Le dessin du jour de Candidon: Happy Christmas!!

… C’est pas sur son blog, c’est sa carte de Noël!  <3

Autant moi, depuis que j’ai 8 ans et demi, je voudrais avoir une ptite demi-douzaine d’enfants, autant ma sœur, depuis toujours, elle veut un chat. Pas n’importe quel chat, SON chat. Et en décembre, ma sœur, elle a ENFIN été entendue et elle a adopté une ptite minette noire. Et tu vois la femme enceinte ou la nouvelle maman qui n’ont plus qu’un SEUL sujet de conversation? Bin ma sœur c’est trop mignon, elle nous fait la même.

Donc introducing ma nièce qui fête son premier Noël:

20121224

Un bon Noël à tous!

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Le dessin du jour de Candidon: Marre du TGV!

Ah bin oui tiens, ça me parle ça: habiter à Paris avec une famille dans le Sud et un Dawling à London, avec des plaidoiries aux quatre coints du globe (bon enfin au fin fond de la Vendée hein surtout), ça veut dire passer 82% de son temps in the TGV.

Ca veut dire qu’au bout d’un moment, fatigue > dignité > pudeur, donc par exemple, vaut mieux pas s’apercevoir quand tu arrives à Vannes que le mec  devant qui tu as remonté tes chaussettes dépareillées genre mine que rien, et sur la chemise duquel que as bavé tes restes de sandwich norvégien, c’est ton advsersaire au Tribunal en fait.




Le blog de ma sœur, c’est ICI!

Le dessin du jour de Candidon: TP d’anatomie de 2nde année. Trouvez l’intrus

Quand ma sœur était toute petite, on la forçait à regarder des films d’horreur avec nous parce qu’il fallait bien que quelqu’un fasse le sale boulot et nous dise quand la scène gore est finie et qu’on peut regarder.

Mais ça va, elle a pas l’air traumatisée.

Le blog de ma sœur, c’est ICI!

drenka the rippeuse

Je pense que vivre au pays du Britton en folie, c’est dangereux pour ma santé mentale de cerveau.

Au début, je trouvais qu’à part Dawling qui n’a jamais faim et qui pèse 2,5 pounds tout mouillé avec des chaussures de ski, tout le monde est bien dodu du gras de dos et du flafla du derrière des bras, dans ce pays. Ensuite, je me suis dit c’était bien normal, avec tout ces Krispy Kreme au mature cheddar fourrés à la Guinness qui se promènent partout dans la rue. Et enfin, après un mois d’août à Londres, j’ai compris que sans cette double couche de lard protectrice autour de tes bourrelets, ben tu risques fort de mourir de froid.

On a pas revu le soleil depuis 1974 (un mardi)*.

Donc c’est bien, c’est l’inverse de Marseille, tu peux passer ta VIE à te plaindre et PERSONNE a rien le droit de dire.
– Mamaaaaaaaaan, je suis deprimééééééééée.
– C’est à cause de ton travail?
– Noooooooon, j’adore mon travail, là j’ai eu un nouveau bateau, et on parle de repeindre la coque en orange.
– Ah. Mais alors, c’est pas Dawling quand même?
– Noooooooon, hier encore il m’a amené des Gü brownies au lit, il a cuisiné un risotto aux Saint Jacques, et après il a fait des altères à demi nu dans son slip mauve, c’était beau.
– C’est à cause de ton appart qui te plait pas?
– Non, il est super bien, en plus en ce moment, y a des ouvriers du bâtiment coca light qui se promènent dedans et qui me demande si ça va, love?
– Mais c’est à cause des impôts alors, t’as des problèmes d’argent?
– Non, Dawling a payé mes derniers impôts DE MA VIE et j’utilise que sa carte bleue. Là, elle marche toujours pour l’instant. Pourtant y a pas longtemps, je suis allée au Conran Shop.
– BON, mais QUOI alors?
– Mais Y FAIT FROID J’AI DES COLLANTS EN LAINE.
– Haaaaan JE T’ENVOIE UNE BOITE DE PROZAC.

