drenka & Dawling se marient #2: Quand je me suis déguisée en princesse

Quand on se marie, il y a un genre de bizutage obligatoire. C’est que le matin même (vers 8h12), faut aller chez le coiffeur.

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Pour allez chez le coiffeur, équipement nécessaire

  • Des cheveux (rigole pas, c’est pas facile d’avoir des cheveux de nos jours)
  • Le serre-tête à Emma-l-entremetteuse
  • Une photo de chignon, car sachez que le chignon est OBLIGATOIRE pour se marier Madame, c’est comme ca, MEME si t’as 3 kg de double menton, eh OUI. C’est kiki le boss? C’est la COIFFEUSE, CHEF.

Inutile de  dire que c’est la veille, de 2h16 à 3h49 de la nuit, qu’avec Marie, on a fait 36.15 chignons de mariée. Pour faire réaliser celui qui me plaisait, il  fallait juste que les cheveux de Carrie Bradshaw me poussent pendant la nuit mais ça va, hein, t’es coiffeuse ou t’es pas coiffeuse?

Inutile de préciser également que nous voilà arrivées chez le coiffeur sans les cheveux de Carrie, mais aussi sans le serre-tête vu qu’on a pas eu le temps, et sans les photos du chignon qui étaient restées à côté du cendrier à ma maison. Du coup, on s’est bien fait appeler Marcel par la coiffeuse qui m’a un peu ratée par le truchement de la vengeance, mais avoue que j’avais bien mérité.

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Et là, j’ai cru que j’étais tirée d’affaire, maintenant que j’avais une pièce montée greffée sur la carafe (264 épingles et 8 litres de laque au bas mot) (à ce stade, je rappelle que mes cheveux sont au nombre de 4,5), mais en fait, NAN. Car à l’étage, la coiffeuse, elle fait aussi maquilleuse. On t’a pas dit? C’est OBLIGATOIRE de se faire maquiller pour se marier. (Ah bon? Mais parce que moi j’aime pas me maquiller et… TA GUEULE, c’est dans le package. Ah, OK).

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Je vous retranscris la scène insoutenable qui a suivi:

– Alors comme je ne me maquille jamais, je voudrais du Nude s’il-te-plait Madame (je me maquille pas mais je lis les blogs de filles, je connais les termes techniques et tout, t’as vu?).
– Et allez. Peau grasse, cernes jusqu’au cou, des boutons et du Nude et vas-y démerde-toi. Et je fais COMMENT MOI?
– Ah. Bon bin en tout cas, j’aime pas trop le fond de teint à cause de mes taches de rousseur, et…
– PAS DE FOND DE TEINT? PAS DE FOND DE TEINT? Vous irez pas vous plaindre APRES que vous avez une tête de cul sur les photos hein. Moi j’aurai essayé. Les taches de rousseur, c’est pas un problème, on cache les vraies, pis on refait des fausses par-dessus alors faites pas l’enfant.
– Ah. *sue de la raie des fesses*. Bon. Et les yeux on peut faire du beige et brun?
– Ouais. FERMEZ

PAF, grand coup de pinceau dans l’œil de moi-même – Une larme s’en écoule lentement emportant tout sur son passage comme de bien entendu.

– AAAAAAAARGH, mais ARRETEZ de pleurer, vous me salopez tout là.
– Pardon PARDON PAAAAAAARDOOOON (ouvre un œil, j’ai la tête à Mohammed Ali après sa défaite contre Frazier en 71 (je veux dire je suis violette à tendance rose fuchsia sur les bords avec du jaune par-dessous quoi) (fais un effort).
– Euh non, mais, pardon de vous demander de m’excuser mais, c’est pas trop trop beige la quand même?
– Non. J’ai changé d’avis.
– Ah bon? Mais parce que moi j’aime bien beige quand même et…
– RHAAAAAAAA, PTIN, voilà, les gens, ils te demandent de les maquiller et après ils choisissent tout. PTIN!
– PAAAAARDOOOOOOON.

