s’était parfaitement déroulé, quand soudain, on nous apporta des brochettes de crevettes à la sauce tomate.

DES BROCHETTES DE CREVETTES A LA SAUCE TOMATE.

Quand on vous signifie par la présence de 14 fourchettes de chaque côté de l’assiette que y a INTERDICTION ABSOLUE de toucher la crevette de ses petits doigts agiles nonobstant boudinés.

Bin vous me croirez ou pas, y a pas eu d’incident. Le vin blanc aidant, j’ai décortiqué mes crevettes de façon TRES TRES officielle et solennelle, avec ma fourchette et mon couteau, sans débordement de sauce tomate et en toute dignitosity-at-all-times.

Une fois l’épreuve passée, j’étais parfaitement détendue, suintant la confiance en moi, et en pleine conversation enduite d’intelligence et de culture batelière avec mon voisin de droite, un haut dignitaire je pense, en tout cas un type TRES TRES officiel et solennel.

Sur la droite de mon assiette, j’avais empilé la brochette en bois, et par dessus, ERREUR FATALE DE DEBUTANTE, les épluchures de crevettes à la sauce tomate.

Et là tout s’enchaine très vite.

Monsieur le dignitaire me pose une question, et afin de prendre mon menton dans ma main droite pour me donner un air d’intellectuelle inspirée, je pose mon coude sur la table. Juste avant de toucher la table, mon coude vient heurter la brochette en bois recouverte d’épluchures de crevettes à la sauce tomate, qui comme un mikado, fait levier avec élan, et projette le tas d’épluchures de crevettes à la sauce tomate, direction en plein dedans la face de Monsieur le haut-dignitaire. Qui comme de bien entendu portait une chemise blanche immaculée et une raie sur le côté bien gominée (et des oreilles géantes aussi).

C’est là que le titre de haut-dignitaire prend tout son sens:  le type a pas bronché et continué la conversation tel le briton flegmatique alors même que j’étais en train de l’épouiller de façon TRES TRES officielle et solennelle de ses épluchures de crevettes à la sauce tomate, dont certaines étaient engluées dans le gel capillaire, d’autres coincées aux boutonnières de sa chemise anciennement blanche, et une qui lui faisait un très élégant pendant d’oreille (géante).

Résultat: J’ai plus ZAMAIS été invitée à l’Amirauté à Marseille. PIRE que le sort habituellement réservé aux coupables d’échappage nichonnal en zone britone. Est-ce que VRAIMENT ça mérite une telle mise à l’écart, Mesdames et Messieurs les jurés? Non. Je pense que j’ai bien mérité ma réintégration au QG des bateaux français.

.

Parce que moi, sinon, en plus de brûler des catholiques pour Bonfire Night, puisque c’est comme ça, je risque de retourner manger du Stilton tartiné sur des crackers Belin au porto à la Royal Navy en célébrant Trafalgar hein.

MEME PAS PEUR.

.

.

.

*Pitié, envoyez-moi un hélico d’urgence sanitaire de Stilton*.

Publicités

Rends-moi ce vieux mégot et reprends un Quality Street

Les gens, dans leur grande sagesse, disent toujours que chaque grossesse est différente.

Alors pour pleins de choses, je peux pas *encore* témoigner. Par exemple j’espère bientôt pouvoir être en mesure de vous confirmer qu’autant le 1er accouchement c’est la Boucherie Sanzot, autant le second accouchement c’est un moment merveilleux plein de guimauve, d’amour pailleté et de bébés qui sautent au dehors comme des bouchons de champagne en 3mn30. C’est ce qu’a promis le gynéco anglais, et il a SIGNE, alors bon, POUET.

.

Mais il y a une chose que j’ai observée : En termes de goûts et d’envies de femme enceinte, le Wombat et Nips, c’est pas le même combat.

.

Pour le Wombat, j’en étais à avoir des doutes sur ma maternité.

J’allais au Pub le dimanche et je pouvais pas manger mon Sunday Roast, MEME PAS MON YORKSHIRE PUDDING. J’avais acheté des Rochers Suchard que j’ai dû jeter pour cause de péremption. Non mais des Rochers Suchard PERIMES, quoi. Dawling mettait le Nutella au frigo en tout impunité vu que je pouvais pas approcher le pot sans romir. Le Savane rapporté de France avec amour par ma copine de galère britonne était comme une âme en peine dans mon placard et me regardait de ses yeux de Cocker qui semblaient dire « Pourquoiiiiiiiii tu m’aimes pluuuuuuuuus, une si belle et si longue histoire d’amuuuur ».