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Et moi, je te ferais dire que j’ai le droit d’avoir encore PLUS froid parce que mon bureau a été construit, non pas sur un vieux cimetière indien, mais à la place des petites chambrettes où dormaient la nuit les filles de joies à la fin du 19ème, y compris, Mary Jane Kelly, celle qui s’est fait découper l’intégralité de la couenne par Jack le très très messant. A MEME MON BUREAU. Ben si, ça jette un froid, tu regardes plus ton ordi de la même facon hein.

Jack

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Même que des fois, Jack y me hante. Je crois qu’ il a une très très mauvaise influence sur moi.

Il faut que je vous dise un truc.
J’ai failli presque tuer quelqu’un. Mon innocente sœur m’en est témoin.

Pourtant la journée avait bien commencé.
On avait pris le tube jusqu’à South Kensinghton, c’est un peu comme le XVIème de Londres, si vous voulez, mais sans les serres-têtes bleu marine.
On était passées au Conran Shop, c’est un peu comme un ikea, si vous voulez, mais seulement pour les femmes de footballeur, car même pour acheter un paquet de bonbons, il faut faire un emprunt sur 15 ans.
Puis à Itsu, c’est un peu comme Iguma, si vous voulez, sauf que les Gyozas viennent tousseuls jusqu’à vous dans leur petite assiette qui roule.
Puis au Food Hall de Harrods. C’est un peu comme le rayon manger de la Grande Épicerie de Paris, si vous voulez, mais sauf que y a 8.000 mètres carrés de bouffe que vous vendriez votre mère pour manger (non PAS MA MÈRE vous êtes fous, ELLE DOIT M’ENVOYER DU PROZAC).
On s’était arrêtées au Kripy Kreme corner, histoire de bien équiper ma sœur contre le froid. C’est un peu comme euh… Bon, vous me fatiguez à rien connaitre hein.

Là, on sort, on traverse Green Park, et on arrive à Saint James Park.
Il faisait pas si froid, il pleuvait que 12 gouttes au yard cube, de sorte que les Anglais se promenaient les miches à l’air, une bière et leur maillot de Chelsea à la main pour les garçons, portant des sous-vêtement Top Shop BIEN TROP PETITS pour les filles (Si, quand les pwals et les mamelons se carapatent par les cotés, c’est un signe scientifique que c’est TROP petit).

Quand soudain, je l’aperçois.
Ma Victime.

Un genre d’oie, un énorme truc blanc qui marche comme s’il avait oublié d’enlever ses palmes.
Un de la race de celui qu’avait boulotté un bout de la fesse à ma mère quand elle était petite fille.
J’ai. JAMAIS. OUBLIÉ.

J’essaie de contenir ma haine.
MAIS C’EST TROP DUR.
J’ai un Krispy Kreme à la main, les pires, les plus denses, ceux qui sont du beurre au chocolat cuit saupoudré de glaçage sucré au chocolat au sucre.  Si vous en mangez plus d’une bouchée,, votre foie est instantanément bon pour être tartiné sur une tranche de pain brioché, avec un bon chutney de figues et de mangues.

LUI, là:

krispy
L’arme du crime, l’arme du KREME même HAHA.

Le truc ouvre un large bec, sans doute pour me gratifier d’un genre de couac dissonant dont il a le secret, mais IL A PAS LE TEMPS, rapport que je lui ai déjà enfilé la moitié du donught dans le gosier.
C’est le Krispy Crime parfait, avoue (ouais je l’aime bien comme blague)(non?).
Je pourrais dire à la police que juste, dans un élan de générosité, je voulais filer mon goûter au gentil gallinacé qu’avait l’air malheureux comme ça tout seul sans goûter.

Bon, mais là j’ai pris peur.
Parce que cette andouille de cigogne miniature et goulue a voulu tout gober d’un coup, et  je sais pas s’il a avalé de travers ou quoi, mais en tout cas, il avait une grosse pomme d’Adam que j’aurais juré qu’avant il en avait pas, et il gigotait dans tous les sens genre, Aarghh, je tousse, je vais mouriiiiiiiir.
Pendant au moins 2mn.
Toute sa vie a défilé devant mes yeux.
Ça bouillonnait dans ma tête genre MAIS NON mais qu’est-ce que j’ai fait, j’ai TUÉ quelqu’un NON MAIS ÇA VA ME COUTER UNE TONNE EN PSY, si ça se trouve je pourrais PUS JAMAIS manger du canard laqué.