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Marie, pendant ce temps-là, devait se dire en fort intérieur que YOUHOU, tu vas réagir, Paulette, au lieu de te laisser marcher sur les Jimmy Choo comme le poulpe de base? (Soit dit en passant, heureusement que les poulpes portent pas de Jimmy Choo, parce que 4 paires de pieds à chaque fois, je te dis pas le montant du découvert que papa poulpe devra combler après. Hum. Bref).  Puis, son tour est venu.

*musique dramatique de John Williams*

– OUHLA, beh faut prendre le soleil là, Madame hein. C’est IM. MONDE.
– Snif. Euh, promis je vais trop prendre des cours de rattrapage. Et sinon, en fait, je me demandais, vous pourriez faire quelque chose pour ce bouton, là?
– Certainement PAS, Madame. Il est affreux, on ne voit que ça et on ne peut rien faire, ce serait encore pire.
– Ah? Parce que moi d’habitude, quand je mets un peu de poudre ici, j’arrive à ….
– NAN. J’ai dit. Toute manière ça vous apprendra à pas vous démaquiller hein. Vous avez du noir jusqu’au cou, après faut pas s’étonner.
– Non mais c’est parce que, veille de mariage, un peu picolé tout çaet…
– VEUX PAS SAVOIR. Pis d’abord, vous vous êtes lavée avec quoi?
– Du…. savon?
– J’en étais SURE. Donc vous vous lavez les pieds et tout de suite après la tronche, avec la même chose.
– Non mais je….
– RIN DU TOUT. BIEN FAIT.

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Nan, mais ca va. Je te rassure. On était les plus belles tfacon. Tfacon mon père cassait la gueule à tous ceux qui disaient pas qu’on était les plus belles, alors tu vois.

20080712.02

Les moon boots ça tient bien chaud aux pieds

Bon.

Je te jure, c’est pas facile facile de s’adapter ici hein. Pourtant, je fais TOUS les sacrifices.

Tiens par exemple, jeudi, j’avais décidé de m’HABILLER comme une Anglaise + de BOIRE comme une Anglaise (La classe, tu trouves?).

Pour l’emballage de mes fesses, j’ai pas lésiné sans compter de regarder à la dépense hein. La TOTALE. String panthère avec des nœuds rouges + collants de ski qui grattent gris + mini-jupe en skaï noir + pull bleu marine mit décolleté qui montre un des nichons au choix + moon boots rouges. Bon et, à part que j’ai dû prendre l’escalier toute la journée pour éviter l’ascenseur qui, ce fourbe, et affublé d’un miroir géant (rapport que ici, Y faut TOUJOURS vérifier si t’as du persil dans les dents avant une réunion importante pour déconcentrer l’adversaire. Si t’es le seul à pas en avoir, ça craint, sauf si t’es Français et que tu peux compenser avec une haleine d’escargots à l’ail – mais la vie est bien faite, les escargots sont à l’ail ET au persil), bin je m’en suis trop bien sortie, tout le monde a été super gentil avec mes moon boots.

Pour le buvage, je te le dis tout de suite, ça c’est un tout pti peu moins bien passé. Au début, tu te dis qu’ils sont pas tellement cohérents, parce que si c’est pour se siffler 10 litres (pardon, 10 pints) de gnole, POURQUOI, alors qu’ils ont de grands sofas moelleux dans tous les pubs, y restent debout comme des grandes girafes, hein POURQUOI? Ils ont des varices supersoniques et ils sont immunisés de l’oreille interne et personne me dis rien? Nan. Je vais te dire pourquoi. Parce que, compte tenu de la profondeur du machin, du volume des moon boots et que ta densité d’abdos au mètre carré (pardon, au square foot) a été divisée par 2 depuis ta rencontre fortuite avec Gü, il te faut 12mn 30 pour sortir de ledit sofa. Or, après 1 pint de Guinness, ton temps de maîtrise de ta vessie est de EXACTEMENT 12 secondes. Après tu meurs du collant en laine. Autre donnée que personne m’avait indiquée comment veux-tu travailler dans ces conditions, une fois que tu as vaillamment sauvé le collant en laine, tu disposes de 4mn 30 avant la prochaine attaque. Donc, non sans un sourire de volupté quand je suis sortie du pub mon devoir accompli et fière de mon excellente tenue de route de sphincters urétriens, j’ai commencé à rentrer à ma maison. Sans savoir que malheureuse, il aurait fallu étudier la carte pour faire un trajet de point en point, sachant que ma vitesse de marche est de 4km (pardon, 2 miles) par heure et que les Starbucks coffee ont des toilettes sympas MAIS que certains ferment at night.