Par contre j’aurais vendu ma mère pour des choux de Bruxelles, des navets, du chou-fleur, de la choucroute, ou du hareng fumé. Moi qui normalement n’aime que le cochon femelle du boucher sélectionné avec soin, je pouvais manger TOUT ce qui passait à ma portée et se composait de porc, même dégoulinant de gras, même mâle, même dans les petites gargotes en bas du bureau où les types qui te servent sont les descendants en ligne directe de Jack l’éventreur, à qui il manque 1 œil, 3 doigts et tout un tas de dents. Un dimanche, j’ai mangé un pâté en croûte au petit déjeuner, un feuilleté à la saucisse à 10h, un muffin au bacon à 11h, du Pork Belly avec de la sauce aux pommes à midi, des knackies à la moutarde au goûter et du boudin le soir (avec les restes de pâté en croûte en accompagnement). Un véritable génocide de petits cochons.

En fait je voulais manger TOUT ce qui sentait soit le pet, soit le pipi bien fumé. L’enfant était-il vraiment de moi ? Quand il est né, il sentait le bacon fumé. Pour sa paternité, en revanche, il y avait aucun doute possible. Anglais 100% pure souche.

 .

.

Nips, lui, est bien plus délicat, mais on sent poindre un brin d’esprit de contradiction et de casse-nouillerie quand même.

Notez que les premiers temps, il s’est nourri de perfusions saveur Ether Printanier. Bon.

Et alors ces temps-ci, je prends la liste des interdictions formelles du NHS pour les femmes enceintes, bin c’est la liste Quinté + dans l’ordre de TOUT ce que je VEUX.

  • Nips veut de la vodka. Un Bloody Mary bien chargé avec une tonne de Tabasco et de Worcester sauce, pour être précise.
  • Nips veut du sashimi de saumon, par quintal.
  • Nips veut du steak tartare bien épicé, avec du Carpaccio de bœuf ou de saumon dans le rôle des légumes.
  • Nips veut du fromage qui pue. A pâte molle, bien macéré-affiné- avec du moisi tout partout. De l’Epoisses, du Reblochon, du Vieux Lille, du Maroilles, du Mont d’Or et du Trou de cru. AVEC LA CROUTE.
  • Nips veut du pâté, de préférence de foie. Et du foie gras aussi. Sur de la baguette avec un bon verre de gros rouge qui tâche.
  • Nips est à deux doigts de ramasser les vieux mégots de cigarette du Dawling par terre JUSTE POUR UNE TOUTE PETITE TAFFE.
  • A Amsterdam, Nips voulait rouler des grosses gamelles aux mecs qui sortaient des coffee shops, et se jeter dans leurs T shirts imprégnés de l’odeur délicieuse de la drogue.

.

C’est pas moi hein. Moi dans la vraie vie de quand je suis pas enceinte, le fromage on en trouve pas ici donc j’y pense pas, je bois pas et j’ai pas fumé depuis 1982 environ. Et pour la drogue, je vois vraiment pas de quoi vous parlez Monsieur le Procureur.

.

En fait les seuls trucs qui me sont autorisés et dont Nips fait une consommation illimitée, ce sont les Quality Street rouges, à la fraise, ceux que personne aime.

.

20131011.02

J’envisage de monter une société d’échange de Quality Street en ligne, pour un rouge, je vous file 2 pièces jaunes dégueus.

Que tout le monde s’arrache.

Sauf Nips.

Pose cette noix de coco, Dawling

Il y a un mois (DEZA?? le temps file ma pauvre Geneviève), Dawling, le Wombat et moi, on a déménagé dans notre nouveau chez nous. On est passé de la coolitude / trenditude de North London, à la Cromignoneurie choupitudesque de la petite maison anglaise MIT jardin de la banlieue de West London. On va faire des économies en termes de cocaïne, champagne et boites de nuit, MAIS on le dépensera en plants de rosiers, tondeuse à gazon et rideaux Liberty, si vous voulez.

.

