drenka au Mali – Epilogue

Dans l’avion, le nez collé au hublot.

Partir riche des images colorées de la fête des masques, des chasseurs, de la cambrure des femmes, des odeurs du Mali, poisson séché, igname grillé, terre battue, champs d’oignons verts. Riche aussi des histoires racontées par Ogo, les légendes, les contes philosophiques, ses réflexions sur la société malienne.

Mais partir lestée de toute cette misère. Dans ma vie à moi, elle sera remisée dans un coin de la tête, comme un cauchemar qu’on a du mal à oublier. Dans leur vie à eux, il n’y a pas d’autre horizon et j’ai le sentiment de les abandonner.

Se trouver, pendant quelques jours, quelques semaines, écœurée de tout ce luxe. Je prends un bain chaud le matin,  je mets des habits propres, des chaussures cirées, s’il y a la moindre petite tâche, je me change. Je marche dans les rues parisiennes qui sentent la baguette chaude et le poulet rôti. Je mange ce que j’ai envie de manger et j’irai chez le dentiste la semaine prochaine. Tout me parait futile.

Nous écrivons à Ogo, et penserons toujours à lui.

La poudre d’amour a été testée dans un curry pour masquer l’odeur… Curry suivi de nuits chaudes et de déclarations enflammées! Le Mali a fait de nous de puissantes sorcières…

drenka au Mali: épisode 18 – Cours de magie

Ogo nous a promis de passer nous voir dans notre chambre d’hôtel pour un cours de  magie. Nous attendons sa visite avec fébrilité. Il finit par arriver, égal à lui-même: sur le point de livrer des secrets ancestraux (si si), mais d’un calme olympien.

Et il ouvre sa malette. Sa malette de sorcier. Elle est pleine de petits sachets de poudres multicolores (parfum « Bozo après la pluie »).

Nous n’osons pas tout de suite rentrer dans le vif du sujet. Vivienn demande en tremblant: Euh, tu en as pour les serpent? Regard noir de ma sœur qui est pas venue pour parler serpents.  Mais Ogo, ça le détend un peu de parler des serpents. Alors il nous donne de la poudre à serpent. Avec cette poudre dans la poche, si un serpent se faufile dans un rayon de 5 mètres, PLAF, explosion de serpent! Il voudrait nous en donner plusieurs différentes, mais comme on a pas de serpent de chez nous, ça serait du gaspillage.

Puis il enchaîne sur la poudre pour les voleurs. Il suffira de brûler cette poudre au mileu du salon, par terre, et plus jamais un seul cambrioleur ne viendra ici – enfin j’espère que ce coup-ci ça marche plutôt comme un répulsif que comme un détonnateur parce que je préfèrerais qu’aucun voleur n’explose dans le salon.

Et là Ogo marque une pause. Il nous lance un regard intense: « Et ça, c’est… LA poudre…. ». il ouvre le petit sachet, et goûte la poudre rousse du bout des doigts. « Tu vois, je la goûte pour te montrer que ce n’est pas du poison, tu peux le donner sans crainte à ton homme. Il faut lui en mettre 3 pincées dans on thé ou son plat, puis dire trois fois son nom et la façon dont tu l’aimes et dont tu veux qu’il t’aime. »

Ma sœur dépose le petit sachet dans une boite de pellicules. Visiblement, elle n’aurait pas pensé à vérifier s’il s’agissait de poison ou pas…

Ogo est reparti, en nous laisant notre trésor à partager. J’en connais qui vont bouffer du Bozo dans pas longtemps!!!

drenka au Mali: épisode 17 – Promenade en Pinasse

La Pinasse est une pirogue de *lusque*, il y a même des toilettes à bord. Nous embarquons pour une balade: voilà ce qu’il nous fallait après un voyage mouvementé. La petite brise sur le fleuve, l’ombre du toit, les coussins, de quoi étendre ses pieds, les bananes fournies par M. Sportif et les petits beurres par Miss Etudiante (car rappelons-le, tout le monde a eu le temps de préparer une chouette valise, à part nous).