Bon je te laisse imaginer mon périple au travers de la ville. Et comme de bien entendu, après 50mn de trajet mouvementé avec plusieurs stops de l’aventure qui dans les toilettes du métro (m’en fout j’ai fait l’Afrique hein) qui entre 2 voitures (m’en fout j’ai fait le canada hein) au vu et au su de tous les gens, chiens including, c’est TOUJOURS quand tu tournes la clé sur le palier de ta porte que le drame survient.

Par ailleurs, je te rappelle que les moon boots ça fait 22 centimètres (pardon, inches) de large et que c’est composé de mousse absorbante. Qui gonfle un peu. Voilà comment tu te retrouves les pieds coincés dans deux Pampers géants qui font floc floc.

A ce stade, tu as encore un espoir de sauver les apparences dans la maison. Tu avances mine que rien en traînant les pieds pour amortir le bruit, et pis t’annonces que tu vas te mettre en pyjam (ce qui dans ma bouche est un peu louche, rapport que le pyjam ça cache un peu trop les nichons contrairement au petit pull marine).

Et là, assise sur la baignoire, quand tu arrives finalement à te déboîter le pied de la moon boot, et que retentit un « Prââouuut » sonore, tu dis quoi hein, tu préfères QUOI comme explication??

(Pis en pusse, Georges me manque. Le pauvre depuis que suis partie, il dépérit, il a perdu trop de poids et tout)

Simone

Avant, quand j’étais riche et célèbre dans le chic milieu parisien d’entre la place de la Madeleine et la rue Saint Honoré, j’avais de délicieuses dents de lion pointues, presque pas jaunes et d’un naturel édifiant, qui donnaient à mon visage un petit rien de démoniaquerie et à mon dentiste une rente équivalente au PIB national du Lesotho Sud (tiens, je me ferais bien un risotto au fait) (avec du parmesan et des cèpes).

Mais tout ça, c’était AVANT le drame.

AVANT que les aphtes du chômage ne s’emparent de mon corps meurtri par le découvert bancaire et ne m’arrachent à ma classitude boudhabarresque pour me ramener, là, oui, LA, à Marseille.

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Bon et là je sais, il est INTERDIT, Chhhhhhhhhh taisez-vous malheureux, vous allez me faire repérer, mais alors hein, INTERDIT, de dire du mal de notre bonne vieille ville natale, ouh mon Dieu qu’elle est belle et qu’elle sent bon les herbes de Provence, Pagnol la bonne mère toussa, et qu’en plus, il fait BEAU.
– Oui, mais les ù*µ£$¤@^& de trains marchent jamais quand même.
– Oui mais il fait BEAU.
– Oui, mais au fait c’est où que c’est beau toussa parce que quand même entre les poubelles étalées partout, les paraboles, les travaux du tramway, l’odeur des égouts de la criée, les immeubles moches et gris, pas même un magasin Chantal Thomass, juste la foire aux sentons avec les fausses cigales en boîte qui font « cri cri » et les nappes vertes avec des olives dessus, toussa ?
– ‘Tin, IL FAIT BEAU, siteuplé.
– Oui mais en plus je suis payée 2 et je suis obligée de vivre chez mes parents, j’ai pas d’amis, pas d’Internet et Windows 95 sur mon Amstrad 600 de la dernière guerre de sécession ?
– IL FAIT BEAU, AH MAIS.
– Oui mais même au restau ici, si tu bouffes pas du poisson qui pue plein d’arrêtes avec de la piquette rosée de Provence, t’as le choix entre un doigt et un pied?
– Oui, mais AU SOLEIL. T’as trop de la chance d’être là, voilà, PAF.
– Ok, au temps pour moi, je vous en prie.

