Faut faire des concesssions dans le couple (ou pas)

Le Chéri et moi, on aurait dû acheter des trucs ensemble, comme par exemple:

– Un ordinateur: Selon ses critères, il faudrait un écran de 495860897 pouces (le plus GROS de tous ses copains), une mémoire de 394860495 gigas (le plus PUISSANT de tous ses copains), pour mettre tous ses mp3 (il en a trop vachement plus que tous ses copains même). Selon mes critères, il faudrait que l’écran soit orange, et qu’il rentre dans mon nouveau buffet Louis XVI à pompons (donc qu’il ait pas de fil, sinon ça va faire du mal au buffet).

– Un scooter: Selon ses critères, il faudrait qu’il soit rouge, style vieille vespa italienne, et deux casques on sait jamais. Selon mes critères, tu peux te gratter Marcel pour avoir un scooter. 1. Je dormirais plus la nuit. 2. Le deuxième casque, c’est pas super pratique, ça m’empêche de péter les dents à la grognasse qui est à l’intérieur.

– Une armoire: Selon mes critères, il faut qu’elle soit en bois, mais de la forme d’un placard d’usine en métal, avec un casier et une clé, et je la peindrais avec le duo « base fer – oxydation » pour faire genre fer rouillé d’usine, assorti à mes draps Calvin Klein couleur fer rouillé. Selon ses critères, mes critères risquent de déteindre sur ses chemises blanches et doivent par conséquent être exclus.

– Un repas pour ce soir: Selon mes critères, je me taperais bien une fondue au fromage avec des gages sexuels quand on fait tomber le bout de pain, suivie d’une poire à la Belle Hélène avec le chocolat chaud qui coule et des gages sexuels à chaque fois qu’on fait tomber le bout de poire. Selon ses critères, on serait au régime et je devrais aller éplucher l’autre saloperie de pamplemousse qui moisit là-bas là, dans le tiroir maudit du frigo; oui, lui là, le tiroir à légumes verts et autres trucs déprimants. Pis avant tout gage sexuel, faudrait qu’on ait une discussion, tu sais celle que j’évite depuis 6 mois, là.

– Une famille: Selon mes critères, je voudrais faire l’acquisition de 8 enfants (plus que tous mes copains), dont 6 faits maison, et 2 adoptés, un chien (le plus GROS de tous mes copains), et 18 chats (2 par enfants, plus 2 pour moi – il en faut un pour tenir chaud au cou et un pour tenir chaud aux pieds la nuit). Selon ses critères, il faudrait mettre 2 capotes, prendre 4 pilules et porter un stérilet chacun, vu que des enfants, il en a déjà deux de lui-même personnellement de son ex-femme-qui-ressemble-à-Pénélope-Cruiz, et en conséquence, bin je peux bien me gratter, Simone.

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Du coup, avec le Chéri, on a décidé de son commun accord et après consultation d’un comité de conseil composé en majorité de lui-même, de tirer les conséquences de cet échec et de me retirer la garde de ses ptites fesses velues.

C’est un bien triste jour, je suis à deux doigts d’écrire un roman tragique avec des gens qui se déchirent dans un amour impossible qui fait super mal dans leur petit cœur et de le publier chez Grasset.

Mais d’abord je vais un pti peu aller pleurer pendant 3 ans et demi, si tu permets…

Le monstre du Marais

Le Chéri a lancé la phrase, comme ça, mine que rien. Alors que depuis 2 ans et demi, nous avons fait non moins d’un million de magasin au bas mot, cette fois c’est décidé, il allait acheter des chaussures, CET après-midi, voilà, PAF.

Or, tout comme en matière de décoration, le Chéri se révèle avoir des goûts parfois surprenant en matière de trucs à se recouvrir les fesses (ou les petits pieds) (ou le torse velu) (ou les cuisses musclées) (brèfle) avec. Il n’hésitera pas par exemple à poser une statuette moche en bronze d’une femme égyptienne nue et hébétée en dessous de ma lampe Bourgie de Kartell, comme il choisira un costume en velours bleu électrique qui associé à ses grosses lunettes rondes lui vaudra le surnom par Léa d’Austin Powers.

Mais cette fois, j’avais un plan. Quelles que soient les godasses qui emporteraient ses suffrages, j’allais les trouver EXTRAORDINAIRE, qu’on en finisse, putain, et qu’on ait le temps d’aller acheter mon fauteuil Louis XVI médaillon en peau de zèbre.

Malheureusement pour mon fauteuil et ma santé mentale, c’était sans compter sur Lui, le vendeur du magasin du Marais. Tapi dans son magasin, il paraissait immobile près des cabans marine. Mais il a bondi comme Néron et Brutus les alligators quand le Chéri a posé un orteil dans son antre, lui a saisi la main, et a demandé de ses nouvelles en l’appelant par son prénom (il avait révisé ses fiches, c’est pas possible, on est venu une seule fois l’année dernière, et même moi des fois je me rappelle pas son prénom) (oui oh ça va, hein, ça marche très bien quand je l’appelle « hé, oh, toi »).

Non pas que j’attendais la même démonstration de sympathie à mon encontre, mais là quand même, sans vouloir faire ma nombriliste, c’était un peu comme si j’avais été invisible.

Même pas vexée, je décidai de suivre mon plan à la lettre. Napoléon, mon Père et les bons joueurs de Tétris disent toujours qu’il faut coller à son plan, parce que si on change d’avis, après des fois, on a pas le temps de déplacer le carré jusque-là où il fallait, et ça fait des trous moches dans le Tétris, mais je m’égare (à tes fesses).