Notre maison et notre jardin, ça ressemble à ça:

20130924

La front door, le salon avec la cheminée, pis le jardin avec un chat dedans (pas à moi le chat, il était juste passé faire un petit caca). 

.

Quand vous rentrez comme ça, ça a l’air trop bien, surtout que les anciens propriétaires ont eu le bon goût d’emporter  avec eux leurs rideaux en serpillère brodée de romi à fleurs (non sans avoir essayé de nous les refourguer à prix fort, naaaaan, c’est gentil mais ça va aller).  Mais à l’étage, ils ont par contre eu le temps de coller partout de la moquette et de la tapisserie assortie (aux rideaux précités) .

.

Je vous le donne en mille, Emile, il va donc falloir faire des travaux.

Alors moi normalement, vous me dites travaux, je commence à sauter partout en bavant d’excitation et d’envie tant la testostérone m’habite.

.

Disons que je souffre du syndrome du Français moyen qui envisage éventuellement de se mettre à pédaler et qui donc, par le truchement de l’inadvertance, commence par s’équiper d’un vélo avec un cadre en carbone massif à injections V8, d’une combinaison en kevlar chaleur thermo-dynamique-diffusée en micro-capitons, et du dernier casque Hello Kitty. Avant de faire du vélo une fois, de frôler la mort par crise cardiaque et excision par selle de vélo, et donc de laisser l’équipement de compète rouiller contre le muret du jardin pour touzours.

.

Pour les travaux, c’est pareil, je commence par acheter 2T5 de documentation sur le sujet, une décolleuse de papier peint à vapeur 3,000 Watts (LOOOOOVE) ainsi que la ponceuse et la perceuse assorties, en frôlant l’orgasme à la caisse du magasin. Je fais aussi des classements avec tableaux Excel sur les meilleurs ouvriers alentours, en pondérant avec leurs tarifs, leur style, leur rapidité d’intervention et la portion dévoilée de leur raie des fesses pwalue par leur patalon qui tombe.

.

C’est héréditaire, je tiens ça de mon père (ce héros – Allô Œdipe?) et je l’ai transmis au Wombat : si on le plonge dans un magasin de bricolage, il est encore plus heureux que si je l’avais amené chez ToysRus. Il faut lui acheter tout le rayon peinture décorative + le rayon tournevis industriels. Il kiffe le rayon plomberie aussi, le tuyau, cet accessoire irrésistible. Et je vous parle même pas du rayon perceuses, à côté les voitures de course radiocommandées, c’est du pipi de Sansonnet de chat.

.

Mais le problème, c’est ce pauvre Dawling.

Dawling, il est mi-homme, mi-Ecossais. Et il se prend un peu pour McGyver MAIS IL L’EST PAS DU TOUT DU TOUT. Le magasin de bricolage ? Mais pour quoi faire. Cette fourchette fera un décolle papier peint avec tournevis intégré parfaite. Ma brosse à cheveux c’est un super pinceau à vernis (bon, on a pas de vernis mais on a du Golden Syrup, spareil). Et qui a besoin d’une pince coupante quand on a déjà investi dans ma pince à épiler de lusque il y a 3 ans (dépense qu’on aurait pu éviter d’ailleurs, vu qu’on avait déjà des cure-dents). Dans les chambres, il croit qu’il va bricoler des stores avec le papier cadeau de Noël 1983 et le manche d’un vieux balai trouvé dans la poubelle,  et un parquet en chêne point de Hongrie avec deux noix de coco et un trombone.

*SOUPIR*

Le Wombat et moi, on est des grands frustrés, voyez?  MAIS J’AI PAS DIT MON DERNIER MOT, JOSIANNE.

Je vous tiens au jus quant à l’état des négociations.

Aujourd’hui je vais mettre mon maillot de bain à cagoule

Nous sommes en mai et j’ai toujours pas rouvert mon blog, BONSOIR.

 

Ce mois de mai est bien typique briton.

 

Par exemple, hier.

On se lève sous un soleil radieux.

Je me lave les cheveux, je me fais un brushing, et je dis à Dawling, allons donc dans l’East-end, y a un petit marché qui m’a l’air trop sympa, à côté d’une mini-ferme où il y a de gros gros daddy pigs pour le Wombat #PassionCochon.

 

On monte dans le bus.