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Et voilà. je suis pauvre mètenant, c’est malin, voilà où on en est avec tes conneries. Et quand on est pauvre, on peut plus aller chez le dentiste de la rue Boissy d’Anglas, celui qui est drôle.

Exemple:
– JE VOUS PREVIENS, si vous me faîtes mal, je vous taille le moignon à coup de dents.
– …
– Non, ben là, normalement, c’est le moment où vous me dites, non non t’inquiètes tu sentiras rien, ça fait même pas mal, même.
– Ah ça, je sais pas je me suis jamais fait tailler le moignon, moi.

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On va chez le dentiste normal, celui qui a même pas une pâtisserie japonaise au coin.

Et à la place du trou de ta dent qui vient de tomber (comprends pas hein, pourtant me lave les dents régulièrement, au moins deux fois par mois, et là juste j’essaie de me couper un bout dans une plaquette de toffees écossais au café et aux amandes, et PAF), on te met pas la dent que nous appellerons Paris Hilton pour faciliter la compréhension de ce post et pour increase mes google requests, la blanche avec des strass qui te fais le sourire de Julien Lepers, ah non, on te met la dent provisoire en fausse résine synthétique de synthèse artificielle, que si ça se trouve elle est même pas naturelle en plus, appelons-là Simone, mais rien à voir avec Simone de Beauvoir, à part qu’on la surnommait Castor.

Simone, c’est vachement bien foutu, ce truc. Parce que si Simone était trop bieng, jamais tu reviendrais chercher Paris Hilton, qui coûte un peu une tonne. Donc Simone, pour rester provisoire, elle a pleins d’options rigolotes.

  • Elle est un peu longue, sur le plan de la longueur, ce qui fait que c’est bien, t’arrêtes pas de te coincer des bouts de peau d’intérieur de bouche quand tu mords dans la viande avec entrain.
  • Elle est un peu pas trop large que le plan de la largeur, ce qui fait que c’est bien, ça te fait des réserves de bouffe en cas de ticket de rationnement de guerre. Par exemple hier, j’ai mangé de la rouille aux croûtons et à l’ail (non mais j’avais le choix entre soupe de poisson et bouillabaisse du coup), c’était sympa, j’en ai bouffé tout l’aprèm. Heureusement que j’ai pas d’amis sinon j’en aurais même plus.
  •  Elle est poreuse sur le plan de la porositude, ce qui fait qu’au bout d’un moment (48 heures), t’as un peu une râpe à fromage suisse dans la bouche, ça pique un peu. Pis dans les trous de pores, je veux MEME PAS savoir qui a élu domicile.
  • Elle clignote sous la lumière violette. Alors beh 1) C’est embêtant, car le sperme aussi clignote sous la lumière violette, je pourrais être victime d’accusations pour le moins mensongères. 2) Merci, super pratique pour emballer en boîte quand ils passent Gilbert Montagné.
  • Elle a un don particulier que tiens, j’aurais jamais cru : elle attire le chewing-gum. Peut-être la résine et le chewing-gum ont un ancêtre commun et ils essaient de se reproduire ensembles, je sais pas. Rapport à la porosité qui fait que la hyène au réveil, à côté de moi, elle a l’haleine plutôt fraîche et dispose, j’aurais bien voulu, moi, mâcher un truc à la menthe. Ben chaque fois que j’ai essayé, tout le chewing-gum s’est regroupé pour recouvrir Simone, façon, Simone a triplé de volume et elle est verte, et pis alors, im-pos-sible de s’en débarrasser. Faut y aller au scalpel. Trop sexy les doigts dans la bouche pour enlever les 34 morceaux de lambeaux de chewing-gum que NON, ils veulent paaaaaaaaaas lâcher Simone, parce qu’ils l’aiiiiiiiiiiiiiiment.