Le vendeur lui, avait un plan perso. Beh oui, parce que si on veut essayer des chaussures, il faut les essayer avec un pantalon, si on essaye un pantalon, il faut essayer une veste, si on essaye une veste, il faut essayer une chemise, si on essaye une chemise, il faut essayer une cravate, et puis pour casser l’image sérieuse du costume, il faut essayer le petit pull en cachemire, et pis alors ce qui vraiment irait bien, c’est la veste en cuir mi longue là, en plus ça tombe bien, elle est pile de la longueur des genoux de l’Homme (je veux dire qu’elle lui descend aux genoux, pas qu’il a des genoux d’1,20 de long, sinon ça serait trop pas pratique pour jouer au tennis), pis c’est la DERNIERE, même qu’il a fallu aller la chercher dans le magasin d’à côté.

Comme prévu, je me suis extasiée extatique sur les pompes, mais j’ai lancé incognito que pour le reste, c’était pas trop raisonnable, déjà qu’on avait perdu un temps fou à lui choisir des caleçons moulants en lycra à tête de mort rouge dans le magasin d’avant (oui comme ça, ça a l’air étrange mais 1. je vous avais préviendus ; 2. I got to stick to my plan ; 3. Avec ses fesses dedans, n’importe quel caleçon est une œuvre d’art).

Le vendeur s’est soudain intéressé à mon cas. Soudain, j’avais potentiellement une influence possible sur le choix du Chéri (le féminisme a fait des ravages). Soudain, j’avais des goûts très raffinés, mais par contre, c’est le Chéri qui gagne l’argent hein, s’il veut le dépenser il le dépense non mais.

Le magasin fermait à 19 heures. On en est sortis à 20 heures. Finalement, comme le Chéri était pas sûr pour la veste, il a pas pris le pull, du coup, il a pas pris la cravate, donc, il a pas pu prendre la chemise, du coup la veste non plus, mais il pouvait pas prendre le pantalon sans la veste, et il pouvait pas prendre les chaussures sans costume.

Non mais le plan du vendeur du marais, il est vraiment trop pourri.

Septembre au rattrapage

Bon, je vous félicite pas bande de feignasses, comment vous avez rien fichu cet été sur le plan de la blogation, c’est scandaleux, j’ai eu des plainte de la police des blogs même. Oui oh et c’est pas la peine de pleurnicher à votre chômage, votre découvert, votre amoureux qui s’est barré en Papouasie Nouvelle-Guinée, votre cancer de la prostate et le décès prématuré de votre pot de Nutella; tiens moi aussi j’en ai des soucis et pourtant vous avez vu comment je suis trop sérieuse de la blogaison ? bon.

D’ailleurs, pour relever votre lamentable niveau, j’ai pris des notes cet été.

 

Vendredi 7 juillet

Lieu : Sud de la France, chez les parents, parents stupidement partis en me confiant la pérennité de la maison et la vertu de ma sœur.

Ai dû goûter 23 fois la caipiroska pour être sûre qu’elle était assez sucrée, vodkaisée, citronnée, glaçonnée, sucrée, citronnée, vodkaisée, citronnée, sucrée…Ai fini à 3 heures du matin, en train de regarder Braveheart dans la moiteur de la nuit d’été et les bras d’un éphèbe qui aurait pu être mon petit-fils. Heureusement, il s’en est pas aperçu, absorbé qu’il était par le bruit de ses ronflements. Ma sœur a disparu vers le moment ou le type s’enlève une flèche de la poitrine, même pas mal même pas peur des Anglais.

 

Dimanche 9 juillet

Lieu : Schaffhausen, Suisse, du côté où je ne comprends rien, mais où on vend des saucisses à l’entracte du cinéma, alors ça va.

Babysittage d’un nouveau-né affamé et énervé à la suite du carton rouge de Zizou. Ai dû chanter la Marseillaise toute la nuit en marchant en rythme. Ai éliminé tous les témoins visuels, y compris l’araignée, là.

 

Mardi 11 juillet

Lieu : Train de nuit Zurich  – Paris Est, 2ème classe, Si vous répétez à quiconque que je suis pauvre je vous élimine aussi.

Partagé mon wagon-couchette avec 5 japonaises. La Japonaise est trop gracieuse et raffinée. Elle sait se mettre en pyjama sous la couverture sans bruit et sans la faire bouger. De même que rester toute la nuit dans la même position. Elle se réveille pécab, le brushing aligné, la peau et l’haleine fraîche comme dans les séries américaines. Très humiliant dans ces conditions de se réveiller les cheveux tartinés dans le gras de pores du nez, maquillée comme un raton laveur aquatique, et d’apercevoir sa culotte moche qui gratte accrochée au deuxième barreau de l’échelle.

 

Vendredi 14 juillet

Lieu : Enghien les bains, la ville la plus classe de tout le 95-sud, tanière du Chéri.

Le spécimen viril a rédigé un contrat en se gratouillant les poils de coucouilles en téléphonant à Los Angeles en mangeant des esquimaux au citron trempés dans de la vodka en lisant l’équipe en dragouillant la poupée russe sur le tchat de yahoo.

Du coup, ai dû regarder le défilé du 14 juillet, puis « Le jour d’après ». Me suis grave tartie, sauf aux moments où j’ai pleuré, quand les loups meurent (c’est triste), et quand les chars Leclerc passent (les pavés des champs vont être tout enfoncés et que je risque de niquer le talon de mes bottes).

 

Dimanche 16 juillet

Lieu : En bas de chez mes parents, derrière la poubelle à droite.