Quand on est arrivé de l’autre côté, le Wombat pionçait comme un petit goret dans sa poussette.

Et soudain, le ciel s’assombrit. Mais genre PAF, d’un coup, QUI a éteint la lumière ?

AVERSE DE GRELE.

 

On est restés coincés, comme de bien entendu, sous la tente d’un vendeur de fromage. Et comme de bien entendu, alors que depuis 5 ans, je ne trouve que du fromage en plastique double pasteurisé bien désinfecté sur les bordures, là on est tombé sur les fromtons les plus puant du Far West et au-delà. Sans déconner, faut que j’amène mon imper au pressing.

 

Avec Dawling, on s’est dit : laisse tomber les cochons, on part déjeuner pendant que le Wombat dort. On saute dans un taxi rapport que des glaçons de la taille de l’iceberg du Titanic sont en train de nous tomber sur le coin de la carafe, et on arrive au resto.

 

Wombat AWAKE, surexcité par le taxi. ENCOOORE TAXIII MUMMY.

 

ET

 

Soleil de plomb. Je mourrais de chaud dans mon écharpe encore englaçonnée au fromage.

 

 

 

J’en peux plus, Lucienne.

Trop de choix tue le choix

Ce week-end, on est allé étudier un autre quartier londonien dans son milleu naturel et sauvage. C’était un quartier près de la Tamise, à l’Ouest, ou il y a zéro école française, mais pleins d’écoles anglaises à uniforme & écusson très classieuses.

J’ai beaucoup pensé à Angel CoinCoin, car c’était le monde merveilleux du canard sauvage qui s’ébroue en liberté et vient vous raconter sa vie d’un air péremptoire et convaincu. Il faut dire que c’était une belle journée printanière, on portait même pas de moufles ou de cagoules, et dans le ciel, il y avait un truc jaune brillant et chaud qu’on avait pas vu depuis 1983 (l’époque où Dawling avait une moustache et les cheveux longs) = le soleil.

Alors que quand on est allés voir le quartier de la probable école française du Wombat, on avait perdu deux dents et 3 oreilles chacun par ce froid de canard (on parle beaucoup de canards aujourd’hui, non? Angel Coincoin qu’as-tu fait?), même que mes pieds affichaient -45 degrés et que j’avais dû les faire fondre dans un ragoût de bœuf le soir.

Du coup, pour le moment, je suis moyen objective, je veux TOUT plaquer et aller vivre parmi les coincoins.

La seule grenouille dans la soupe aux épinards, c’est qu’à midi, on s’est arrêtés dans un resto, certes sur de magnifiques écluses de la Tamise, avec le doux son de la cascade qui caracole sur les rochers mousseux et le soleil qui vient te caresser la joue gauche. MAIS qui nous a facturé un total de 8 millions de US$ pour du blanc de poulet poché un pwal vert aux entournures pour le Wombat(on espère que c’était des herbes et pas du moisi mais c’est pas encore sûr), et pour nous du gras de porc tellement filandreux qu’il t’aurait niqué la canine récalcitrante si nécessaire.

Alors que de retour à la maison, dimanche, on est allés dans notre resto du coin des poulets rôtis (c’était décidément une week-end autour du thème de la volaille), et qu’on vendrait ma mère pour leurs frites & consorts.

Bon.

Education de mon fils OU BIEN canard sauvage OU BIEN mon estomac.

C’est un peu le choix de Sophie. Je sais pas quoi faire.

 

 

 

La naissance, ce moment merveilleux #2

Le début de ce récit palpitant et émotionnant est ici.

 

A 22 heures ce samedi soir, moi j’aurais dû être dans le restaurant gastronomique d’un hôtel de lusque de Richmond, au bord de la Tamise, que Dawling avait réservé pour notre anniversaire de mariage.

 

A la place, j’ai mangé des chips au vinaigre et du snickers fondu de contrebande de la machine à café. Mais c’était merveilleux. Car depuis que j’ avais renoncé à Chantal (c’est ELLE QUI A COMMENCE), et que j’avais eu ma péridurale, j’avais plus mal au dos, j’avais plus mal au ventre, j’avais plus envie de vomir, et j’avais même plus besoin de me lever pour aller faire pipi comme toutes les 23 minutes depuis 3 mois. Une sage-femme était à disposition pour m’apporter à boire, me regonfler mon coussin et me faire des bisous à la main si nécessaire. J’avais le lit pour moi tousseul, Dawling pouvait bien se débrouiller avec son fauteuil tout pourri, moi je parlais aux oiseaux (des restes de la morphine sans doute).