Ben en fait, excusez-moi de vous dire mais cet enfoiré de piaf, en plus d’être un cruel becqueteur de tendres fesses d’enfants, c’est LA Drama Queen de l’année.
La moitié de Kripsy Kreme était pas plus tot passée qu’il est venu arracher de mes mains figées de stupeur l’autre moitié, pour s’étouffer à nouveau en me regardant d’un air accusateur.

TALAUD.

Comment je vais manger ta mère à Noël, moi.

drenka au pays des kangourous: épisode 12 – Peindre avec les Aborigènes

Le Heavy Metal qui succède à Pink Flloyd nous secoue un peu les puces et annonce notre arrivée dans la communauté aborigène de Wallace Rockhole (10), sur la route de Larapinta.

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20080608.02

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A Wallace Rockhole vit une petite communauté Arrarnta (ils sont une centaine), dans des bâtiments préfabriqués. A l’entrée, un panneau bleu:

Warning. Prescribed Area. No Liquor. No Pornography.

[*WARNING, parenthèse pas rigolote*

L’Histoire récente des Aborigènes d’Australie est pour nous révoltante, un véritable génocide, toujours en marche aujourd’hui. Les Aborigènes étaient des peuples de chasseurs-cueilleurs avant que la colonisation par les Anglais commence à la fin du XVIIIème siècle. La première conséquence de l’installation des colons (« English Settlement ») a été leur décimations par les maladie des blancs, en particulier la variole. Leurs terres leur ont de fait été confisquées, et en 1971 (oui oui, il y a 30 ans), un jugement a déclaré l’Australie « Terra Nullius », autrement dit, il n’y avait personne avant que les colons britaniques arrivent, et nous ne devons rien à personne. Ce n’est qu’en 1992 qu’un nouveau jugement a été rendu en sens contraire, autorisant de nouveau les Aborigènes à se prévaloir de leur titres de natifs.  C’est seulement dans les années 1990 et 2000 que certains sites sacrés, comme Uluru, leur ont été officiellement rétroconcédés, sous certaines conditions.

Le siècle dernier a été meurtrier pour les Aborigènes. Jusqu’en 1969, sous couvert de protection infantile, les enfants ont été systématiquement arrachés à leur famille pour être placés dans des familles d’accueil (blanches) ou des orphelinats. On appelle ces enfants la « stolen generation ».  En somme, après les avoir privés de leurs terres, de leur mode de vie, de leurs ressources, on leur impose le mode de vie à l’occidentale et on leur reproche leur dépendance à l’Etat, le fait qu’ils soient des assistés, et inadaptés sociaux. Dans cet article, une infirmière donne cet exemple:

Savez-vous pourquoi les toilettes de leurs maisons sont bouchées? Parce qu’ils utilisent des pierres pour se torcher, comme avant dans le désert. Il faudrait des toilettes sèches, et autre chose que ces préfabriqués dessinés pour un couple et deux enfants occidentaux et totalement inadaptés à un mode de vie clanique!

On les considère comme une bande d’alcooliques, bien que le taux de personnes alcooliques semble être sensiblement le même chez les Aborigènes que chez les blancs (15% contre 14%): on accuse les Aborigènes d’être plus fragiles, et il y a en effet plus de mortalité due à l’alcool chez les Aborigènes. Mais je ne sais pas si cela prouve leur fragilité, étant donné que  l’espérance de vie des Aborigènes aujourd’hui est généralement très basse (de l’ordre de 45 ans!), en raison de leur pauvreté.

L’année dernière (en 2007), une commission d’étude a rendu un rapport intitulé  » Little Children are Sacred » (les Petits Enfants sont Sacrés), dénonçant notamment la pédophilie et les violences faites aux femmes, considérées comme endémiques  dans certaines communautés aborigènes, dont celles des Territoires du Nord. Des mesures drastiques ont alors été entreprises, dont la prohibition de l’alcool, le renforcement des présence policières (voire de l’armée)  sur place, et le ponctionnement des revenus des membres des communautés afin de réserver une partie de l’argent au paiement de la cantine des enfants.  Ces mesures ont été critiquées, considérées comme ségrégationnistes, puisque seuls les blancs peuvent acheter de l’alcool. On a aussi dit que la prétendue pédophilie n’était qu’un pretexte pour que l’Etat assoie son contrôle sur ces communautés.