Ai embrassé mon amoureux de CE2 sur la bouche. Suis partie me coucher en rêvant aux prénoms de nos 4 enfants et à notre maison de campagne dans le Lubéron. Ai plus jamais eu de nouvelles. Vais assigner en justice les scénaristes de Dawson Creek pour niaiserie patentée matinée d’atteinte à ma dignité humaine ayant entraîné des dommages psychiques avec séquelles corporelles (me suis tout gratté mes croûtes).

 

Mercredi 19 juillet

Lieu : Conseil des Prud’hommes de Paris.

Ai fait ma belle dans les couloirs en robe toute l’après-midi. Bu 54 cafés et mangé 4 sandwichs de distributeur option un peu de poulet dans gras de mayo. Finalement, les conseillers ont dit qu’il fallait revenir en février parce qu’ils se tâtent encore. La justice est un facteur de risque majeur de maladies cardio-vasculaires.

 

Samedi 22 juillet

Lieu : Le Budha Bar (non mais surtout, dites rien à mon banquier hein).

Ma femme est à Paris avec ses copines anglaises. Elles ont dit le mot «Delicious» 23 fois, le mot «Amazing» 34 fois, et le mot «Cuûûûûûûte» 65437 fois. En France on mange trop bien dans des décors trop beaux avec des mecs trop mignons.

Trop dommage, j’ai pris des sushis.

 

Samedi 29 juillet

Lieu : terrasse du barbecue, chez mes parents

Mon père aura 28 ans dans 3 jours. Pour fêter ça, un petit malin a ressorti les cassettes de quand j’avais 10 ans et que je faisais des spectacles de danse classique avec un tutu bleu et une cape. Ai éliminé tous les témoins visuels dont moi-même par overdose de pizzas mozzarella (24 parts).

 

Mardi 1er août

Lieu : Salon-salle-à-manger-bureau-canapé à Enghien

Fête nationale suisse. Pour fêter ça, ai téléchargé puis regardé 24 épisodes de Desperate Housewives saison 2, puis 24 épisodes de 24h, saison 5. Sait enfin qui est cette Brie (de meaux) machin dont tout le monde me parlait tout le temps là. Suis trop parée pour cancaner avec les collègues devant la machine à café. Trop dommage, ai pas de boulot, donc pas de machine à café.

 

Samedi 5 août

Lieu : La Yaris du Chéri

Ai fait : Enghien – Conflans – Conflans – Porte Mayot – Porte Mayot – Darty place des Ternes – Arrêtage pour cause de pas eu le temps de mettre la ceinture à cause de la pression au démarrage -Négociation avec flic mit larmes circonstanciées, comme quoi ils vont rater ma vie et tout – Place des Ternes – Rond-Point des Champs Elysées pour déposer Chéri au métro– Rond-point des Champs Elysées – Chez moi – descente de voiture -Gare Saint-Lazare – Gare de Lyon.

En 1 heure 15.

Ai pleuré ma mère en arrivant dans le TGV. Penser à arrêter les clopes et la mayo et à me racheter un poumon droit.

 

Mardi 8 août

Lieu : Un stade de foot, à Nice, à 26534 km du parking de l’aéroport où j’avais garé la voiture pour la modique somme de 30 euros

Mick Jaegger m’a donné rencart à moi-même personnellement pour me pousser la chansonnette en cueillant des brins d’herbes. L’affaire s’est ébruitée et me suis retrouvée au milieu d’une foule imbécile de 83974 milliards de gens. Heureusement, Mick, tel le Mc Gyver en rut, a déplacé la scène vers moi pour que je puisse mieux le voir, m’a envoyé un coup de langue chaud comme une baraque à frites, et a mis le feu à la scène en me disant «Just call me Lucifer ». Me demande s’il aimera les prénoms que j’avais choisis pour les enfants de mon amoureux de CE2.

 

Vendredi 11 août

Lieu : Bilbao, musée Guggenheim

En l’an de grâce vers y a 70 ans (un mardi ?), la Grand-mère de Franck O. Gehry rentre du marché avec des poissons vivants dans les bras, et les met dans la baignoire pour pas qu’ils s’ennuient avant de se faire paner la gueule. Le petit Franck les observe d’un œil chafouin et décide qu’il fera des maisons en forme d’écailles de poisson. Comme il est très joueur, il construit le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles, le Team Disney Building d’Anaheim et le Disney Village d’Eurodisney. Le Guggenheim, ça ressemble à ça:

 20060916

Ça donne un peu le vertige tellement ça tue. Nous les gens qui aimons Disney, please allow me to introduce ourselves, we’re men of wealth and taste.

 

Dimanche 13 août

Lieu: Une maison d’hôte du Gers

Ca y est, c’est l’hiver, on mange une omelette aux pommes de terre à la graisse d’oie devant un feu de cheminée.

 

Lundi 14 août

Lieu : Sur la balance de la salle de bain.

Ma sœur enlève son slip et monte en tremblant sur l’infernale machine. Et là c’est le drame. La sentence tombe de la bouche de Vivienn comme le couperet froid et meurtrier de la guillotine. A pu, Lindt, a pu Nutella, a pu pizza mozzarella. A même pu, brugnons et spécial K. Un demi-concombre par jour, sans sauce pendant une semaine. PAF.

 

Vendredi 18 août

Lieu : Bureau de mon père.

Viens de passer 2 nuits blanches à rédiger mon dossier de plaidoiries (comment ça fallait s’y prendre avant? Bouffez un demi concombre par jour et pis vous m’en reparlez après, ok ?) quand la contradictrice m’annonce qu’elle est à l’hôpital pour mettre bas et que la plaidoirie sera renvoyée. Les gens ne respectent plus rien. Suis cernée par les poules pondeuses en plus.

 

Lundi 21 août

Lieu : Cuisine familiale.