 

Mais ça n’a pas duré, ma pauvre Geneviève. Car Chantal est reviendue se venger, et sa colère a été terrible.

 

Le lendemain matin à 6 heures, j’ai dû dire adieu à la merveilleuse sage-femme qui a été remplacée par une autre. La nouvelle avait apparemment été formée à Guantanamo : On était plus là pour rigoler, voyez ? Or, malgré le monitoring des contractions qui affichait un 42 sur l’échelle de Richter toutes les 3,5 secondes environ, au niveau du col, c’était la  mer des îles Grenadines, QUEDALLE.

 

Comme il fallait bien lui faire les pieds à ce col récalcitrant, PAF, elle est allée lui chercher la perf d’ocytocine sous les ricanements de Chantal.

 

A 11h, elle a décrété que voilà, on avait qu’à dire que j’étais prête à pousser, vu que les 24 heures fatidiques après la perte des eaux allaient plus trainer et qu’elle avait pas l’habitude de se laisser faire par  les mollassonnes du col comme moi.

 

Là moi je me suis rappelée de cette bonne vieille Chantal, et j’ai demandé si on pouvait vraiment pousser comme il faut sous péridurale, vu que j’avais pas l’impression de ressentir grand-chose.

 

Elle a dit : NON. Et elle a éteint la péridurale, PAF. Bien fait pour moi.

 

Au bout de quelques minutes, j’avais toujours pas envie de pousser, par contre j’avais super envie de me foutre en l’air vu comment j’étais de nouveau en train de décéder vivante sur place. Marie-Thérèse la sage-femme a alors pris les choses en mains en s’asseyant sur mon bras perfusé (elle et ses 240 pounds de tutu) puis en me coinçant les doigts dans l’articulation du lit. Fallait que je me bouge le séant, que j’arrête mon cirque et que je me mette en levrette. Ordre du général.

 

Scoop : Se mettre en levrette avec la colonne vertébrale brisée et la perf emmêlée, ça atténue pas tellement la douleur, en fait. Pis là, il a fallu pousser. Sans péridurale, sans avoir envie, et sans qu’il se passe jamais rien. Je sais pas exactement combien de temps s’est écoulé (looooooooongtemps), occupée que j’étais à vomir / pleurer / tenter de sauter par la fenêtre / feinter le tutu de Marie-Thérèse qui était irrésistiblement attiré par  le moelleux de mon bras perfusé.

 

Mais au bout d’un moment, Dawling a dû finir par dégotter un bazooka et faire venir de l’aide. Une autre sage-femme de 12 ans et demi m’a annoncé qu’on partait au bloc, mais que du coup, une fois qu’on y serait,  ils allaient devoir me faire une rachianesthésie. Et elle a commencé à me lire les 8 pages recto-verso du consentement éclairé du patient sur tous les effets secondaires du bouzin (en Anglais, mais bon à ce stade et dans mon état, ça aurait été du Ouzbek occidental que j’aurais pas mieux compris). Elle avait aussi l’air assez embêtée parce qu’ils trouvaient pas de pantalon à la taille du pti postérieur du Dawling, ça va tomber Monsieur, ou alors faudra bien serrer la ficelle mais ça va bailler au niveau des cuisses. (REALLY ?? )

 

Ensuite, il me semble qu’on a traversé l’hôpital sur une route non goudronnée avec beaucoup de nids de poules pour atteindre le bloc opératoire, ce passage est un peu flou. Mais en tout cas, j’ai pas réussi à mettre fin à mes jours en me jetant sous les roues du brancard, vu qu’arrivés de l’autre côté j’étais toujours au bord de la mort, en train d’essayer de les insulter mais vas-y, rappelle-toi de ce qu’ils disent dans les films de Tarantino en Anglais avec la colonne vertébrale brisée en position de levrette.

 

Puis un type à lunettes planqué derrière un masque m’a sanglée et fait une piqûre dans le tuyau de la péridurale, et j’ai ENFIN été soulagée. Par contre j’avais des steaks froids à la place des jambes et les bras attachés, on peut pas dire que c’était aussi jouissif que la première fois.