 *Fin de la parenthèse pas rigolote*]

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On arrive au camps qui est à l’arrière du village, et on part explorer la nature environnante, qui nous donne un aperçu de ce qu’a pu être la vie des Aborigènes il y a quelques années. Un guide à moustache (pas tellement aborigène) nous montre un site de peintures rupestres, et nous explique les symboles utilisés dans la peinture. Il nous montre aussi comment étaient utilisés les outils, et l’utilisation de certaines plantes à des fins médicinales. Et puis il nous explique comment de comporter dans la société mondaine aborigène:

  • Règle numero 1: Il ne faut JAMAIS parler à sa belle-mère, et si elle vous adresse la parole, surtout ne jamais la regarder dans les yeux, toujours regarder ses chaussettes.
  • Règle numero 2: Tout ceux qui ont le même prénom sont considérés avoir la même descendance. I.e., mettons que tu t’appelles Paul. Et que t’as un pote qui s’appelle aussi Paul. Bin non seulement tu ne dois JAMAIS parler à ta Belle-Mère, mais encore tu ne dois JAMAIS parler à la Belle-Mère de ton copain Paul. Note qu’il n’y a que 16 prénoms dans la culture aborigène, ce qui te fait potentiellement un grand nombre de Belle-Mère, malheureux (Bon, n’empêche que mon peintre préféré s’appelle Helicopter Tjungurrayi,  vous avourez que s’ils sont tous comme ça les prénoms, on est pas rendus).
  • Règle numero 3: Parfois, le plan de table détermine ta place dans la famille. Par exemple, mettons que tu es une fille et assise autour du feu de camps à droit d’un Monsieur. Le monsieur refuse de te parler, ou même de te regarder. Toi tu voudrais bien le sel, pourtant. Alors c’est parce que c’est tradionnellement la Belle-Mère qui est assise à droite du mari, et donc par le truchement de la logique aborigène, PAF, tu deviens sa Belle-Mère par alliance du tour de feu de camps. C’est pas qu’il veut pas te passer le sel:  C’est qu’il te respecte trop pour ça.
  • Règle numero 4: La chasse au kangourou est interdite, sauf dérogation du chef.
  • Règle numero 5: Au pire, si vraiment le kangourou, il te cherchait depuis un moment et que bon, toi t’étais à bout tellement qu’il t’a grave énervé (mettons qu’il disait qu’il adooooore Nadine Morano), et que PAF, tu l’as chassé sans permission. Alors il faudra le cuisiner dans la terre, et donner les tripes et la queue au chef (non sincèrement chef, vraiment ça me fait trop plaisir que tu prennes les tripes et tout).

En rentrant, les femmes nous montrent leur gallerie de peinture, et nous donne un cours: on fait chacun un marque page aborigène (hum). En avant première mondiale, je dévoile mon chef d’oeuvre:

20080611.08

 Je l’ai appelé Parcours typique de Dawling un vendredi soir d’été (de pub en pub, il faut en faire 6 en une heure)(je t’ai déjà dit que c’était des gens hyper raffinés les brittons ou pas?).

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Ce soir, c’est notre dernier feu de camp déjà – tout le monde est un peu nostalgique et d’humeur tendre. Ma sœur, qu’est quasi pas lavée depuis une semaine, en lunettes, polaire fluo et chaussettes de camping dépareillée, finit quand même la nuit sous le tente de son Australien. RES-PECT.

drenka au pays des kangourous: épisode 11 – Mais où sont les Okapis?

Encore un départ aux aurores, pour voir les Gorges de Glen Helen (7)  et d’Ormiston (8), le long de la route de Namatjira. Ca fait longtemps que je vous ai pas gonflés avec ma carte, nan?

20080608.02

Instructions spéciales de Miguel: Faut pas mettre de Chanel no 19, rapport aux wallabies des Roches qui les habitent et qui ont un petit nez sensible. Me demande si entre Chanel numéro 19 et l’odeur de mes chaussettes de camping, les wallabies des roches préfèrent vraiment ces dernières mais enfin BREFLE.