Ma sœur arrive à faire rentrer l’intégralité de tout son gras dans un jean taille 26. Nutella is back.

 

Jeudi 24 août

Lieu: Devant l’ordi, l’œil vide (le gauche).

a n g e l a annoncé qu’elle était peut-être paraplégique (oui bon ça va moi aussi j’ai des problèmes hein) et surtout, surtout, que sa connexion Internet était coupée. Ai fait une tentative de suicide à l’overdose de Quality Street.

 

Lundi 4 septembre

Lieu : Engain aghien

Frédéric Beigbéder a une barbe. Du coup, ai commandé sur amazon les 3549 livres qu’il a conseillés. Vais finalement l’épouser au lieu de l’éphèbe de 2 ans et demi, de mon amoureux de CE2 et de Mick Jaegger. Doit juste éliminer Laura Smet avant. Trop facile.

 

Jeudi 7 septembre

Lieu : Eurostar.

Ai avancé ma montre. Avais 29 ans ce jour (AARGH). Mais en Angleterre, avais une heure de moins.

 

Samedi 9 septembre

Lieu : Tottenham Court Road, London

Décidons avec ma chérie de relooker la maison de son mec pour lutter contre notre dépression (ouais ben hein on a des soucis hein, en plus le mois de septembre, c’est comme un lundi géant un peu). Flashons sur un lustre à pampilles noir sado-maso, un fauteuil Louis XV argenté recouvert de vinyle noir (et voulons lui ajouter des piercing), et son homologue doré recouvert de poils de zèbre. La dépression est plus grave que ce qu’on pensait.

 

Lundi 11 septembre

Lieu : Rue Royale, bureau d’un chasseur de tête.

Avais mis mes bottes les plus douloureuses, un pantalon à pinces noir, et une veste de ma femme pour laquelle il a fallu l’éliminer (ma femme, pas la veste). Le recruteur m’a indiqué que j’étais dans un milieu très parisien et qu’il était temps que je songeasse à m’habiller correctement. Et à me coiffer aussi. Vexée, c’est juste le prénom.

 

Mardi 12 septembre

Lieu : Canal+ de foot et – de cinéma.

5-0 pour le Barsa. Je vais prendre cher.

 

Samedi 16 septembre

Lieu : Bureau de mon père.

Termine le post le plus long de ma carrière. Mais peux pas le mettre ne ligne vu qu’après un mois d’absence, on m’a fermé l’accès à mon site ftp. Vais tous les éliminer.

 

Canicule, mon Amour

Simulations

Vivienn qui drague au téléphone:

C’EST PAS VRAI ?! Alors mais c’est vrai, sur ton bateau tu vas pouvoir adapter un moteur à injection V8 avec jantes alu intégrées à ta coque en polynéoprène de méthylthéomère ? Mais c’est FORMIDABLE CA !! C’est sûr que tu vas gagner la course !!

A ce stade, je précise que ma mère est écolo de la mort (elle est aversée par tout ce qui a un gros moteur qui pue, surtout ce qui met du gasoil dans la mer), terroriste de la zénitude (tout ce qui fait du bruit dans sa rade est passible de peine de mort par écartélation), et froussarde notoire de la vitesse (elle va se ronger les moignons pendant toute la course de bolides aquatiques).

Alors que je lui fais remarquer que simuler comme ça c’est scandaleux, elle répond par une imitation de moi-même personnellement :

C’EST PAS VRAI. ?? Mais alors Thierry Henri ne va pas être transféré d’Arsenal au Barça ??? C’est dommage, ça. Ah non ? C’est mieux ? Ah bon beh c’est FORMIDABLE alors !!

OK.
Au temps pour moi.

Régime syncrétique

Il y a plusieurs genres de religions.

  • Il y a le genre « peuple élu », comme les israélites ou les Dogons par exemple. Un jour, Dieu serait descendu les voir, et il aurait dit: Vous êtes mes préférés ! Tiens je vous donne une image de la carte du ciel secrète ! Et là, soit, il y avait deux familles rivales de Dieux, soit Dieu c’était un ptit coquin, parce qu’il a fait croire à tout le monde que y avait que lui dans sa vie, alors qu’en fait, non (les marins et mes Amoureux ont un petit côté divin si on va par-là). Du coup, les écrits d’Ezéchiel décrivent la même soucoupe volante que les sages Dogons, qui depuis portent des masques de fêtes comme les hommes qui ont sont descendus (d’ailleurs, faudrait dire à la NASA que des masques Dogons à la place de leur casque intégral, ça serait plus seyant). L’avantage de ces religions, c’est que personne te force à embrasser leur cause. L’inconvénient, c’est qu’on peut se gratter Marcel pour essayer de devenir Juif ou Dogon, trop y a des épreuves de dingue.
  • Il y a le genre, Il y a UN Dieu même que c’est le nôtre, et même que si on fait pas ce qu’il dit, on va tous mourir dans d’atroces souffrances. PAF. Et si toi aussi tu fais pas comme Dieu il dit, on te suicide dans d’atroces souffrances (mais c’est pas de notre faute, c’est Dieu qui nous a dit, on fait ça pour ton bien). L’avantage, c’est que quand on partage une religion, des fois, on partage aussi la bouffe et l’instruction, et pis en plus, j’aime bien l’architecture des mosquées et la Piéta de Michel- Ange. L’inconvénient c’est sûr, c’est qu’on est obligé de se frapper tout ce que Dieu, ou ses représentants, ont décidé qu’on devait faire, par exemple la messe et les prières sur tapis, ou donner tous nos sous au représentant (oui mais c’est pas de sa faute, c’est Dieu qui lui a dit, hein, lui il nous livre le message tel qu’il arrive).
  • Et enfin, il y a le genre bricoleur, comme certains Chinois ou Indiens, qui choisissent dans pleins de divinités laquelle est la plus zoulie, la plus rigolote, la plus puissante, toussa, et tiens, par exemple le Kippour ça me plait bien, tu jeûnes un jour et oualà, tout t’es blanc comme la neige de l’innocence sur les cerisiers centenaires, mais quand même j’aime bien la vierge Marie parce que c’est une fille sympa, et pis je tue pas les vers de terre parce qu’avant, c’étaient des gens. En langage de mes coupins intellectuels de gauche, c’est ce qu’on appelle une religion syncrétique.