 

Il s’est avéré que le Skips était pas du tout en position mais au fond du couloir à droite en train de regarder ailleurs. Il a fallu lui remettre la tête dans l’axe et aller le chercher avec des couverts à salade (c’est joli comme petit nom pour des forceps, nan ?).

 

Mon Womnbat est né à 15h12.

On me l’a rapidement montré mais je l’ai pas vu tout de suite, parce que j’avais pas mes lunettes.

Dawling est allé le surveiller pendant qu’on l’examinait,  et puis on l’a enveloppé dans un linge et on me l’apporté.

Il avait les cheveux orange dressés sur la tête, les marques des forceps et il sentait le bacon grillé (l’odeur la plus délicieuse du monde). Il a pas voulu manger, mais il s’est endormi sur moi en ronronnant un peu (le bruit le plus délicieux du monde).

 

Le temps s’est arrêté.

Les moustiks m’a tuer

Il fait 30 degrés.

La nuit dernière, Dawling a ouvert grand les fenêtres, rapport à la complainte de la femme enceinte dont l’estomac est réduit à la taille d’une noisette, qui a des seins de 22 ètres de diamètres tout congestionnés et qui se coincent partout dès que je tente un changement de position, et qui en plus a du prendre 3 douches la nuit dernière telle le pachyderme se roulant dans la boue à la recherche d’un peu de fraicheur. MONSIEUR serait sans arrêt dérangé, ce pauvre bouchon.

Résultat, je me suis faite manger tucru. Au sang. Partout. Surtout dans les plis de gras. Et là, cet homme charmant, en découvrant mon pauvre corps meurtri au matin, me dit: « Dis donc, les mouskitos ils ont bon goût, hein, héhé, ils ont piqué là ou c’est bien euh….. *réalise ce qu’il est en train de dire – moment de panique – blaaaaaaaaanc* euh…. tendre quoi.

CA VA J’AI BIEN COMPRIS QUE TU VOULAIS DIRE GRAS HEIN. Mais bon j’ai pas relevé, j’étais trop occupée à m’attaquer la peau du cucul à la fourchette à gigot.

Ce qui m’étonne c’est que d’habitude les moustiques, ils préfèrent toujours Dawling. Je dois avoir le sang tout Dawlinguisé à cause de Skip. Ou alors c’est tout ce bacon que je mange à la place du chocolat  *pardon les pitis cochons – c’est pas moua c’est le bébé*, les moustiques, ils aiment ça.

Taloperie de moustiks britons quoi.

Et avec votre Full English Breakfast, vous voulez un peu de mayo?

Mon exil en Britonnie est l’occasion pour moi  d’étudier le Briton dans son milieu naturel. Et aujourd’hui est un grand jour pour la science: Car je viens de percer YET ANOTHER MYSTERY, Sherlock.

Car voilà les deux questions qui me turlutaient:
1. Après des recherches approfondies, il faut se rendre à l’évidence, dans ce pays, il n’y a pas de bol. Le grand bol comme chez mémé où on vous sert 1l de café au lait, je veux dire. Seulement des mugs. Or, le croissant, il rentre pas dans le mug. POURQUOI?
2. Le Briton moyen, le matin, au lieu de manger comme les gens civilisés une tartine de confiture, prend un pti dèj de 4×3 mètres, contenant du BOUDIN NOIR. POURQUOI?

.

Bin problem solved, dis donc. Je suis pas TROP à deux doigts de passer mon diplôme d’ethnologue ès Britonie là?

Je vous explique: C’est parce que figurez-vous qu’ici, dans ce pays d’endives chroniques, si vous trempez votre tartine d’œuf / concombre / marmite (non mais à la base, ils ont des goûts particuliers aussi hein) dans votre breuvage matinal, PAF, Mémé vous soufflette la mimine: En effet, vous vous êtes rendu coupable d’une violation caractérisée du code de déontologie de la bonne conduite britannique. Le MI6 est à deux doigts de s’occuper de votre cas.

En plus, c’est UBER dangereux, parce que souffleter pendant le processus de trempage, c’est prendre le risque de provoquer la chute de tartine in ze bol et de provoquer un Tsunami au sein de votre décolleté de chemise. Et si je change de chemise, faut que je change de pantalon, et si je change de pantalon, faut que je change de chaussettes, et si je change de chaussettes, faut que je change de cravate et ainsi de suite (change seulement de pantalon, Georges.)