Nous le sentons avant de le voir: nous faisons escale dans un village Bozo.

Nous sommes en pleine saison de pêche. Les poissons sont étalés sur la plage, fumés ou simplement séchés au soleil. Les enfants portent des bols de bouillie poissonneuse. Quand ils aperçoivent Mme Sportive, leur radar à détection d’instit’ et de caleçon rose fluorescent se met en marche, et ils courent vers elle en riant. Il font bien attention de s’essuyer consciencieusement les mains sur son gilet blanc pour ne pas lui salir les mains en l’agripant.  Les chaussures de ma sœur sont déjà parfumées, et il est évident maintenant que dans l’avion du retour nous arboreront le parfum « Bozo en Décembre ».

Nous traversons la plage et nous rendons compte que nous sommes sur une île, entre le fleuve Niger et le fleuve Bani, qui est l’un de ses affluents.

Les Bozos se partagent la berge avec les Peuls, immortalisés par Ousmane Sow. Eux ne pêchent pas mais sont éleveurs. Le parfum « Bozo de Décembre » se transforme en « Bouse hivernale ». Ce n’est pas pour nous déplaire.

Nous regagnons la pinasse en rentrons vers Mopti. Au retour, nous laissons beaucoup d’espace à Mme Sportive dont les vêtements portent les stygmates du menu des enfants bozos.

Sur le retour, on doit laisser la priorité à un troupeau de vaches qui traversent la rivière à la nage
Elles sont attachées entre elles à la queue leu leu et pour certaines, on voit seulement leur tête avec leurs cornes recourbées dépasser de l’eau. D’autres, au milieu du fleuves sont carrément sous l’eau!

drenka au Mali: épisode 16 – Visite de la maison du Ogon

C’est déjà le dernier jour!

Avant de regagner Mopti, Ogo nous emmène voir la maison du Ogon. Le Ogon est le chef du village. A Sangha, il y en a deux: le Ogon du bas, et le Ogon du haut; le plus vieux des deux, et donc le plus sage, dirige le village. C’est comme l’administration, ça marche à l’ancienneté.

Le Ogon est sur le seuil de sa maison. La façade en terre est composée de dizaines de petites alcôves, pour stocker les potions et les remèdes.  Il faut faire attention de ne pas pénétrer son jardin et de ne pas faire tomber les pierres de la clôture. Chez les Dogons, faire tomber une pierre est passible d’une amende très chère. En plus, ça tombe mal, les amendes se paient en chèvre et on a pas pensé à retirer des chèvres au distrib’ du coin.

Le Ogon nous adresse ses voeux pour la nouvelle année, la réussite dans tous les domaines et la santé. M. Sportif lui récite une expression provençale: « Pour l’année qui vient, si l’on est pas plus, que l’on ne soit pas moins ». Le Ogon trouve les provençaux très sages, on sent déjà qu’il va la ressortir à son prochain discours celle-là.

Puis nous montons vers la maison du haut. Celle-ci est vide car le dernier occupant est mort il y a peu de temps, et qu’il y a toute une procédure pour choisir et introniser le nouveau.

Il est temps de partir, annonce Ogo, et nous embarquons donc, direction Mopti. C’est un vrai Rodéo. Vivienn et moi nous faisons encore remarquer par notre incroyable pied marin (mais c’est moi qui fait le sale boulot et demande à Ogo un arrêt vomito). Heureusement, Inidiana Jones nous badigeonne d’huile essentielle de menthe, et on peut repartir, chacune sa banquette, en raison de notre rang social élevé et du risque de débordement vomital.

Nous croisons des paysages irréels, comme à l’allée, où les champs d’oignons, verts phosphorescents, tranchent avec la terre rose.

drenka au Mali : épiside 15 – Marché de Sangha et fête du nouvel an

A Sangha, au lieu du Bivouac (tout le monde aura remarqué ma passion pour le camping?), on peut prendre une chambre dans l’hôtel de la femme de Dogon de Sangha Mission: c’est là que nous fêterons le nouvel an. La chambre est propre, et elle sent la lavande et la citronnelle.

