drenka & Dawling se marient #2: Quand je me suis déguisée en princesse

Quand on se marie, il y a un genre de bizutage obligatoire. C’est que le matin même (vers 8h12), faut aller chez le coiffeur.

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Pour allez chez le coiffeur, équipement nécessaire

  • Des cheveux (rigole pas, c’est pas facile d’avoir des cheveux de nos jours)
  • Le serre-tête à Emma-l-entremetteuse
  • Une photo de chignon, car sachez que le chignon est OBLIGATOIRE pour se marier Madame, c’est comme ca, MEME si t’as 3 kg de double menton, eh OUI. C’est kiki le boss? C’est la COIFFEUSE, CHEF.

Inutile de  dire que c’est la veille, de 2h16 à 3h49 de la nuit, qu’avec Marie, on a fait 36.15 chignons de mariée. Pour faire réaliser celui qui me plaisait, il  fallait juste que les cheveux de Carrie Bradshaw me poussent pendant la nuit mais ça va, hein, t’es coiffeuse ou t’es pas coiffeuse?

Inutile de préciser également que nous voilà arrivées chez le coiffeur sans les cheveux de Carrie, mais aussi sans le serre-tête vu qu’on a pas eu le temps, et sans les photos du chignon qui étaient restées à côté du cendrier à ma maison. Du coup, on s’est bien fait appeler Marcel par la coiffeuse qui m’a un peu ratée par le truchement de la vengeance, mais avoue que j’avais bien mérité.

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Et là, j’ai cru que j’étais tirée d’affaire, maintenant que j’avais une pièce montée greffée sur la carafe (264 épingles et 8 litres de laque au bas mot) (à ce stade, je rappelle que mes cheveux sont au nombre de 4,5), mais en fait, NAN. Car à l’étage, la coiffeuse, elle fait aussi maquilleuse. On t’a pas dit? C’est OBLIGATOIRE de se faire maquiller pour se marier. (Ah bon? Mais parce que moi j’aime pas me maquiller et… TA GUEULE, c’est dans le package. Ah, OK).

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Je vous retranscris la scène insoutenable qui a suivi:

– Alors comme je ne me maquille jamais, je voudrais du Nude s’il-te-plait Madame (je me maquille pas mais je lis les blogs de filles, je connais les termes techniques et tout, t’as vu?).
– Et allez. Peau grasse, cernes jusqu’au cou, des boutons et du Nude et vas-y démerde-toi. Et je fais COMMENT MOI?
– Ah. Bon bin en tout cas, j’aime pas trop le fond de teint à cause de mes taches de rousseur, et…
– PAS DE FOND DE TEINT? PAS DE FOND DE TEINT? Vous irez pas vous plaindre APRES que vous avez une tête de cul sur les photos hein. Moi j’aurai essayé. Les taches de rousseur, c’est pas un problème, on cache les vraies, pis on refait des fausses par-dessus alors faites pas l’enfant.
– Ah. *sue de la raie des fesses*. Bon. Et les yeux on peut faire du beige et brun?
– Ouais. FERMEZ

PAF, grand coup de pinceau dans l’œil de moi-même – Une larme s’en écoule lentement emportant tout sur son passage comme de bien entendu.

– AAAAAAAARGH, mais ARRETEZ de pleurer, vous me salopez tout là.
– Pardon PARDON PAAAAAAARDOOOON (ouvre un œil, j’ai la tête à Mohammed Ali après sa défaite contre Frazier en 71 (je veux dire je suis violette à tendance rose fuchsia sur les bords avec du jaune par-dessous quoi) (fais un effort).
– Euh non, mais, pardon de vous demander de m’excuser mais, c’est pas trop trop beige la quand même?
– Non. J’ai changé d’avis.
– Ah bon? Mais parce que moi j’aime bien beige quand même et…
– RHAAAAAAAA, PTIN, voilà, les gens, ils te demandent de les maquiller et après ils choisissent tout. PTIN!
– PAAAAARDOOOOOOON.

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Marie, pendant ce temps-là, devait se dire en fort intérieur que YOUHOU, tu vas réagir, Paulette, au lieu de te laisser marcher sur les Jimmy Choo comme le poulpe de base? (Soit dit en passant, heureusement que les poulpes portent pas de Jimmy Choo, parce que 4 paires de pieds à chaque fois, je te dis pas le montant du découvert que papa poulpe devra combler après. Hum. Bref).  Puis, son tour est venu.