En conséquence, pour être sûr d’étouffer toute tentative de rébellion dans l’œuf, le gouvernement briton a mis en place la politique du mug obligatoire. Nous nos placards sont aux normes:

20090607.01
.

Cette mesure est accompagnée par l’absence de croissant et de baguette fraiche: On ne trouve que du pain de mie qui a fortiori ne rentre pas dans le mug en vue de son trempage. Malin, hein?

.

 

MAIS, face à cette frustration du manque de trempage, le Briton a développé un mécanisme darwinien de défense: Tous les matins, en sus de son mug à fleurs, il se tape un œuf au jaune qui coule et imbibe un toast, préalablement grillé et beurré puis astucieusement placé sous l’œuf.

AHA: Il y a trempage du toast par le jaune d’œuf MAIS sans l’intervention du Briton, qui, blanc comme la neige pâle d’un doux matin d’hiver, s’en met même pas sur les doigts, vu qu’il mange avec sa fourchette et son couteau. 

.

Elle est bien feintée là Mémé, hein ?
CQFD

De comment topper le Dawling

Je reçois des MILLIONS de courriers d’admiratrices secrètes pour me dire:

  • Où as-tu trouvé ton Dawling?
  • Est-ce que tu le vends en leasing sans frais?
  • Quels sont les horaires du prochain show de ramassage de miettes fesses-nues sous la table de la cuisine?

Et vous, lecteurs, innocents  comme de jeunes céanothes évanescentes au soleil pâle du mois de mai (mais sauf quand il pleut), vous vous dites peut-être: quelle chance! Un Dawling de pure souche britonne et si bien élevé qui s’installe comme ça dans mon lit et dans ma cuisine MIT tous ses accessoires UND un petit pot de marmite.

NAN.

La chance n’a rien à voir là-dedans, malheureux, car le Briton est une espèce qui n’a été que récemment domestiquée dont la complexité au niveau de l’apprivoisage rappelle celle du poney Shetland sauvage (mais sans la frange). De plus, le Briton-mâle, en milieu naturel, est l’un des seuls individus sur terre à ne disposer d’aucun move en termes de parade nuptiale: C’est-à-dire qu’il a pas besoin, il a déjà le flegme et l’humour britonnique, la tempe grisonnante du renard argenté, la pop music  et l’accent de Cambridge. A un moment donné, il faut quand même voir à laisser une chance aux autres, voyez? En outre, le Briton est fortement intimidé par le partenaire sessuel potentiel qui vient d’Etrangie, car il n’est pas familier avec ses pratiques barbares. Par exemple, moi, je n’ai pas voulu manger de  tourte à l’écureuil béchamel (TRUE STORY). C’est déconcertant pour un Briton.  Je ne vais pas vous le cacher, à la vue d’un gens d’Etrangie, le Briton se carapate immédiatement au loin, adieu Sean, adieu sandwich concombre-marmite d’un côté, cheddar-confiture de l’autre.

.

Mais pas de panique, c’est votre jour de chance, j’ai mis au point pas moins de deux méthodes de pointe scientifiquement testées de toppage de Briton pour les nulles. Mettons-nous en situations:

.

1ère situation: Au pub avec le Briton.

Topper un Briton au pub est votre meilleure chance, puisque 1. le Briton passe 75,4% de sa vie dans un pub et 2. le Briton, même si son instinct lui dit de s’enfuir face aux gens de l’Etrangie, il lui dit surtout de ne pas abandonner sa pinte d’IPA. Il  n’en est pas moins une petite chose fragile et apeurée, et il faut prendre garde à ne pas l’effrayer par des mouvements trop brusques. Comme il ne peut pas se planquer  sous son col roulé (c’est la règle, le Briton porte un picheurte, toujours, même pendant que la bise fut venue – i.e  TOUT LE TEMPS), il n’a pas d’autre choix que se planquer derrière sa pinte. D’où la taille de la bassine servie dans les pubs de Britonnie, 4 yards par trois.

