Pose cette noix de coco, Dawling

Il y a un mois (DEZA?? le temps file ma pauvre Geneviève), Dawling, le Wombat et moi, on a déménagé dans notre nouveau chez nous. On est passé de la coolitude / trenditude de North London, à la Cromignoneurie choupitudesque de la petite maison anglaise MIT jardin de la banlieue de West London. On va faire des économies en termes de cocaïne, champagne et boites de nuit, MAIS on le dépensera en plants de rosiers, tondeuse à gazon et rideaux Liberty, si vous voulez.

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Notre maison et notre jardin, ça ressemble à ça:

20130924

La front door, le salon avec la cheminée, pis le jardin avec un chat dedans (pas à moi le chat, il était juste passé faire un petit caca). 

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Quand vous rentrez comme ça, ça a l’air trop bien, surtout que les anciens propriétaires ont eu le bon goût d’emporter  avec eux leurs rideaux en serpillère brodée de romi à fleurs (non sans avoir essayé de nous les refourguer à prix fort, naaaaan, c’est gentil mais ça va aller).  Mais à l’étage, ils ont par contre eu le temps de coller partout de la moquette et de la tapisserie assortie (aux rideaux précités) .

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Je vous le donne en mille, Emile, il va donc falloir faire des travaux.

Alors moi normalement, vous me dites travaux, je commence à sauter partout en bavant d’excitation et d’envie tant la testostérone m’habite.

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Disons que je souffre du syndrome du Français moyen qui envisage éventuellement de se mettre à pédaler et qui donc, par le truchement de l’inadvertance, commence par s’équiper d’un vélo avec un cadre en carbone massif à injections V8, d’une combinaison en kevlar chaleur thermo-dynamique-diffusée en micro-capitons, et du dernier casque Hello Kitty. Avant de faire du vélo une fois, de frôler la mort par crise cardiaque et excision par selle de vélo, et donc de laisser l’équipement de compète rouiller contre le muret du jardin pour touzours.

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Pour les travaux, c’est pareil, je commence par acheter 2T5 de documentation sur le sujet, une décolleuse de papier peint à vapeur 3,000 Watts (LOOOOOVE) ainsi que la ponceuse et la perceuse assorties, en frôlant l’orgasme à la caisse du magasin. Je fais aussi des classements avec tableaux Excel sur les meilleurs ouvriers alentours, en pondérant avec leurs tarifs, leur style, leur rapidité d’intervention et la portion dévoilée de leur raie des fesses pwalue par leur patalon qui tombe.

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C’est héréditaire, je tiens ça de mon père (ce héros – Allô Œdipe?) et je l’ai transmis au Wombat : si on le plonge dans un magasin de bricolage, il est encore plus heureux que si je l’avais amené chez ToysRus. Il faut lui acheter tout le rayon peinture décorative + le rayon tournevis industriels. Il kiffe le rayon plomberie aussi, le tuyau, cet accessoire irrésistible. Et je vous parle même pas du rayon perceuses, à côté les voitures de course radiocommandées, c’est du pipi de Sansonnet de chat.

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Mais le problème, c’est ce pauvre Dawling.

Dawling, il est mi-homme, mi-Ecossais. Et il se prend un peu pour McGyver MAIS IL L’EST PAS DU TOUT DU TOUT. Le magasin de bricolage ? Mais pour quoi faire. Cette fourchette fera un décolle papier peint avec tournevis intégré parfaite. Ma brosse à cheveux c’est un super pinceau à vernis (bon, on a pas de vernis mais on a du Golden Syrup, spareil). Et qui a besoin d’une pince coupante quand on a déjà investi dans ma pince à épiler de lusque il y a 3 ans (dépense qu’on aurait pu éviter d’ailleurs, vu qu’on avait déjà des cure-dents). Dans les chambres, il croit qu’il va bricoler des stores avec le papier cadeau de Noël 1983 et le manche d’un vieux balai trouvé dans la poubelle,  et un parquet en chêne point de Hongrie avec deux noix de coco et un trombone.

