drenka au Mali: épisode 5 – Départ de Djenné

Djenné est beaucoup plus calme ce matin. En partant, nous nous arrêtons pour acheter des pastèques, et devant l’école française, il y a un petit garçon avec un cahier à la main. Mme Sportive (qui est aussi institutrice entre deux treck au Népal) lui demande son cahier qu’il montre avec timidité: il a plutôt de bonnes notes. Il veut être médecin. Il a l’air très sage et très bien élevé… mais il ne peut quand même pas s’empêcher d’éclater de rire quand Mme Sportive se recule et que les enfants s’aperçoivent qu’elle porte un caleçon moulant rose fluo… Ce pantalon intriguera les enfants tout le voyage; ils se demandent si elle a pris un bon coup de soleil, ou si c’est une nouvelle race rose de gens… Elle a beau clamer qu’elle est maîtresse en France, avec un pantalon pareil, même pas rêve ils la croient…

Croyant bien faire, nous avons la mauvaise idée de sortir une poignée de stylos de notre sac et nous causons une émeute, notre petit garçon sage se fait presque piétiner par les autres garçons qui veulent leur part du précieux butin. Nous déguerpissons à toute allure. Ogo nous a un peu grondés!

Puis nous quittons Djenné et prenons le bac, où une très belle femme accepte de se faire prendre en photo. Une autre fait la lessive, dans cette position si caractéristique, penchée en avant, les fesses en l’air. Elle aussi a la grâce!

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drenka au Mali: épisode 4 – La mosquée de Djenné

L’attraction principale de Djenné, c’est bien sûr sa mosquée en terre. Elle a plus de 100 ans et doit être restaurée après chaque saison des pluies. En tant que non musulmans, nous ne pouvons pas y entrer, mais elle est déjà très impressionnante vu de l’extérieur. Il y a une salle de prière réservée aux femmes. Elle est immense. A côté la mosquée de Paris c’est du pipi de sansonnet de chat.

drenka au Mali: épisode 3 – Djenné, le marché

Après Mopti, nous embarquons dans le minibus orange pour Djenné.

Sur la route, nous faisons connaissance. C’est là qu’Indiana Jones nous fait part de ses pouvoirs médicinaux. On se disait bien que ça sentait le suppositoire dans ce camion: c’est qu’il trimballe un sac entier de remèdes à base d’essences de plantes, dont il fera distribution tout au long du voyage.

A Djenné, nous arrivons dans une jolie petite auberge, avec une cour intérieure verte et ombragée et une BAIGNOIRE. Vivienn est tellement excitée de la voir qu’elle se jette dessus, dérape, se mange le carrelage et se fait le bleu le plus monumental de toute l’histoire du Far West. Erreur de débutante: Une baignoire, attation, en Afrique ça ne veut PAS dire qu’il y a de l’eau hein.

Nous partons pour le marché où nous sommes rattrapés par les effluves Bozos. Ce marché-là est très animé et on ne peut pas marcher tellement la foule est dense.

Nous nous arrêtons sur un banc, en face d’une fontaine, et observons une jeune fille qui tire de l’eau au puits. Elle a une force titanesque. Elle se penche vers le puits et prends une position très caractéristique, cambrée, gracieuse, et les hommes sont hypnotisés par ses fesses. Elle tire sur la vessie d’eau pleine avec une énergie incroyable, puis soulève son sceau de 30 litres à bout de bras et le place sur sa tête.

Indiana Jones et et M. Sportif nous regardent, dépités. Les blancs ont complètement raté l’éducation de leurs femmes.

Nous rentrons par l’autre rive et admirons la ville de Djenné le long du fleuve. Elle paraît belle et prospère. On dirait les bords du Nil.