ATTENTION aux pièges basiques:  Au pub, on est vendredi soir, personne n’a l’air de se soucier de votre hypoglycémie naissante, et le choix gastronomique est limité. MAIS il faut résister et surtout ne JAMAIS  goûter les pork scratchings. Car, comme son nom l’indique, il s’agit bien de croûtes de cochons grattées (et pwalues). Notez que parfois, le nom est trompeur. Par exemple, le black pudding, ce n’est pas un dessert tel la forêt noire, mais à mi-chemin entre le boudin noir et le saucisson (du boudin gras avec des bouts de gras dedans, qui comme de bien entendu se mange frit). Et les   » Sweetbreads  qui ne sont pas des petits pains sucrées ou de la brioche, mais les glandes du vomis d’agneau. Brèfle, si vous cédez à la faim et à la tentation du pork scratching, vous risquez le rot à la bulle de bière et au gras de porc rance-mal-taillé-mal-épilé. Et ça, ça a beau être raccord avec la culture de pub britonne, c’est pas sesky.

ATTENTION aussi, respectez la coutume locale: « eating is cheating », « seating is cheating », et dragging aussi, par le truchement de la conséquence i.e. on est pas là pour rigoler, quand on boit, on mange pas, on s’assied pas, on ne s’interromps pas en vue d’une éventuelle parade nuptiale. Ça serait nuire à la substantifique moelle de la pinte de bière anglaise. 

 Tout ce qu’il vous reste à faire, malheureux, c’est d’attendre, Attendre. Attendre. Et attendre encore, enduite de dignitosity-at-all-times. Au bout d’un moment, le Briton s’endort. Un Briton endormi se reconnait aux indices suivants: Il a toujours sa bière gluée à la main et il est toujours debout, MAIS il forme un angle de 45 degrés avec le sol, et soit, il s’appuie contre un truc – la plupart du temps, un fut de bière – soit, il connait un mouvement concentrique de forme circulaire autour d’un axe vertical centré sur son fesse. Il vous suffit alors de le cueillir pour votre usage personnel, en le collant dans le taxi pendant qu’il se rend compte de rien.

Un Briton se réveillant dans votre maison sera OBLIGÉ de vous épouser ensuite, c’est la loi.
Au pire, vous pouvez aussi  lui dire que c’est la loi en France – c’est le cas en Corse, en tout cas – , sinon mon père, IL  TE TUE.

.

2ème situation: Le Briton rentre à son hôtel le soir après un diner romantique avec vous, où par souci de franche camaraderie et en vue de possibles relations sessuelles, vous avez pris soin d’éviter les escargots à l’ail / les huitres aux échalotes / le  tartare aux oignons (TORTURE). Vous méritez bien d’en être récompensée, mais attention, là aussi, il y a des pièges.

L’erreur classique consiste à utiliser ma méthode habituelle, c’est-à-dire demander à utiliser sa salle de bain, lui dire de vous rejoindre in 5 minutes,  et PAF, according to the plan, quand il arrivera, vous serez nue comme un ver allongée langoureusement sur le lit, une lollipop à la main, ouverte à toute éventualité sessuelle. Nan. Car au bout de 1:30h, vous serez toujours nue comme un ver allongée sur le lit, vos pieds afficheront une température de -12 degrés,  et votre torticolis de fesses aura fortement réduit les éventualités sessuelles. Il faudra vous rhabiller pour retrouver votre Briton en bas, au pub. Si par malheur le Briton croise un pub, c’est mort. Or, je vous rappelle qu’une fois au pub, y a plus moyen, hein, cf. la situation précitée.

Mais le Briton est UBER poli, c’est là son point faible. Si 4 filles rentrent dans un ascenseur suivi du Briton et que celui-ci se trouve près de la porte, pour autant il ne sortira en aucun cas le premier de l’ascenseur. C’est pour lui une question de vie UND de mort: IL FAUT qu’il laisse passer tout le monde avant.  Il vous suffira donc de raccompagner votre Briton. Au moment de sortir de l’ascenseur, il rougit et tente de se plaquer contre le côté pour vous laisser passer: l’enjamber et PAF, se coincer un nichon dans sa cravate.

Un Briton qui vous a démêlé le nichon de sa cravate sera OBLIGÉ de t’épouser ensuite, c’est la loi.
Au pire, vous pouvez aussi  lui dire que c’est la loi en France – c’est le cas en Corse, en tout cas – , sinon mon père, IL  TE TUE.