*SOUPIR*

Le Wombat et moi, on est des grands frustrés, voyez?  MAIS J’AI PAS DIT MON DERNIER MOT, JOSIANNE.

Je vous tiens au jus quant à l’état des négociations.

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Trop de choix tue le choix

Ce week-end, on est allé étudier un autre quartier londonien dans son milleu naturel et sauvage. C’était un quartier près de la Tamise, à l’Ouest, ou il y a zéro école française, mais pleins d’écoles anglaises à uniforme & écusson très classieuses.

J’ai beaucoup pensé à Angel CoinCoin, car c’était le monde merveilleux du canard sauvage qui s’ébroue en liberté et vient vous raconter sa vie d’un air péremptoire et convaincu. Il faut dire que c’était une belle journée printanière, on portait même pas de moufles ou de cagoules, et dans le ciel, il y avait un truc jaune brillant et chaud qu’on avait pas vu depuis 1983 (l’époque où Dawling avait une moustache et les cheveux longs) = le soleil.

Alors que quand on est allés voir le quartier de la probable école française du Wombat, on avait perdu deux dents et 3 oreilles chacun par ce froid de canard (on parle beaucoup de canards aujourd’hui, non? Angel Coincoin qu’as-tu fait?), même que mes pieds affichaient -45 degrés et que j’avais dû les faire fondre dans un ragoût de bœuf le soir.

Du coup, pour le moment, je suis moyen objective, je veux TOUT plaquer et aller vivre parmi les coincoins.

La seule grenouille dans la soupe aux épinards, c’est qu’à midi, on s’est arrêtés dans un resto, certes sur de magnifiques écluses de la Tamise, avec le doux son de la cascade qui caracole sur les rochers mousseux et le soleil qui vient te caresser la joue gauche. MAIS qui nous a facturé un total de 8 millions de US$ pour du blanc de poulet poché un pwal vert aux entournures pour le Wombat(on espère que c’était des herbes et pas du moisi mais c’est pas encore sûr), et pour nous du gras de porc tellement filandreux qu’il t’aurait niqué la canine récalcitrante si nécessaire.

Alors que de retour à la maison, dimanche, on est allés dans notre resto du coin des poulets rôtis (c’était décidément une week-end autour du thème de la volaille), et qu’on vendrait ma mère pour leurs frites & consorts.

Bon.

Education de mon fils OU BIEN canard sauvage OU BIEN mon estomac.

C’est un peu le choix de Sophie. Je sais pas quoi faire.

 

 

 

*gla gla*

Ce week-end:

  • La chaudière était cassée (le truc qui fait eau chaude ET chauffage).
  • Il a plu TOUT le temps.
  • Il nous manquait des fenêtres, on est en train de les changer.
  • Je pouvais même pas me faire une couverture en peau de Dawling, vu qu’on était interdits de se faire des rapports sessuels pour économiser sa substantifique moelle en vue de tests de la nouille.

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Vous croyez que je vais mettre combien de temps à dégeler?

 

Hammer-Drill-mes-fesses

Tu te rends compte, j’ai dû déménager. Alors que bon, excuse-moi de te dire mais quand même je te signale que TOUT était contre moi.

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L’Eurostar déjà. Paris-Londres en 2h15, trop bien. Mais quand tu pars avec tes moignons de doigts, ton vernis rouge-noir, mais sans coton-tige ni dissolvant, rognant les dépassages à la seule sueur de tes dents, compte tenu de la qualité du rail anglo-saxon moyen de base, 2h45, c’était pas du lusque si tu voulais que tes dents et tes sourcils soient vernis à peu près correctement, figure-toi.

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Ah oui, et puis le nouveau travail, parlons-en de mon nouveau travail. Le blog d’ a n g e l est interdit car il contient des scènes insupportables à caractère sexuel, selon l’équipe informatique. Chérie, va passer une culotte tout de suite, tu vois bien que ces pauvres Anglais sont tous traumatisés, ça nous fout une sale ambiance à l’IT floor.