Ogo nous emmène au marché où nous voulons acheter des robes d’apparat pour la fête du nouvel an. Le marché est très animé et embaume l’oignon, cru, en boulettes, en beignets, en plats cuisinés… Nous choisissons de belles étoffes. Nous ne croyons pas trop le couturier quand il nous dit que les robes seront prêtes ce soir, donc dans 3 heures. Surtout qu’il mesure le tour de poitrine de ma sœur à 110, et le consigne avec le tour de taille de Mme Routarde. Pour moi, il mesure juste la hauteur. Je dois être une taille standard. Nous ne rapportons pas de phtos de Sangha, l’appareil a dû de nouveau être envoûté! On peut en voir ICI (clique).

Nous passons ensuite chez Ogo, et faisons connaissance avec toute sa famille. Il a 6 enfants, dont 4 fils, de 1 à 18 ans. Les deux derniers sont issus d’un deuxième mariage. Sa femme est ravissante dans une robe très raffinée, le col de sa robe est en forme de pétales de marguerites.

Il y a une vingtaine d’enfants chez lui, et il nous explique que tous les enfants du village aiment traîner ici, en plus de ceux de ses deux frères décédés.

Je me retrouve un enfant pendu à chaque bras, qui vont me suivre jusqu’à l’hôtel. En Afrique on passe son temps à enlever des enfants sans s’en rendre compte. En France je serais déjà en taule.

Le soir, au lieu de rentrer chez lui en famille, Ogo trouve des danseurs pour le nouvel an. Il joue du tamtam comme un chef. Il saute partout. Nous, on souffle comme des grosses vaches après seulement une danse, une ronde où il faut faire « comme celui de devant ». J’ai vite fait d’anéantir « celui de devant » en lui ratatinant les pieds de par ma grâce légendaire, et comme ça au moins, je peux aller m’asseoir avec une bonne bière.

Les robes sont livrées au milieu de la fête. Elles sont prévues pour résister en cas de grossesse gémellaire. Ma sœur refuse de la porter rapport à son image de marque. Faudrait quand même pas qu’on croit qu’elle a des grosses fesses. C’est vrai qu’elle a un petit côté « hippopotame de fantasia » habillée comme ça.

Nous regagnons notre chambre peu après minuit, et nous endormons bercées par les rythme des tamtams dans la cour.

drenka au Mali: épisode 14 – Ireli et faille de Banani

Mangées toutes crues par des bêtes sauvages non identifiées (des genres moustiques, hein, pas lion, sinon je trouverais ça beaucoup moins drôle). Ma sœur est un véritable gruyère!

Mais même pas mal, n’écoutant que notre courage et Mme Sportive qui veut pas flinguer sa moyenne, nous repartons.

Nous passons un étang qui semble tranquille, mais… qui est infesté de crocos!! D’après Ogo, il y en a plus de 200; ils savent reconnaître les habitants d’Amani et ne les croquent jamais, mais  nous, gare à nos fesses!!

Nous arrivons ensuite à Ireli, l’un des villages où les grottes troglodytes sont les plus remarquables. Le vertige rien que de les regarder de loin.

Nous nous arrêtons pour soigner une petite fille qui s’est écorchée la jambe en tombant, mais la compresse est rouge de terre avant même d’être posée… Sur l’un des bâtiments, il y a des peintures très colorées qui représentent tous les masques. Comme d’hab, attention de ne pas dépasser la ligne si on veut conserver tous nos abattis en état de fonctionnement.

Nous nous arrêtons dans un petit restaurant ombragé: « un sac vide ne tient pas debout », dit le guide au groupe de Belges attablés à côté de nous.  Indiana Jones dévore sa salade de concombre, son poulet en sauce, et au moment du dessert il sort de son sac un Toblerone de 500g. Tout en l’engloutissant sans nous en proposer,  (alors que ma sœur bave!), il nous explique que le chocolat est un poison, et que l’humanité disparaitra à force de s’auto-empoisonner. Le salut est dans les graimes et il nous conseille de nous y mettre une fois rentrées. Lui, c’est pas pareil: En tant que thérapeute, il doit d’administrer le même poison que ses patients pour mieux savoir les soigner, tu comprends.