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Bon. Mais on est pas là pour parler de religion avant 19h et à jeun, voyons. En fait, my point, c’est que depuis que mon gras de fesses s’épanouit telle la jeune fille en fleur qui court dans la blanche campagne, et que je tente d’endiguer l’inflation graisseuse, bin je suis confrontée à un nouveau genre de  pratiques sectaires qui rappellent en tout point la religion: les régimes alimentaires.

  • Par exemple, dans les régimes, y a le courant peuple-élu : On fait notre truc entre nous, on se réunit, on se pèse, on se mesure, on nous donne nos recettes toussa, et pour rentrer, faut grave payer de sa personne, non qu’on te coupe un bout de zizi, mais par le truchement de l’achat d’accessoires divers, tels que le CD ROM interactif ou le cochon qui crie quand tu ouvres le frigo. Normal: Faudrait quand même pas que tout le monde ait accès à ce savoir divin. Bon là pour moi, spa possible; voilà c’est pas ma faute, j’ai pas été élue et pis c’est tout. J’ai pas encore eu des adeptes en soucoupe volante qui sont venus me chercher (a n g e l range-moi ce CD WW, vade retro).
  • On observe également le courant de type je-te-reconvertis-et-je-prêche-partout, nous seuls détenons la vérité, et si tu fais pas comment qu’on dit, ce sera TER-RIBLE. Ces perfects peoples t’expliquent ainsi que NAN, te prive pas,  t’as droit à un thé et une tartine de pain complet de 3g le matin sans beurre (c’est la tartine qui est sans beurre, pas le matin), et même un jus de citron sans sucre, et il suffit de faire 43 heures de sport par semaine mais tu verras on est vite accro, et le midi faut prendre 4h30 pour faciliter la digestion, et le soir juste une soupe au choux qui pète et qui pue mais c’est comme ça qu’on élimine les toxines enfin, tu veux maigrir oui ou non, pfffffffff, et le chocolat, oui mais que le 99% de cacao qui arrache la gueule d’amertume, UNE CIGARETTE??? NON MAIS CA VA PAS MAIS TU VAS VIEILLIR ET MOURIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES! Un verre de vin? Mais l’alcool c’est pire que tout malheureuse, mais sinon à part ça faut SURTOUT pas trop se priver, l’important étant de vivre sainement voyons. Ce deuxième courant, j’ai failli un jour m’y engager juste pour que ce fils de rhododendron de coach de sport me lâche la grappe, mais comme il m’avait dit que pour une molle à cellulite comme moi (ne le prenez pas mal, hein, c’est pour votre bien que je vous le dis,(tout pareil tout comme la religion)), il savait très bien ce qu’il fallait faire, beh PAF, je cours encore, même si j’ai passé 2 heures à me faire engueuler. Oui, je fais zéro sport, j’ai pas le temps de manger ni le matin ni le midi, sauf des fois des macdo, je prends des bains brûlants, je mange du chocolat au lait, des pâtes au ketchup et de la viande rouge avec de la sauce au poivre pour tremper les frites, et quand je suis trop grosse je saute 8 repas d’affilée. Héhé (et c’est même pas la peine de me dire que je paierais mes péchés un jour dans une autre vie, par exemple dans ma vie post-grossesse ou post-ménopause).
  • Par contre, le courant syncrétique est assez tentant : Bricolons-nous un pitit régime au pwal. Léa et le Chéri y ont succombé à mort.

Exemple : le matin : Ah bin, j’ai lu dans un régime chrono-biologique que le matin, on peut manger tout qu’est-ce qu’on veut. D’où ce croissant au camembert beurré trempé dans du chocolat avec un bon jus de banane, et du Nutella en dessert.

11h : J’ai lu dans un régime hypocalorique qu’il fallait toujours prendre un encas à 11 heures pour l’énergie, alors j’ai pris un mars (oui, ils disaient une pomme, mais dans le Régime Montignac, ils disaient qu’on pouvait manger du chocolat à volonté si c’est tout seul) avec un cappuccino (j’ai lu dans un régime drainant qu’il fallait beaucoup boire).

13h : J’ai lu dans un régime macrobiotique que les céréales étaient pleines de fibres; et les pommes de terre super saines ; et même que dans Biba ils ont dit que fallait pas lésiner sur les protéines qui ont un fort pourvoir rassasiant. Alors j’ai pris un sandwich kebab frites.

14h : J’ai repris un cappuccino pour bien m’hydrater.

15h30 : Dans le régime chronobiologique, ils disent que c’est jusqu’à 17 heures le sucre. Alors j’ai pris une gaufre à la crème de marron.

17h : J’ai pris un sachet hyper protéiné de goûter au cacao.

18h : Faut dîner tôt pour contribuer à la digestion, et faut pas hésiter à manger pendant les repas, jusqu’à satiété totale. Me suis fait une tartiflette.

20h : Bon là j’ai fait un écart, j’avais un dîner avec des amis, mais j’ai trop suivi le régime dissocié, j’ai bouffé que de la pizza.