*musique dramatique de John Williams*

– OUHLA, beh faut prendre le soleil là, Madame hein. C’est IM. MONDE.
– Snif. Euh, promis je vais trop prendre des cours de rattrapage. Et sinon, en fait, je me demandais, vous pourriez faire quelque chose pour ce bouton, là?
– Certainement PAS, Madame. Il est affreux, on ne voit que ça et on ne peut rien faire, ce serait encore pire.
– Ah? Parce que moi d’habitude, quand je mets un peu de poudre ici, j’arrive à ….
– NAN. J’ai dit. Toute manière ça vous apprendra à pas vous démaquiller hein. Vous avez du noir jusqu’au cou, après faut pas s’étonner.
– Non mais c’est parce que, veille de mariage, un peu picolé tout çaet…
– VEUX PAS SAVOIR. Pis d’abord, vous vous êtes lavée avec quoi?
– Du…. savon?
– J’en étais SURE. Donc vous vous lavez les pieds et tout de suite après la tronche, avec la même chose.
– Non mais je….
– RIN DU TOUT. BIEN FAIT.

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Nan, mais ca va. Je te rassure. On était les plus belles tfacon. Tfacon mon père cassait la gueule à tous ceux qui disaient pas qu’on était les plus belles, alors tu vois.

20080712.02

Je m’autoblogue la face si je veux

Avertissement : Ce post est hautement philosophique; oui j’ai d’énormes problèmes de riches moi.

 

 

Nouvelle expérience de nature capillaire. Et remise en question perso : A partir 145260 essais, chez un coiffeur différent à chaque fois, peut-on dire que :

Choix A : Paris est jalonnée (oui Paris est une fille alors on fait l’accord même) de terroristes polymorphes dont le but ultime est d’anéantir toute vie chevelue ;

Choix B : Je suis victime d’un manque de coopération manifeste de la part de la bande de serpillières filiformes qui me sert de perruque ;

Choix C : Je suis une hystérique insatisfaite du crâne; Bon hystérique peut-être que j’exagère un peu quand même. En général le temps que la connexion chimique s’établisse entre le neurone du cheveu, le neurone de l’œil qui le contemple et mon cerveau limbique, le délai écoulé est d’approximativement 23 heures, 48 minutes, au terme duquel je m’écrie prestement : AH MAIS VOILA C’EST CA QUE J’AURAIS DU LUI DIRE ! Le côté hystérique est donc principalement perçu non par l’auteur de l’attentat, qui, elle, a droit à mon sourire plein de dents mit un gros chèque, mais par le pauvre ère qui me côtoie à l’issue de ce délai de carence, sauf en cas de match de foot auquel cas je peux me brosser Mireille pour qu’il s’intéresse à la catastrophe qui vient de s’abattre sur mes pwals de tête (C’est pour ça que j’ai pris le soin d’aller chez le coiffeur AVANT vendredi prochain).

 

Bon et là donc, je peux pas vous cacher plus longtemps la vérité. Il apparaît que le choix n°C s’impose, après analyse approfondie du Chéri. Je peux dire que c’est un choix objectif parce que j’avais pris la peine de le gaver de pêches à la crème juste avant pour essayer de le soudoyer. Et quand je me remémore la scène, une crainte s’insinue en mon sein, en mes seins même (c’est dire si c’est une grosse crainte vu la taille de mes seins) (quoi ?). Pourvu que la coiffeuse elle a pas un blog, sinon je vais clairement me faire bloguer ma goule vite-fait. Du coup je me suis dit, tiens, si je m’autobloguais toute seule, au moins comme ça, c’est fait, on en parle plus. Donc mettons nous en situation. Je suis une jeune coiffeuse. Je viens de recevoir dans mon salon une fille aux gros seins (quoi ENCORE?).

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Lundi, 5 juin 2006

 

Le lundi de Pentecôte, moi, j’aurais dû être à la Feria de Nîmes, en train mater César Rincon qui devait mettre une rouste à deux ou trois taureaux, en m’enfilant des sangrias au soleil du midi au son des castagnettes.

Mais faut croire que c’était trop demander, hein.