 Nous montons ensuite vers Sangha en passant par une faille. Comme les vaches ne peuvent pas suivre, nos sacs sont empaquetés dans les matelas et ce sont des porteurs qui les montent. L’un d’eux doit peser 35 kg tout mouillé… Nous les trouvons très courageux, surtout qu’ils montent plus vite que Vivienn et moi, au grand désespoir de M. Sportif qui, pour que ça aille plus vite, voudrais porter notre eau, nos sacs à dos, nos pulls, voire nos pantalons.

drenka au Mali: épisode 13 – Dans le désert

Mmmmmmmmmmmm, très agréable nuit dans la tempête de sable!! on a bien dormi, au moins 1/4 d’heure. Et pendant ce quart d’heure, Vivienn a rêvé qu’elle poignardait quelqu’un avec une dague africaine. Gn??

Nous nous mettons en route dans un paysage qui a changé: Il y a beaucoup moins de végétation, et par terre, du sable rouge dans lequel nos chaussures s’enfoncent et qui vient se glisser partout, jusque dans notre petite culotte! Ca croustille sous la dent, et tous ceux que nous croisons nous demandent du collyre.

Mais Mme Sportive prend ça comme un challenge: Elle veut arriver la première à l’étape suivante! Elle est en très grande forme, elle court presque, et nous doublons 3 groupes de touristes qui lambinent en regardant le paysage. « Bande de mous! » semblent penser Mme Sportive.

Sur la route, nous nous arrêtons dans une petite ferme. Le Père de famille a une crise de palu. C’est triste car il n’ont aucun médicament. Nous lui donnons de l’advil, mais c’est bien peu.

Nous arrivons à un petit musée, une pièce remplie d’objets qui sont des imitations d’art bambara ou dognon. L’antiquaire blanc est visiblement déjà passé par là, et.. n’a pas laissé grand-chose.

Dans le village, il y a des pompes à eau toute neuves offertes par le Japon. Des femmes trient la laitue et les oignons autour. Un petit chevreau appelle sa mère en pleurant et nous sommes bien contentes quand il finit par la retrouver. Mère indigne.

Après un copieux déjeuner (Igname et patates douces à la tomate, toblerone, pamplemousse qui fizz, buuurp), tentons de trouver un gros baobab pour faire pipi.

On en aperçoit un très appétissant mais… il est occupé: un paysan est en train de l’éplucher comme une banane! En fait, ils enlèvent l’écorce des baobabs tous les 3 ans, pour en faire des cordes…

Puis nous suivons le chemin jusqu’à notre prochaine étape, tantôt bordé de champs d’oignons cachés par des palissades (avec des yeux espiègles derrières), tantôt des grandes étendues de cultures en jachère.
Mme Sportive tient le rythme, on a fait 12 km en 2 heures. C’EST MOU TOUT CA!! OUI CHEF!!
Heureusement, tartine de pâte à tartiner en arrivant à Amani. Imitation nutella, mais ils ont mis des cacahuètes à la place des noisettes. C’est super diététique. Avec ma sœur, on pensait rentrer trop belles, minces et bronzées, c’est pile poil trop bien ce qu’on voulait: on est des grosses larves graisseuses et brûlées (un peu gluant, mais appétissant…).
Le soir, Ogo, nous parle du pouvoir magique des tellems. A Sangha, il connait de grands sorciers. Je tente un: « tu peux faire tomber les gens amoureux?? » BINGO!!! il a ça en magasin, et il nous promet de nous montrer quand on passera à Sangha au retour!! Mais Chhhhhhhhhhhht!! Faut pas le dire!!

drenka au Mali: épisode 12 – Le village des chasseurs

En redescendant du plateau après la fête, nous passons par un village, composé de trois hameaux, les animistes, les musulmans, et les chrétiens, et Ogo nous introduit auprès des chasseurs. Il faut les dédommager, et leur promettre d’envoyer le résultat par la poste si on veut prendre des photos. Mais une fois qu’on a négocié, ils posent fièrement! La malédiction de l’appareil photo est levée contre quelqeus noix de cola!