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Enfin, je t’indique que dans l’ambitieux dessein de te faire montrer un avant-après digne de le Kubb3 lui-même personnellement, j’ai nourri l’impertinent projet d’investir dans une perceuse. Alors déjà, il a fallu trouver laquelle. Comme t’as pas réglé ton complexe d’Œdipe, c’est le moment d’appeler ton père. Une perceuse avec un fil à percussion, voyons, mais vas-y dis-le en Anglais pisque t’es si fort hein. T’as demandé la pression aussi, et la taille de la tige même (Si la taille c’est important, le diamètre surtout). Et beh la, devant tes yeux ébahis dont s’écoulent des larmes de sang, on te donne la pression NON PAS en kg par m², noooon, aha, ma pauvre. En POUNDS, par SQUARE INCH. Et le diamètre de la mèche, aha, les centimètres c’est pour les clebards hein, en TRENTE-DEUXIEME DE INCH. Sachant que un inch, FYI, est égal 2.54 cm, et que 1 Feet = 12 Inches. Tu veux le tour de taille de Mamie ou ça ira pour calculer, là?

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Bref, laisse-moi te dire que pour déménager au pays de Billy Shakespeare, de la mini-jupe par -12° (AHA FARHENHEIT hein), et du fish&chips réunis, fallait une bonne raison. Tu me connais, cette raison ne pouvait être que, l’amuuuuur, Luuuuuuuuurve with a big, long L. (je t’ai dit que la longueur c’est important aussi quand même?)

Je pouvais pas lui résister.

Son odeur. Sa douceur. Sa peau.

Personne m’avait fait cet effet là avant.

Laisse-moi t’introduire (oui les Anglais, ils se présentent pas, ils s’introduisent, comme ça PAF, c’est fait, on n’en parle plua) mon nouvel amant mais attation, tiens-toi prêt parce que tu vas être vert de la jalousie mais c’est MOI qui l’a vu en premier, alors t’arrêtes.

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20080109

Il est chic et élégant hein? Ouh la, tu es relié à ton clavier par un filet de bave, si je puis me permettre.

Donc il me prend un ptit peu tout mon temps (tu sais ce que c’est hein, quand c’est nouveau), mais j’essaye de revenir bientôt.

(Je viens de me rendre compte tout en te parlant (Liloo Dallas, multitask) que pour compter une unité de temps, bon à part que c’est décalé qu’on puisse se lever plusse tard, c’est la même chose qu’en France . Mais que fait Scotland Yard?)

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Addendum: Note fabuleuse entièrement publiée / imagée / linkée / accentuée – ‘bruti de claviers britons, par Angel Multitask, entre deux rattrapages de bébé suicidaire, trois révisionnages de leçons par fillette écrabouillée de devoirs, et essuyage de popotin que enfin bref, vous visualisez très bien. Becoze le Oueb de la coupine à London Baby, il est complètement naze et que le blog, il avait faim.

*Romir* wiz ze flegme britonique

Depuis que je suis au service de Sa Majesté Sean Dawling, j’ai trop trop fait de progrès en matière de classitude. Je suis à DEUX DOIGTS de me sortir avec élégance de toute situation délicate sur le plan du grand moment de solitude.

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Mise en situation.

Je viens d’arriver à Londres. Bon ce qui frappe à Londres, c’est comment cette ville arrive à te faire rentrer systématiquement en compet’ internationale de junk food. Là, j’ai été en premier à Itsu manger une seizaine de dumplings (les dumplings d’Itsu c’est un peu les gyozas d’Higuma, mais meilleurs, SI JE TE JURE), avant d’enchainer sur la soupe coco curry, suivie du canard aux prunes enroulé dans les crèpes, pis d’une bonne platée de sashimis de saumon et d’une mousse au chocolat. Là-dessus, un bon piti English café, ceux où ils mettent de la crème avec un peu de sucre, du lait entier et du sirop de caramel, et si tu leur demandes spécifiquement, un zeste de café. Dedans, tu trempes une pièce en or en chocolat (cacao optionnel, comme pour le café). Mais comme tout ça était bien riche en sucre, je me suis dit qu’il fallait exorciser avec un peu de gras, et là, LA BON NOUVELLE, qu’il a dit le Dawling, c’est que c’était l’heure du bacon frit dans ses baked beans (j’étais pas loin de rajouter de la mayo). ATTATION toujours finir sur une note sucrée pour signifier à son estomac que le repas est fini, sinon il a encore faim. Du coup j’avais toujours faim et j’étais sur le point de tartiner du nutella aux jelly belly sur des krispy kreams, mais je trouvais que ça manquait de gras alors je me suis contentée d’un muffin double choco.