22h : Toujours dans un esprit d’hydratage, j’ai bu 3 vodkas, avec du citron vert pour les vitamines et pour éliminer les toxines, et du sucre roux parce que dans Montignac ils disent qu’on peut manger de tout tant que c’est pas raffiné.

 

– Chérie, tu trouves que j’ai maigri ?

– Ben oui attend, avec tout le mal que tu te donnes hein.

Sexitude Girl (je souffre)

Il y a des jours où je me dis que:

Soit j’ai encore des progrès à faire en sexitude;

Soit il y a un complot mondial de grande envergure initié dans le but de torturer des pauvres filles innocentes (Si si, innocentes même).

 

Parce qu’hier, dans le cadre de mon plan Je-vaincrais-le-barça-dussèje-faire-la-danse-du-ventre-voire-confisquer-le-décodeur-canal+, beh j’ai pleuré ma mère de douleur et je porte encore les stigmates de mon épreuve, stigmates étant le mot élégant pour dire grosse croûte immonde qui coule/ bleus de la taille du Brésil / déchirure musculaire (MAIS CA VEUT DIRE QUE S’IL Y A DECHIRURE MUSCULAIRE, IL Y A MUSCLE, donc tout n’est pas perdu).

 

1ère épreuve: Le string

 

Oui car le string, approuvé par Michel Houellebecq, est un instrument d’allumage très apprécié de du Chéri, ce que je m’explique par le fait que mes fesses sont super appétissantes en string, vu leur aspect approchant du rôti de veau aux champignons (je veux dire que chez nous, on mange toujours le rôti de veau avec de la crème fraîche et des girolles, pas que j’ai des champignons aux fesses). Cependant, plus le string plait à l’homme, plus la morale et mon gras le réprouvent (proverbe swahili). En effet, pour avoir des résultats optimaux:

  •  La ficelle doit être fine; Du coup, c’est même pas la peine d’essayer de le sortir de la raie des fesses où il est engoncé à 3 miles marins de profondeur, vu que toute façon, il y retourne, car oui, c’est sa place. Mais moi, j’essaye quand même toute la journée, et là je me dis mon Dieu ce que j’ai de la chance de pas être en open space, y a que le mec du bureau d’en face qui peut me voir toute la journée la main dans la culotte et penser que décidément, ça gratte l’herpès.
  •  Il doit y avoir de la dentelle; avec des trous dedans. Ce qui fait qu’au bout de 10 mn, perso, j’ai le gras moulé en forme de dentelle façon gaufres de Meert, et la pilosité qui se carapate direction la fermeture éclair du pantalon, parce que mes pwals c’est pas les derniers pour la déconnade de tiens si je me coinçais mine que rien, ça serait rigolu.
  •  Le lacet ist wilkommen. Vous savez, genre le lacet que la Dame tire avec délicatesse dans le film érotique, révélant avec beaucoup de grâce sa nudité voluptueuse. Mais en fait, non. Le lacet, il sait de suite ce que t’as envie de faire, et systématiquement, il fait le contraire. Toute la journée, le lacet n’a qu’une idée en tête, se délier tout seul, ce qui fait que tu te retrouves avec ton string enroulé d’un côté de ton pantalon. A la fin de la journée, exaspérée, tu finis par choper le lacet à l’occasion d’un tête-à-tête sanglant dans les toilettes, et là, tu le mates le lacet. Ah il fait moins son malin le lacet avec son nœud en jambe de chien dont l’explication par ton père qui est marin a duré 35 mn au téléphone. Et PAF. Voilà comment on se retrouve à 23h45 à rappeler son père pour lui demander, en plein milieu de qui était censé être des préliminaires, comment on DEFAIT ce pitain de sa mère de nœud en jambe de chien. Et là ton père, super fier, il te répond: « T’as vu ça tiens super bien hein? ». Oui, merci, je suis un très jouli saucisson de campagne.

 

2ème épreuve: Le Jean taille basse moulant.

Ca fait jeun’s, ça brille, et comme c’est rigide, t’as l’espoir que ça fasse un peu gaine de cuisse, genre je serais une sauterelle fine et gracieuse. L’espoir fait vivre ma bonne Dame. Car dans la cruelle réalité:

  •  Oui, ça fait gaine, dessous, mais au lieu de compresser le gras comme une honnête gaine de Mamie, ça chasse le gras qui n’a plus qu’une solution, se tirer par le haut et dégouliner par-dessus la braguette, si possible en se coinçant dans la boucle de la ceinture, piercing gratos du nombril.
  •  Comme c’est une gaine, c’est hyper rigide un jean moulant. Donc quand tu t’assois, ça fait des plis, et tu te retrouves avec la peau coincée dans les plis, surtout la pitite peau fine qui est là, oui, LA (aaaaaaaah, d’un point de vue darwinien, c’est à ça que ça servait les pwals, c’était pour faire glisser le jean au lieu qu’il colle sur la peau, ok)
  •  Le jean moulant, il a des coutures. Bon beh, autant des coutures, c’est pas gênant sur un pantalon moyen, même que des fois c’est assez utile pour que les bouts du pantalon tiennent ensembles, autant sur le jean moulant, à l’endroit des coutures, c’est encore plus moulant, encore plus rigide, encore plus je tranche dans la chair avec joyeuseté, c’est drôle les marques de quand tu déshabilles, c’est comme au restaurant quand c’est dessiné dessus, mais en même temps, ça pique, un peu.

 

3ème épreuve: Les Fuck Me Boots.