Les Gorges sont un alignement de belles roches (de quartz?) jaune, orange et rouges, autour d’un lac (Ormiston Pound – le plus profond du Parc des West Mac Donnell). Les géologues pensent qu’il s’est passé quelque chose de particulier (j’ai dit déjà que je suis une quiche en géologie ou pas?) et que ces rochers rouges étaient beaucoup plus loin mais ont été précipités ici avec force: On voit deux couches de roches de deux couleurs distinctes, et Miguel, avec la poésie qui caractérise les Australiens, dit que c’est comme un hamburger géant (une tranche rouge de viande entre des tranches jaunes de pain). Nous suivons la piste (de feignasse qui dure 20mn seulement) de Ghost Gum Lookout. Le Ghost Gum (Gommier fantôme) est un arbre de la famille  des Eucalyptus – Eucalyptus papuana : Il a un beau tronc blanc qui lui vaut son nom de fantôme. Les Aborigènes en extraient la gomme (résine)  pour soigner leurs bobos: on fait tremper dans l’eau pour la rendre molle et collante, puis on l’applique sur la peau pour désinfecter.

Et j’avais raison, wallabies ont sûrement été terrifiés par l’absence de Chanel numéro 19 (cet article n’est pas sponsorisé) et ne se sont pas montrés. Les autres en ont bien aperçu un ou deux de loin, mais moua, miro comme je suis, z’a rien vu du tout ma pauvre Micheline.

20080611.05

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Puis nous partons pour les Ochre Pits (mines d’ocre) (9). Vivienn, qu’a fait pas mal de progrès en accent australien, me dit « Ah bon?  Je savais pas que y avait des okapis en Australie. »  Les Aborigènes s’approvisionnent en pigments ici depuis la nuit des temps, seuls ceux qui y ont été formés peuvent l’extraire. Mélangé à du gras d’emeu, l’ocre  fait de la bonne peinture pour s’enduire le corps pour les cérémonies. L’ocre rouge protège aussi le bois des lances des termites:

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Les ocres vont du jaune au brun en passant par l’orange, mais je ne les trouve pas aussi spectaculaires que nos bonnes vieilles ocres de Roussillon. Mais je sais pas si je suis objective, vu que Roussillon c’est quand même un souvenir d’enfant:

20080611.03

Là c’est ma sœur et moi à Roussillon (note qu’à 14 ans, j’étais déjà mal barrée pour devenir blogueuse mode)

Après ça, BARBEUC time ! Avec des vrais burgers australiens (i.e. MIT des tranches d’ananas en boite), z’en ai mangé à peine 4. Très raisonnable. Et puis on repart. Il y a un peu de route, on peut faire la sieste, Miguel nous berce avec un peu de Pink Floyd, entre ça et le festin que je viens de me taper, autant te dire que j’ai écrasé, BIG TIME (pas vu grand chose du reste de la  route de Namatjira).

drenka au pays des kangourous: épisode 10 – Il ne faut pas boire l’eau du Jardin d’Eden

Mmmmm trop bien dormi, un duvet, ça te change la vie hein! Note que la nuit était pas aussi froide qu’hier, et que la vue apparemment unique sur le ciel étoilé a motivé les Autrichiens pour dormir à la belle étoile. Là, s’il y avait mon frère, il vous aurait expliqué qu’en effet, c’est fascinant, parce que dans l’hémisphère sud, pas d’Etoile du Nord, Croix du sud, boite à bijoux, Centaure, Mouche & confrères. Mais moi je suis une chèvre en astronomie (j’ai pas pu aller aux cours en première A, j’avais chocolat chaud) et j’ai préféré aller ronfler en bavant AU CHAUD et loin des scorpions DEDANS ma tente.

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C’est rapport que le matin, on est parti à 5H (TRUE STORY BIS REPETITA) pour Watarrka National Park (Kings Canyon) (numéro 6 sur la carte). Comme son nom l’indique, c’est un Canyon, c’est-à-dire des falaises rouges de 300m de haut, qui abritent au milieu une forêt luxuriante.