Quand vient le moment où il faut rentrer vu que si tu te couches pas tussuite pour la sieste, tu meurs de digestion fulgurante.

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Le Bus n°19 est à l’approche. Je ferme mon magnifique parapluie qui transpire la sobriété et le bon goût : il est rose, et, offert par un labo dermato, orné de candida albicans vus au microscope (je te conseille pas de chercher candida albicans dans google image. Argh, je t’avais dit.) Je monte dans le bus. Je monte encore, au deuxième étage. La seule place disponible est là-bas là-bas, dans le fond-fond du bus. Devant moi, une Dame voilée qui s’enfile des genres de loukoums crempés dans une sauce cheddar-vinaigre-curry, si j’en crois son haleine. La file centrale du bus se remplit. Le Chauffeur joue à freiner du pied gauche, ça tangue, et j’arrête pas de me cogner le nez dans la chevelure grasse de la dame aux loukoums.

Je sens le goût du bacon dans le fond de ma bouche. Ça gargouillise et ça grondouille. Je considère mes options : traverser tout le bus dans un sens, en sautant par-dessus les 8 000 personnes de l’allée centrale, demander au chauffeur de s’arrêter, retraverser dans l’autre sens en bas, descendre, trouver un arbre grillagé ou une impasse sombre, remonter les cheveux, cracher le bacon, tout ça à l’insu du Dawling ? Les cheveux de la dame ? Oué pas bête, mais pas très très gentil, pis si elle s’ébroue sur Dawling après, on peut pas compter sur la discrétion des gens, vous savez.  Mon sac à main ? Mon écharpe?

AHA. Je sens que vous retiendez voutre souffle et que votre transpiration commence à goutter sur votre front (vous habitez toujours à Marseille, vous, non?)

FACILE pourtant. Je vous avais donné tous les indices.

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Dans cette situation de crise, vous entrouvrez votre parapluie candida albicans, vous vous baissez sous le siège, vous *romissez* discrètement dans le parapluie, vous refermez, (pas trop fort sinon ça éclabousse) et PAF, vous oubliez ledit parapluie dans le bus.

C’est pas le top de l’élégance ça ? bon à part que excusez-moi de vous dire mais vous avez  un peu de vomi sur la joue, mais faites pas l’enfant, le vomi coco curry c’est très décoratif.

 

– Oh DAMNED, I forgot my umbrella in the bus, Sean.
– Oh, can I get it for you?
– NONONO
– Ah? Would you share mine then?
– Oh beh si tu insistes Dawling quand même.

Plus près de toi, London

Dans ma vie, il m’a fallu un long travail sur moi-même, mes cheveux surtout, pour arriver à afficher cette grâce et cette élégance naturelle qui me caractérisent souvent, mais sauf des fois.

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Au hasard, prends mon premier cours de danse classique : dans ma candeur éclatante de tendre jeune fille en fleur, j’étais caressée par de grandes espérances. Enfin, j’avais trouvé ma voie.

Enfin en tout cas, ça pouvait pas être pire que le judo, où c’est que le kimono blanc c’est grossissant et ça s’arrête pas de s’ouvrir sans préviendre sur tes nichons naissants, et que tu dois te battre contre une bande de petite brutes perfides et édentées qui font rien qu’à semer leurs verrues plantaires.

Ou que le tennis où tu dois affronter le fils ou la fille du duc de Corvée de Chiotte Demain-Matin, qui te tanque la raquette dans le sillon labial en t’accusant de jamais courir alors que tu pouvais pas, t’avais une balle coincée dans ta poche du jogging qui te grattais la cuisse, tu SENTAIS venir le début d’eczéma là, tu le SENTAIS. Ah mais ça les gens, la dermato c’est le cadet de leurs soucis hein. COMPETITION COMPETITION, voilà c’est tout ce qu’ils ont à la bouche.