 Le must. Jamais Lolita Pille ne sortira sans ses Fuck Me Boots, sinon, tu rentres pas au Cab, et même au Queen, faut être lookée au Queen on est pas chez mémé quand même. Le problème de la FMB, c’est qu’elle fait 4×6 mètres, donc, tu peux pas faire comme avec tes chaussures à talon, et les glisser dans ton sac discrétos pour les enfiler en cas d’arrivage impromptu d’un client, et le reste du temps garder des Kickers/Converse qui datent de la guerre de sécession mais qui sont en forme de tes pieds du coup. Non. Tu dois les porter toute la journée.

Toutefois:

  • Je vous signale que mes pieds ont une forme évasée sur le devant, alors que les FMB ont une forme pointue
  • Je signale également que quand le talon est haut, ça penche, et que tu te retrouves avec tout le pied esquiché du côté de la chaussure qui est le plus bas, ET qui est aussi le plus serré (COMME PAR HASARD HEIN !!!).
  • Et pis, alors je sais pas si c’est moi qui ai des chevilles géantes, ou si c’est ma démarche chaloupée classieuse qui est en cause, mais un coup sur deux, quand une botte passe devant l’autre (si parce qu’en fait c’est le principe de la marche chaloupée classieuse), elle se débrouille un coup sur deux pour tant qu’elle y est filer un coup de talon qui bute sur la cheville de l’autre, style qu’à la fin de la journée, t’as la cheville fracturée et recouverte de steak tartare (au basilic).

 

OUI MAIS

Ça valait le coup;

Quand il m’a vue dans le judas, il est allé se mettre tout nu avant de m’ouvrir…

Pollens

Lundi, j’étais un peu Carrie dans la ptite maison dans la prairie. Je batifolais avec grâce dans le jardin de mes parents avec mon chat, et la vie était douce. Bush se prélassait sur le dos, le soleil caressait sa belle fourrure grise et il fermait les yeux d’aise.

Et comme dans ces moment-là dans ma tête c’est le retour de Bambi 2 chez Cendrillon, tout le monde il fait des bisous et l’amour c’est trop le plus fort du monde, je pensais à a n g e l, et je me disais que quand même, si j’étais une fée je lui enlèverais ses méchantes allergies pour qu’elle aussi, elle puisse se rouler dans le gazon pour se rafraîchir dans la rosée printanière, et aimer l’odeur de la glycine en chantant (oui en chantant, je vous ai préviendus c’est Cendrillon). Je me disais, merci la vie, je te loue d’avoir des bronches élégamment combinées avec des poils de nez aussi performants (quoique si je pouvais émettre une toute petite réserve, est-ce que par exemple mes poils de nez seraient moins performants s’il étaient blonds par exemple?) me permettant de humer tout mon saoul la brise sans avoir la moindre larme à l’œil, voire la larme au poil de nez.

Dans le train du retour, bien qu’incommodée par un pull qui grattait un peu le dos, que d’ailleurs, Monsieur le designer du TGV, je te signale que c’est trop pas pratique de se gratter le dos dans le train alors qu’on a son sac dans les pied (Votre attention s’il vous plait, si jamais on vous chope en train de vous éloigner d’un poil de fesses de votre bagage sans surveillance, il sera immédiatement autodétruit même si c’était votre dernière paire de chaussettes complète à l’intérieur), la coupe de penne à l’italienne dans une main, Simone de Beauvoir dans l’autre et l’écouteur qui arrête pas de se barrer de l’oreille droite. Brèfle. Donc à part cette minime démangeaison, je baignais toujours dans les endorphines orgasmiques et je pensais à mon amoureux chéri et à la moiteur animale de ses bras virils juste après la victoire du Barsa le lendemain soir.

Au bureau mardi, c’était ambiance, essaye toujours de me décoller de la face mon sourire plein de dents, même pas mal, même que j’ai prévu de mettre ma plus belle nuisette, et que même faire un chèque à l’URSSAF je trouvais ça merveilleux alors j’ai fait des points sur les i en forme de petits cœurs. J’avais un pantalon de cuir noir qui gratouillait un peu les guibolles, mais c’est bon de se grattouiller finalement.
Hier soir, je suis entrée chez le Chéri à pas de panthère de Java exotique, sans allumer les lumières pour préserver l’effet de surprise, j’ai enfilé ma lingerie couquine, et j’ai négligemment posé une fesse sur le tabouret du salon.
Le Chéri a finalement posé des yeux humides de bienveillance sur moi après la sortie du terrain triomphale des jaunes.

– Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhhhhhhhh!!!!!!!! MAIS QU’EST CE QUE T’AS????
– Je savais que ça te plairais. Je suis la sexitude même. Approche, Homme…
-…
– Quoi?
– Non mais c’est pas ça!! Regarde ta peau!

 

 

20060429

Aaaaaaarghhhhhhhh!!!! Bande de facsimile criminels de couneries de leur mère de tabernak de POLLENS!!!!!!!!!!!!!

(Oui il se pourrait qu’éventuellement je me sois un peu « stylisée » sur le dessin. J’avais plus la place de dessiner ma cellulite et mon double-menton. C’est ça aussi l’art contemporain hein)

La ferme des vieilles chemises

Il faut que je vous décrive la tanière du Chéri.

Oui je sais ça va être pénible. Mais j’en ai besoin ça me pèse trop. Non que je sois snob, mais à part que je suis accro à « Architectural Design » (en couverture cette semaine, un salon avec Canapé Le Corbusier, Lampe Isamu Nogushi, antiquités africaines, et lustre à pampilles pour la modique somme de 456 709 658 Euros) et à « Intérieurs », sur Paris Première (au sommaire cette semaine, relooking: Comment faire de votre Spa perso un endroit convivial et chaleureux: Beh c’est facile Madame enfin voyons, collez du marbre partout, et installez un éclairage doré par en dessous avec des cascades japonaises pour la modique somme de 546 758 987 Euros). Oui bon un peu snob je suis mais je vous signale que quand j’étais jeune ( Y a 8 jours), j’achetais des meubles Ikéa en placo et pis je leur collais du papier mâché motif tâches de girafe alors ça compense.
Brèfle.