Il faut y aller tôt parce qu’il semblerait qu’on soit en plein miyeu du désert australien, là où le soleil est pas là pour rigoler et fait pas de prisonnier. Cela aurait été l’occasion pour ma sœur et moi de parfaire notre bronzage, mais problème: nous voyageons avec Vivienn-la-dermato, et par le truchement de la conséquence avec 3 chapeaux, 2 moustiquaires, 4 couches de crème solaire indice 75, et 2 chemises anti-UV. Parce que Vivienn elle dit: « On reconnait les Australiens au nombre de cancers de la peau qu’ils se tapent ».

La promenade est une petite boucle de 6km qui permet de marcher autour du Canyon puis de descendre à l’intérieur. Ca commence par une légère montée qui s’appelle « Heartbreak Hill » ou « Heart Attack Hill », la montée de la crise cardiaque. Ca tombe bien: mon cardiologue m’a dit: « INCOMPATIBLE AVEC L’EFFORT ». Mais bon, je m’en suis sortie comme une cheffe, en ne m’évanouissant que 2 fois et en  faisant que 3 pauses de 20mn chacune. Sta dire que d’en haut, on voit ça:

20080610.21

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On descend au milieu des palmiers et des fougères jusqu’au jardin d’Eden, un bassin dans les rochers où notre aventureuse australienne descend se baigner. Nous non, vu que l’eau est réputée pour être contaminée à l’E. Coli, mère des cystites et de leur copine la tourista, mes préférées.

20080610.23

De l’autre côté, on remonte par des escaliers ajourés entre deux ponts à la Indiana Jones.  A ce stade, je rappelle que Vivienn et moi avons le vertige sur un tabouret. Autant te dire qu’on était pas loin d’y passer la nuit. Mais heureusement, la honte d’être le boulet de service est parfois un puissant moteur, on a fait genre WOHO, le pont qui branle là, trop rigoloooowooohooo. C’est l’autre avantage de la crème solaire, du chapeau et des chemises anti-UV, tu peux planquer les 3,6 litres de sueur et les larmes qui coulent dessous. Au sommet, nos affaires se sont pas tellement arrangées, puisque selon le guide « La redescente sur l’autre versant offre des points de vue spectaculaires sur le désert environnant », i.e. y a 300m de vide de falaises aussi à pic que la chute de reins de Shakira, mais tout le monde va se pencher quand même pour voir la vue spectaculaire. A ce stade, je rappelle aussi que le vertige, par le truchement de la générosité qui me perdra, je l’ai pour les autres. Donc si quelqu’un fait le malin, c’est MOUA qui transpire de la raie des fesses. INJUSTICE J’ECRIS TON NOM.

20080610.25

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L’après-midi, après un bon pique-nique, on  repart vers notre prochaine étape par la Mereenie Loop, une piste rouge en pointillé sur la carte, parce que pas goudronnée. On s’y arrête pour ramasser du bois pour le feu et on y croise des chevaux sauvage qui traversent au loin (mais nous on avait pas pris l’appareil photo pour aller ramasser le bois) (tfaçon si vous croivez que je suis venue en Australie pour voir des canassons moi, déjà que je les aime pas at home) (et hop je vous remet un pti coup de carte):

20080608.02

20080610.26

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On arrive à Glen Helen (7), dans le nouveau camp au pied de la Gorge. Bon je dis pas que je me suis subitement mise à aimer le camping hein (on sait jamais). Mais on a pris une loooongue douche, mis nos petites robe d’été prévues pour Sydney, mangé autour d’un bon feu de camps en écoutant Morcheeba…

Il y a un pub un peu plus loin et Miguel nous emmène y boire un rhum brun. Autour de la table, tout le monde raconte sa première cuite. Sauf la ptite aixoise de 17 ans, dont la mère est assise en face, QUE JAMAIS ELLE A TOUCHE A L’ALCOOL, SWEAR!