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Or Simone et moi, rapport que Paris Hilton, ma pauvre Geneviève, c’est pas demain que je peux la payer là, va falloir qu’on continue de cohabiter un moment. Tout de même, si c’est pas malheureux hein.

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– Oui, mais t’as de la chance, il fait beau.
– TA GUEULE.

Dilemme Cornélien

Le téléphone a fini par sonner. Je suis l’heureuse propriétaire d’un rencard avec Bond, Sean Bond, qui vient, chevauchant son fier destrier en tissu synthétique (aka le fauteuil de l’Eurostar) me rendre visite dans La Belle France.

Bond, Sean futur Dawling Bond ne le sait pas encore mais il est possiblement mon futur complice en ce qui concerne mon plan machiavélique de repeuplement de la planète par l’acquisition de 8 enfants *ou 9 hein, chu flexibeul* et de 18 chats.

Et là, vous pouvez saisir l’ampleur de la taille de comment c’est grave ma responsabilité que j’ai, dans le choix des accessoires à utiliser pour quand il arrive, un MARDI (comme de par hasard). .

 

Mardi, j’ai donc prévu de marcher de nuit dans Paris illuminé la main sur ma hanche et ma tête sur son épaule confortable (par contre, il porte pas de slip kangourou hein), liés par la complicité enfantine qui habite nos yeux d’amoureux (et éventuellement par un filet de morve si le rhume qui m’étreint me lâche pas la grappe sa mère). 

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Et là, c’est le drame.

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Bridget Jones nous a aidées sur le choix crucial de la culotte, mais elle oublié de se prononcer sur le choix des chaussures. Or pour marcher, après inspection de mon placard, je pourrais mettre :

  • Les Bottes à talon haut pointues noires en croco : Ah là rien que d’y penser, ça m’émeut un peu, ces bottes portent en elles l’essence de la beauté pure de cette fin de siècle. Mais uniquement quand je ne bouge pas. De préférence assise, les jambes croisées, sur un haut tabouret de bar, une caipiroska à la main. En marche, ça me rappelle un peu mes tentatives de séduction sur moniteur de ski bronzé, au secours mais comment font les gens pour conclure avec des chaussures de ski, je te demande un peu, déjà que quand le moniteur t’a vu faire du chasse-neige toute la journée, tu pars avec ta croix. Outre cette démarche chaloupée que les bottes induisent à mes jambes graciles, en général à la fin de la journée, je suis à deux doigts de me ronger le moignon d’orteil pour mettre fin à mes souffrances.
  • Les converses marron cuvée 92, avec un piti trou sur le côté droit (oh c’est comme le dormeur de Rimbaud tiens). Là, rien que d’y penser, les larmes me montent, aaaaaaah le doux bonheur de glisser ses petons dans l’écrin moelleux de ces chaussures douillettes et chaudes. Avec les converses, je pourrais suivre Bond, Sean Dawling Bond au bout du monde, voire au bout de Paris, longer la Seine, du Musée du Quai Branly avec son jardin vertical, jusqu’au petit port de Bastille, traverser le Pont Alexandre III, revenir par le Pont des Arts et s’y embrasser tendrement en écoutant l’eau passer, jouer à chat perché sur les colonnes de Buren, courir dans le jardin des Tuileries, gravir toutes les marches de Notre Dame… Oui, mais bon, elles vont quand même moyen avec mon manteau en poils. Même pas en rêve je rentre au Costes avec. De plus, Léa les a interdites par directive n°Y587XZ’, pour non-conformité et violation manifeste des principes généraux de la mode.
  • Les ballerines en strass, achetées chez Harrod’s, même qu’il paraît que Sarah Jessica Parker a les mêmes mais trop en moins belles. Rien que d’y penser, mon cœur s’emballe, mon rêve enfin réalisé, des chaussures d’une beauté fatale et d’une sophistication rare, qui semblent dire « je suis à la pointe de la mode et j’ai même pas fait exprès », ou bien « je suis douce et féminine, et en même temps, audacieuse et Rock and Roll ». Mais. Il y a un mais. Ces chaussures se portent sans chaussettes, ou avec de sournois mi-bas en nylon. Elles sont faites de caoutchouc non aéré, tu vois venir le problème ? C’est à dire qu’au moment où tu les enlèves, d’abord tu te dis, (comme pour le haggis), tiens, j’ai dû marcher dans un caca de chien, et pis après réflexion, tu te dis, ‘tin, ce que j’aurais aimé marcher dans un caca de chien, ça aurait couvert cette odeur putride (comme pour haggis).

