The day of proposal

The 29th of February, chez les Britons, c’est ze day of proposal, i.e. t’as le droit de perdre toute dignité et de demander to Bond, Sean Dawling Bond, en épousailles. Non que tu aies pas le droit les autres jours, je te rassure Elisabeth Badinter, mais seulement là, apparemment, on a le droit encore plus.

La seule libellule dans la soupe au topinambour et à la truffe fraiche, c’est que moi, le 29 février, j’étais avec mon Amoureux pwalu, aka Georges le Chat, plutôt qu’avec mon amoureux glabre (sauf de la raie des fesses mais je m’égare) et purple aka Dawling. Or, si tu connais bien mon chat, tu sauras qu’on ne lui passe pas la bague aux orteils impunément, pas si on entend garder 2 yeux en état fonctionnel. Donc Caramba, c’était encore raté, me dis-je. J’allais rentrer le dimanche soir dedans ma maison, pis aller au bureau lundi bague-less, comme tous les jours depuis 3 mois, et la seule source de joie de ma journée serait le trolley-bouffe de 11:23, de la bouffe sur roulette qui vient d’elle-même me voir de son plein gré dans le dedans de mon bureau.

Eh bin non: parce que Purple Dawling, vêtu de sa plus belle chemise mauve, d’un pull mauve, de chaussettes mauves, d’une écharpe mauve et d’une cravate violette (son slip était noir, je vous en prie), non seulement avait cuisiné (des pâtes au bacon et au petit pois hein, faut pas pousser), mais au détour d’une phrase et au pied du micro-onde, s’est agenouillé et a sorti ZE BAGUE. Comme je te le dis. Une bague qu’on voit bien qu’elle a fait des études d’architecture et de Valérie Damidot réunis tellement qu’elle est belle comme un Franck Lloyd Wright du Danish design.

Je passe donc 2h par jour à jouer avec ma nouvelle bague, je la fais monter descendre monter descendre, je lui fais faire la toupie, je me la mets autour de la langue, pis dans le nez un ptit peu, brèfle, je suis presque à deux doigts d’arrêter de fumer tellement que c’est distrayant. Mais non parce qu’après sinon je pourrais plus faire semblant de demander ma cigarette en mariage et de lui passer la bague.

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Meet my partner

Je te signale que j’ai de très gros soucis.

Je sais jamais comment présenter ou parler de mon Dawling d’amûr.

  • On est pas mariés, donc j’ai pas droit de dire husband.
  • On est  pas fiancés (non tu as bien lu, QUEDALLE – j’ai déménagé, abandonné famille, amis, Paris Première, Thierry Ardisson et le chocolat Côte d’Or et marché pieds nus dans la neige jusqu’au blizzard londonnien pour lui et tout hein, mais brèfle) donc je peux pas dire my fiancé.
  • J’ai plus 13 ans, je vais pas dire « my boyfriend, je vous en prie.

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Donc à la soirée huppée du boulot,  j’ai dit « my partner » à mon Chef. Donc maitnant au boulot tout le monde croit que je suis homossuelle et je me suis fait draguer par un troupeau de filles.

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Non mais quand je te dis qu’il me FAUT cette bague, c’est pas par cupidité hein, c’est pour de VRAI.