L’entrée du Chéri à elle seule fait une super trop bonne impression. Elle se compose d’un parquet en plastique qui fait semblant qu’on dirait qu’il serait un plancher en pin avec les nervures et les nœuds et toussa (trop bien imité, limite on se croirait dans la forêt noire hein presque), et sur votre droite un placard orné d’une magneunifique porte aluminium véritable sertie de poignées en plastique noir, du plus bel effet.

En face de vous, la pièce à vivre. Quatre coussins géants bleus composent le « canapé ». Devant lui, une table en bambou, posée sur un tapis authentique imitation d’Algérie. Papier peint en mousse blanche, et le clou de l’animation, une moquette en serpillière véritable des Andes, couleur brun tirant à bout portant vers le rose (moquette qui à la suite d’accidents diplomatiques purement fortuits, s’est de surcroît trouvée enduite de danette à la vanille, de la moitié du contenu d’une bouteille de Laudun Côte du Rhône Village, d’un yaourt à la cerise allégé et dernièrement d’un spagetto sauce bolognaise). Vous noterez l’unité de l’ensemble. Un bureau Ikéa cuvée 1974 vient parfaire toussa, surmonté d’un clavier en latex siliconé, qui présente outre son intérêt inesthétique un caractère carrément trop pas pratique vu qu’on reste collé à chaque tentative de tiens si j’appuyais sur une touche.

La cuisine, au fond à gauche, a fait médaille d’argent catégorie de la pire pièce que la création ait jamais portée aux jeux olympiques d’hiver 1984. Cette performance s’explique en partie par le délicieux carrelage qui tapisse les murs, et qui alterne: Un pot à eau, un torchon à carreaux, une grappe de raisin, et une assiette décorative avec des rayons de soleil. Bucolique. Sublime. Le message ainsi délivré est le suivant: « Bonjour, attention, vous êtes dans la cuisine, on y mange, on y boit, et quand on a fini on s’essuie la bouche avec une serviette à carreaux ». Je m’étonne dans ces conditions que le carrelage des toilettes n’alterne pas lui-même des motifs de rouleaux de PQ, brosse à chiottes, et tampax usagés. On serait restés dans le ton et pis au cas où, on était sûrs de pas se tromper de pièce comme ça.

Dans la chambre, le Chéri qui dans une vie antérieure a dû être un castor voire un cochon d’Indes exotique à poil ras, ramène et stocke inexorablement.

Exemple 1:
– Mon amour, la commode de 8 mètres par 5 là, tu t’en sers où on peut la descendre à la cave?
– Noooooooooooooon, pas la commode à Papy!!! Oui on peut rien mettre dans les tiroirs parce qu’ils sont trop vieux et que du coup mes chaussettes sont trop lourdes, mais elle était à Papy hein quand même ».

Exemple 2:
– Dis donc, l’appareil à muscu je t’ai jamais vu t’en servir hein, il m’empêche d’ouvrir la fenêtre, on pourrait pas… la cave par exemple?
– Maiiiiiiiiiiiis euh, mais non j’en ai besoin au cas où j’aurais envie de faire des abdos quand même
– Juste après t’être fait pousser des ailes et avoir appris à voler sans doute

Exemple 3:
-Aargggh mais qu’est-ce que tu fais avec ma chemise, là??
– Ben elle est mangée par les mites, tâchée à la javel et en plus tu l’as cramée en la repassant, je pensais… enfin….
– TU VOULAIS PAS LA JETER QUAND MEME??!!
– Rôôô nooooooon, tu penses. Je voulais l’envoyer dans une ferme tu vois, où on envoie toutes les vieilles chemises pour qu’elles y passent une retraite de vieilles chemises avec tous pleins de potes vieilles chemises, comme ça elle pourrait jouer à la belote, au grand air…

.

Ok je sens déjà qu’une bande de sentimentaux de la chemise et de la commode à Papy vont me tomber dessus pour me dire que Eux, ben c’est PA-REIL, ils ne peuvent ri-en-je-ter, même qu’ils gardent les pots de yaourts et les boîtes de conserve vides, on sait jamais pour si un jour on voudrait faire du vernis (Papa, je sais que c’est toi).

Je proteste. J’en peux pluuuuus. Oskour.

Et si quelqu’un est intéressé, pour payer mon URSSAFF de sa mère je vends une collection d’antiques véritables boîtes de conserves, thème: avant on avait un chat qui mange des boîtes qui puent. Personne a du vernis à faire?

Mais euh

20060324

– Mon amour, qu’est-ce que tu voudras faire mercredi pour ton anniversaire?
– …
– OH OH Si on allait aux bains du marais et pis je t’offrirais un méga-massage et après on irait faire des câlins au hammam?
-…
– OOH ou alors si on allait dans un bon restaurant gastronomique, le nouveau Lucas Carton par exemple, et pis tu pourrais prendre du très bon vin?
– …
– Aaaaaah et sinon on peut aller passer la nuit au château de Montvillargenne comme ça on fait un bon dîner et aussi on peut aller faire un hammam avant de se coucher…
– …
– Ou alors tu préfères que je te cuisin…
– Non mais en fait mercredi y a les 1/4 de finale. Tu sais ça va être un beau match hein.
– …
(Tiens, je suis accro au boucleur de cheveux)