1. Il a fallu que je garde la boutique

2. Il a fallu que je tombe sur la chieuse de l’année.

 

La fille style « Ah mon Dieu, mais prenez-en soin c’est mes cheveux tout de même ». Le genre de Nana chui sûre, à demander au Chef d’un restaurant si son poisson est frais, voire pire, à prétendre qu’elle est enceinte en croyant que le Chef du coup, trop il comptait lui servir du poisson pourri mais comme elle a pris la peine de le gonfler 5 minutes, là c’est bon, y a force majeure, hein, tout de suite PAF, il retourne au marché lui chercher du poisson frais.

 

Madaaaaaaaaaame se pointe donc, un lundi de Pentecôte, à 17 heures. 17 heures trop bien, on peut même pas lui dire que c’est trop tard, mais on sait déjà que c’est mort pour faire le gigot- haricots verts frais à Chéri hein, vu que le temps de balayer son ondoyante chevelure (au nombre de 4,5 cheveux), le 20 heures sera terminé et on sera accueillie par un Cro-Magnon en hypoglycémie, on aura juste le temps de griller un steak haché pommes-sautées. Mes bourrelets la remercient par avance. Par contre, faudrait voir à pas traîner, parce que Madaaaaaaaaaame, elle, par contre, elle a une vie après le coiffeur hein, faudrait tout de même pas qu’elle soit en retard tout de même. Nan mé oh.

 

Madaaaaaaaaaame voudrait un balayage « coup de soleil ». Mais attention, hein, elle veut que ce soit blond, mais blond doré hein, pas blond blond, avec des reflets cuivrés, mais pas roux hein, et puis elle veut pas une couleur sur ses mèches, vu que ça tient pas notre escroquerie de couleur là, elle finit toujours par se retrouver blonde après 3 mois, ce qui est scandaleux avouons-le. Ah oui et puis, elle veut pas qu’on redécolore encore les pointes, sinon ça va être plus clair que les racines à fortiori. Mais par contre, elle veut pas non plus qu’on fasse que les racines, sinon on va voir la différence avec les pointes, du coup.

 

Pour la coupe, Madaaaaaaaaaame m’a pris pour Mc Gyver. Elle croit qu’avec un trombone, une noix de coco et un scotch, je vais faire de ses queues de rat la perruque de Sarah Jessica Parker, minimum. Comment ça c’est pas possible ?? Rôôôô Madaaaaaaaaaame elle bûûûûde.

Bien fait pour elle, PAF, j’ai zappé le massage de veuch, et mine que rien je te lui en ai collé pour l’équivalent du PIB de l’Argentine en soins.

Héhé. T’avais qu’à pas me chercher, grognasse…

Il est pas gros, il est moelleux

Le Chéri se trouve gros.

Certes, le ventre du chéri est orné d’un délicieux bourrelet qui a légèrement tendance les temps derniers à s’étendre de par les côtés pour essayer de faire le tour par derrière. Au hurlement de la latte de lit le soir au fond des bois, il se pourrait qu’effectivement il souffre d’une légère surcharge pondérale.

D’après ma coiffeuse, qui est un peu médecin, un peu médium, un peu psychologue, et très peu coiffeuse (on peut pas être bonne en tout), tout ça c’est de ma faute, parce que je souffrirais d’un total manque de confiance en moi, qui ferais que j’aurais besoin de le nourrir pour combler mon gouffre affectif. Et par exemple, quand on a une vie sexuelle épanouie et qu’on a pas peur d’assumer (oui, est-ce que je vous ai dit que ma coiffeuse est un peu sexologue aussi?), et bien, la nourriture perd de son importance. Elle, par exemple, son amoureux serait mince comme tout.

N’IMPORTE QUOI MAIS ALORS VRAIMENT HEIN. Je suis:
– tout à fait équilibrée et pas du tout obsédée par la bouffe, je mange bon, 23 fois par jour, quoi, comme tout le monde, pis j’aime les trucs légers, le beurre, le nutella, la graisse d’oie et la mayo quoi.
– pas du tout un gouffre affectif; et si je viens de laisser 32 texto et 12 messages vocaux au chéri, c’est parce que je m’inquiète quand même, il a mangé qu’une seule cracotte ce matin.
– par contre, VOUS AVEZ TOTALEMENT RATE MA COULEUR OU JE REVE?? (euh, non, c’est blond hein! euh, non, c’est orange un peu sur les bords. Euh, non, c’est « blond vénitien », c’est hyper à la mode.

Tu m’étonnes que je rate ma vie sexuelle avec une couleur pareille. Ptin à cause d’elle je vais être obligée de le gaver de tartiflette dans une lumière tamisée pour détourner son attention ce soir, c’est MALIN!!