Le village est très coloré. Les façades des maisons des chasseurs sont couvertes de trophées, ossements et fourrures de babouins et de chats!

Ogo nous emmène voir un devin qui tire les caurys au couple d’étudiants, puis à nos sportifs. et enfin aux deux aventuriers. Les premiers doivent sacrifier 2 coqs et 2 noix de cola (M. avait marché dans un cercle maudit, remember? c’est pour ça que c’est cher!), et Mme Routarde, 4 galettes de mil.

Puis nous redescendons à travers une faille un peu vertigineuse, pour retouver notre grande malade, laissée à l’abandon à Guimini, au milieu d’un marché.
Nous marchons jusqu’à une dune de sable où nous devons monter le campement pour la nuit – faire pipi dans ce simili desert sera un peu problématique: pas d’endroit où se cacher!
Après le dîner nous discutons autour du feu de bois. Nous demandons à Ogo ce qu’il pense de l’excision (les femmes dogons sont excisées).  Il dit qu’il comprend notre point de vue mais ne parle pas beaucoup. Vivienn lui explique que si les femmes avaient des orgasmes, elles seraient plus amoureuses de leur mari! Nous parlons d’amour… Ogo écoute et ponctue la conversation de réflexions philosophiques.  Il nous fait subtilement comprendre que nous n’avons pas de leçons à donner sur l’amour et la famille! Ogo a beaucoup d’enfants, et nous comprenons à demi-mots que certains sont ceux de son frère, dont il a « hérité » de la femme à sa mort! Ce n’est pas vraiment de la polygamie, plutôt une forme d’entraide sans laquelle la (grande) famille de son frère ne survivrait pas.

drenka au Mali: épisode 11- Fête des masques

Je n’ai pas photo de ce qui suit: il est interdit de prendre des photos de cette cérémonie sacrée. Vivienn ne comptait pas vraiment suivre la consigne, mais Ogo a lancé un regard noir à son appareil photo, qui s’est enrayé: black-out complet jusqu’à ce qu’on redescende du village du plateau – Magie dogon ou bien coïncidence? Nous ne le saurons jamais. Un voyageur a eu plus de chance que nous ICI (clique pour voir une photo).

Mais en arrivant en haut, nous assistons à une fête extraordinaire. Pour célébrer l’ouverture de l’école, les Dogons font la « fête des masques ». Ils dansent, revêtus de costumes surmontés de masques en bois incroyable. Certains font plus de 2 mètres de haut, comme le masque dit de « la maison à étage ». C’est le plus difficile à porter car le danseur doit se baisser en avant et que le masque qui est très lourd repose de tout son poids sur son cou.

Certains masques sont cruciformes, ce sont les masques Kanaga, qui symbolisent la terre et le ciel reliés par l’homme au centre. Les masques échasses symbolisent l’oiseau au bord du Niger. Il y a aussi le masque Lièvre, qui représente la ruse.

Le brigand, qu’on reconnaît grâce à sa canne, est là pour effrayer les petits enfants qui n’ont pas le droit d’assister à la fête (mais se cachent dans les arbres pour y assister quand même).

En principe, les femmes (en particulier les femmes blanches!) ne peuvent pas assister non plus à la cérémonie sacrée, et le brigand se rue parfois vers nous dans le but de nous faire détaler comme les enfants. En fait les femmes sont tolérées parce que l’école a été ouverte grâce à une mission blanche composée majoritairement de femmes! Mais n’empêche que nous n’en menons pas large et nous sentons parfois émues aux larmes de l’honneur qui nous est fait, et parfois mal à l’aise de notre intrusion.