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La vie est une enclume. Sans parler qu’il faut encore que je choisisse le sac assorti.

Et non, a n g e l, c’est hors de question que je mette des tongs, j’ai le gros orteil, on dirait du pied de porc.

J’ai testé pour vous

Si jamais tu es une fille et que tu as le but secret de séduire un garçon, de garder le tien voire de le quitter pour Thierry Ardisson, il y a des astuces que tu peux déduire à partir d’une observation méthodique de spécimen remarquables du monde du chauve bise. ET SURTOUT, il y a des erreurs de débutante à SURTOUT éviter malheureuse. Tu trouveras lesquelles infra ci-dessous.

Si tu es un garçon, tu peux lire quand même, tu verras comment je souffre pour toi.

Si tu es Thierry Ardisson, je t’ai laissé mon numéro de portable sur la boîte aux lettres du 93 faubourg Saint Honoré y a au moins 3 semaines, excuse-moi de te dire mais y a du vol de post-it dans ton immeuble.

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– Porter le parfum trop classe de Marilyn Monroe : OUI

Là, normalement, j’ai toute une troupe de pauvres filles qui vont me dire ; ah oui mais nan hein, moi j’aime les parfums légers toussa, voire les parfums d’homme même. Il est kro fort celui-là pour moi.

Je m’insurge. Tu te sous-estimes. Certes, il est possible qu’au début, tu vomisses un peu le matin au moment de le mettre. Mais il faut savoir faire des compromis ma pauvre. C’est trop la classe d’annoncer ton parfum après. Et oui. Et pis tu vas voir, l’âge, non, la maturosité venant, on s’habitue. Et alors 2 avantages certains de ce parfum : 1. Tellement qu’il arrache sa mère, tu peux te remettre à la fondue au fromage, 2 kchhhits, ça couvre l’odeur. 2. Un petit câlin de rien et ton Chéri (bon s’il est pas tombé dans les pommes) est marqué au fer rouge pour non moins d’1,31 semaine en moyenne. Très pratique en cas de de secrétaire nymphomane rousse à minijupe-lunettes.

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Se faire le maquillage charbonneux de Brigitte Bardot : NON

Oui je sais, c’est tentant. Mais non. On est jamais à l’abri de tomber sur un épisode de la petite maison dans la prairie, celui où Marie choppe le choléra, son mari se tire avec une secrétaire (elle avait pas mis le parfum de Marilyn cette andouille), elle perd son nouveau-né dans un incendie, elle devient aveugle et se file ses collants en cueillant des mûres. Bon, tout n’est pas perdu, tu peux toujours conclure en boîte de nuit, mais tu as plus de chances avec un dalmatien, un chauve ou un ragondin.

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– Imiter la frange de Charlotte Gainsbourg : OUI ALORS

Car Charlotte Gainsbourg incarne LA CLASSE. Même quand elle a les doigts dans son nez, et ça, c’est le but ultime que tu dois poursuivre. Moi par exemple, très jeune déjà, je mettais très bien les doigts dans mon nez. Et alors là, tu vois, depuis que je me suis coupé la frange toute seule (oui avec une participation de Vivienn qui a vaguement tenu les ciseaux, OK), Yvan Attal a déjà appelé pleins de fois, tu vois. De plus, un simple bandeau et PAF. Je suis Françoise Hardy. C’est formidable.