Une chose en entrainant une autre, ma sœur finit par passer la nuit à la belle-étoile en discutant avec un jeune mâle australien (qui a bien essayé de nous dire son nom, mais z’ai rien compris). Y aurait baleine sous graviers que ça m’étonnerait pas.

drenka au pays des kangourous : épisode 9 – Il est interdit de collecter la Terracotta

Pendant la nuit, le nez de ma sœur affiche -12. Oui donc c’est bien ça, dans le désert australien, le jour il fait 30 degrés mais la nuit, ton cucul gèle sur place. Surtout qu’on s’aperçoit au matin que tout le monde a super bien dormi parce que dans leur tente à eux, il y avait un duvet bien chaud de saison qui les attendait, alors que dans notre tente de nous, on pouvait bien se brosser le pyjama en pilou.

A 5h (TRUE STORY), nous partons pour explorer cet Uluru de plus près. Le matin, la lumière est encore différente :

20080609.19

ATTATION, à Uluru, y faut surtout pas :

  • Escalader le rocher : les Aborigènes, ils aiment pas ça !
  • Prendre des photos de certains sites sacrés, parce qu’il s’y déroule des rituels secrets : les rituels des femmes ne doivent surtout pas être vus par les hommes et vice-versa. Les panneaux annoncent le montant des amendes pour les contrevenants, bin c’est pas des amendes pour de rire (5,000 A$, PAF!).
  • Ramasser des cailloux ou de la terre pour les emporter : Sinon, tes fesses sont immédiatement maraboutées à mort. Parait que des touristes en ont quand même ramassé (c’est-à-dire que par exemple, si t’as oublié ta Terracotta de Guerlain, c’est tentant), et qu’après ils ont dû renvoyer le bouzin par la poste ou reviendre leur rendre en urgence, tellement leur chéri (e) s’était barré (e) avec la secrétaire blond (e) à gros nichons (e), leur chat avait perdu la santé, leur maison avait brûlé, ils avaient l’URSSAF sur le dos et ils rataient tous leurs soufflés au fromage. TOUS.

D’après les légendes, il s’en est passé des trucs de dingue à Uluru. Une guide aborigène nous raconte par exemple ce qui a donné sa forme à la face Sud du monolithe qui a été le siège d’une violente bataille: Un jeune garçon Kuniya (= pythons = serpents qui piquent pas et qui savent où se trouvent les points d’eau = LES ZENTILS) se promenait quand il tomba dans l’embuscade d’un groupe de Lirus (=serpents qui piquent = LES MESSANTS). Ils le tuèrent à coup de lance, et sur Uluru on peut voir les trous qu’ont laissés les pointes des armes. Mais la tante du jeune garçon, furieuse, poursuivit ces enfoirés de Lirus, et en tua un à coups de bâton dans la tête : Il y a une grosse trace noire sur le rocher : C’est le sang qui s’écoule de la tête du Liru.

20080609.21

En sortant, on visite le centre culturel aborigène, conçu par l’architecte Gregory Burgess qui a une architecture particulière :

 20060810.01

(la photo est pas de moua, faut cliquer)

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Et nous revoilà sur la route de de poussière rouge. Sur le chemin, on s’arrête pour  un petit coucou au Mont Connor (4), je remets la carte pour situer (et pis parce que j’ai passé 73h à la faire alors je pense que je vais la remettre à chaque article pour rentabiliser). Un peu plus loin sur la Lasseter Highway, on a cru voir la mer (allô?), mais en fait, y a plus de mer depuis longtemps, c’était un lac de sel.

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Notre destination: Kings Creek Station (5), qui est aussi spécialisée en élevage de dromadaires, où on passera la nuit. Notre guide trop classe (et chinois ?) nous cuisine un ragoût sur le feu de camp, à base de bœuf, de miel, de ketchup, de sauce soja et de patate douce. J’en ai repris 12 fois, à peu près -> opération transformation en Lara Croft = mal barré mon pauvre Marcel. Les twalettes sont à Perpette, et faut pas allumer la lumière, c’est rapport aux scorpions qui aiment bien la lumière. Super.

Sinon je te retranscris un dialogue entre ma soeur avec Vivienn:

– Vivienn: OH on a un guide chinois!
– Candidon: Mais M’man, il ressemble à Diego Maradona jeune, il boit que du vieux rhum brun en fumant des cigares, il parle couramment espagnol et il s’appelle Miguel.
– Vivienn: Ouais, c’est marrant pour un chinois, hein?