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Alors que la danse, c’est coule, tu te bats contre personne, normalement.

Bon et là en fait, je te laisse sonder l’étendue de mes lacunes :

  • J’arrivais avec un vieux collant violet de gym de ma mère, trop long et sans pied. Déjà laisse-moi te dire que si t’as déjà fait de la danse classique, le premier truc que t’apprend, c’est que le collant, il A DES PIEDS, sinon c’est un collant de modern’ jazz malheureuse, pis il est incolore ou à la limite légèrement teinté de rose mémé, mais VIOLET, c’est LA faute de goût.
  • Pis en pusse, je te ferais dire que c’était hyper dur de pas perdre les élastiques et les aiguilles à chignon, surtout que j’en avais besoin pour mes expériences de vaudou sur Barbies, alors du coup, quand j’avais de la chance, j’avais des élastiques de cuisine, ou du scotch, ou ce que je trouvais dans la voiture à mon père en venant quoi.
  • Et pour fignoler cet équipement professionnel des plus perfectionnés, un magnifique justaucorps en velours noir. Un justaucorps dont TOUTES les danseuses rêvaient. Elles en mourraient de jalousies, les radasses de crevures de raclures de bidet. Et moi je l’aimais tellement, que je le mettais aussi pour mariages, baptêmes, bar-mitsva, avec ma jupe qui tourne, et pis dernièrement pour aller à la campagne, style décontracté, et enfin, style j’ai oublié mon maillot de bain, à la mer. Et bon, j’avais un peu oublié de le sortir de mon sac de sport-pique-nique, et au contact d’un vieux sandwich au camembert, rapport à l’humidité, ils avaient un peu fait des bébés roquefort, mais à l’intérieur du justaucorps, alors je pensais que ça passerait incognito.

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Brèfle. Pour dire, ya des gens pour qui la classe c’est inné, pis y a des gens comme moi- même personnellement pour qui c’est un travail de tous les jours. 

Et là, j’avais un peu de la chance, parce que j’étais à Marseille, où j’étais un peu en vacances de classe. Attation rien à voir avec cette ville de classiositude optimale qu’est Marseille hein, loin de moi l’idée de sous-entendre le contraire. Marseille, son poisson à l’ail, ses nappes avec des olives dessus, et ses boites avec des fausse cigales qui font krr krr quand on les ouvre. Mais enfin à Marseille, j’ai pas tellement d’amis avocat du VIIIème, donc personne pour critiquer ma manucure faite à la sueur de mes dents ou mes bottes vintages cuvée 1953 vieillies en fut de crottes de chiens de trottoirs marseillais (mais il fait beau hein).

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Or les vacances c’est bien joli, mais du coup Sean Dawling, par le truchement de la conséquence, a passé 68% de son temps de ces derniers mois dans l’avion London – Marseille. Pouvais-je laisser ainsi ze love of ma live, and ze future fazer de mes 11 enfants se tuer à la tâche de faire sa valise sans dentifrice (l’attaque terroriste au dentifrice en avion, un phénomène méconnu)  ?  

NON. A Y EST, je suis reviendue à Paris. Comme ça, il va pouvoir passer 72% de son temps dedans l’Eurostar à la place. Et présentement je vous écris en direct depuis mon tout nouveau bureau de moua, qui rutile de classiosité et de souris sans fil toute neuve. A l’étage, un dentiste, en dessous, un Italien qui sert des escalopes milanaises à emporter.  A 100 mètres, une station de métro et la rue de Lévis, avec son odeur de poulet rôti et de baguette fraiche, une brasserie qui sert des huitres à toute heure et une chocolaterie QUI FAIT DES BOULES CREMES.

J’ai pas encore de maison, mais pinaise, c’est bon d’être à la maison hein.

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Bon, où c’est dans quel carton que j’ai rangé mon rouge-noir de Chanel et mes escarpins spéciaux-parfum-crottes-de-chien-du-Parc-Monceau moi?

 

 

 

Et PAF