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– Se ranger les gros seins dans un bustier en dentelle noire comme Charlize Theron, NAAAAAAN quand même

Oui, mais non plus. Parce que la dentelle a ceci de commun avec l’emmental (et non le gruyère qui lui se contente de pas avoir de trous) qu’elle est pleine de trous. Or, le sein vit mal l’emprisonnement forcé. Une pièce mal chauffée, et le téton tentera, c’est inévitable, de se carapater par les trous. Là, tu croiras temporairement au succès de l’opération « Nichons-classes», de par le tas de nœils qui viendront se poser sur ta peau d’albâtre. Mais ce ne sera pas parce que tu es classe, non. Ils penseront, tiens, je sais pas pourquoi mais, je me ferais bien des paupiettes de veau moi.

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– Se décorer les pieds à l’aide d’escarpins panthère comme Nicole Kidman : OH OUI OH OUI OH OUI

Oui, là, y a encore tout pleins de pauvres filles (probablement les même que celles qui portent même pas le parfum à Marilyn, non mais comment elles croient qu’on va les caser après, les pauvres) qui vont me dire, nan, mais quand même, elles sont chères et pis c’est dur de marcher avec des talons. Bon beh, pour ce qui est de marcher, hein, c’est pas compliqué de prendre un taxi tout de même, fais un effort enfin. Quant au prix, parce que oui, les chaussures à Nicole, c’est des Jimmy Choo, mais c’est un IN-VES-TIS-SE-MENT, voyons. Il faut épargner et investir, tous les journaux financiers le disent. Mamour, je le lisais encore ce matin dans « Votre argent ».

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– Courir dans un jogging rose en éponge comme Eva Longoria (Kir a testé son rouge à lèvre, ici) : MAIS NON MAIS ALORS OSKOUR HEIN.

Oui, je sais, les meilleures d’entre nous tombent dans des pièges qui après coup paraissent évidents. Mais elle était si jolie, épanouie, sportive, saine et mince dans ce petit jogging rose.

Erreur. Ne jamais oublier qu’elle, elle fait SEMBLANT de courir, cette truie. Toi, enfin moi en tout cas, deux foulées, et je suis couleur aubergine en train de rendre mon 11 heures sur le trottoir devant l’Hôtel Costes (oui j’avais pensé faire des tours de la place Vendôme pour étrenner mon nouveau jogging), l’élastique du jogging laminant mon bourrelet central, et l’éponge aspirant ma transpiration de raie des fesses pour l’étaler au vu et au su de Thierry Ardisson.

C’est malin.

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– Se promener dans Paris avec le mec de Laura Smet: Pas encore testé.

Frédéric, si tu me lis, dans un esprit d’investigation blogastique, demande mon numéro de portable à Thierry Ardisson.

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Bon là faut que j’y aille, je dois trouver le pantalon à bretelles de Victoria Beckham, celui qui fait le ventre plat, là.

Le monstre du Marais

Le Chéri a lancé la phrase, comme ça, mine que rien. Alors que depuis 2 ans et demi, nous avons fait non moins d’un million de magasin au bas mot, cette fois c’est décidé, il allait acheter des chaussures, CET après-midi, voilà, PAF.

Or, tout comme en matière de décoration, le Chéri se révèle avoir des goûts parfois surprenant en matière de trucs à se recouvrir les fesses (ou les petits pieds) (ou le torse velu) (ou les cuisses musclées) (brèfle) avec. Il n’hésitera pas par exemple à poser une statuette moche en bronze d’une femme égyptienne nue et hébétée en dessous de ma lampe Bourgie de Kartell, comme il choisira un costume en velours bleu électrique qui associé à ses grosses lunettes rondes lui vaudra le surnom par Léa d’Austin Powers.

Mais cette fois, j’avais un plan. Quelles que soient les godasses qui emporteraient ses suffrages, j’allais les trouver EXTRAORDINAIRE, qu’on en finisse, putain, et qu’on ait le temps d’aller acheter mon fauteuil Louis XVI médaillon en peau de zèbre.

Malheureusement pour mon fauteuil et ma santé mentale, c’était sans compter sur Lui, le vendeur du magasin du Marais. Tapi dans son magasin, il paraissait immobile près des cabans marine. Mais il a bondi comme Néron et Brutus les alligators quand le Chéri a posé un orteil dans son antre, lui a saisi la main, et a demandé de ses nouvelles en l’appelant par son prénom (il avait révisé ses fiches, c’est pas possible, on est venu une seule fois l’année dernière, et même moi des fois je me rappelle pas son prénom) (oui oh ça va, hein, ça marche très bien quand je l’appelle « hé, oh, toi »).

Non pas que j’attendais la même démonstration de sympathie à mon encontre, mais là quand même, sans vouloir faire ma nombriliste, c’était un peu comme si j’avais été invisible.

Même pas vexée, je décidai de suivre mon plan à la lettre. Napoléon, mon Père et les bons joueurs de Tétris disent toujours qu’il faut coller à son plan, parce que si on change d’avis, après des fois, on a pas le temps de déplacer le carré jusque-là où il fallait, et ça fait des trous moches dans le Tétris, mais je m’égare (à tes fesses).

Le vendeur lui, avait un plan perso. Beh oui, parce que si on veut essayer des chaussures, il faut les essayer avec un pantalon, si on essaye un pantalon, il faut essayer une veste, si on essaye une veste, il faut essayer une chemise, si on essaye une chemise, il faut essayer une cravate, et puis pour casser l’image sérieuse du costume, il faut essayer le petit pull en cachemire, et pis alors ce qui vraiment irait bien, c’est la veste en cuir mi longue là, en plus ça tombe bien, elle est pile de la longueur des genoux de l’Homme (je veux dire qu’elle lui descend aux genoux, pas qu’il a des genoux d’1,20 de long, sinon ça serait trop pas pratique pour jouer au tennis), pis c’est la DERNIERE, même qu’il a fallu aller la chercher dans le magasin d’à côté.

Comme prévu, je me suis extasiée extatique sur les pompes, mais j’ai lancé incognito que pour le reste, c’était pas trop raisonnable, déjà qu’on avait perdu un temps fou à lui choisir des caleçons moulants en lycra à tête de mort rouge dans le magasin d’avant (oui comme ça, ça a l’air étrange mais 1. je vous avais préviendus ; 2. I got to stick to my plan ; 3. Avec ses fesses dedans, n’importe quel caleçon est une œuvre d’art).

Le vendeur s’est soudain intéressé à mon cas. Soudain, j’avais potentiellement une influence possible sur le choix du Chéri (le féminisme a fait des ravages). Soudain, j’avais des goûts très raffinés, mais par contre, c’est le Chéri qui gagne l’argent hein, s’il veut le dépenser il le dépense non mais.

Le magasin fermait à 19 heures. On en est sortis à 20 heures. Finalement, comme le Chéri était pas sûr pour la veste, il a pas pris le pull, du coup, il a pas pris la cravate, donc, il a pas pu prendre la chemise, du coup la veste non plus, mais il pouvait pas prendre le pantalon sans la veste, et il pouvait pas prendre les chaussures sans costume.

Non mais le plan du vendeur du marais, il est vraiment trop pourri.

Je m’autoblogue la face si je veux

Avertissement : Ce post est hautement philosophique; oui j’ai d’énormes problèmes de riches moi.

 

 

Nouvelle expérience de nature capillaire. Et remise en question perso : A partir 145260 essais, chez un coiffeur différent à chaque fois, peut-on dire que :

Choix A : Paris est jalonnée (oui Paris est une fille alors on fait l’accord même) de terroristes polymorphes dont le but ultime est d’anéantir toute vie chevelue ;

Choix B : Je suis victime d’un manque de coopération manifeste de la part de la bande de serpillières filiformes qui me sert de perruque ;

Choix C : Je suis une hystérique insatisfaite du crâne; Bon hystérique peut-être que j’exagère un peu quand même. En général le temps que la connexion chimique s’établisse entre le neurone du cheveu, le neurone de l’œil qui le contemple et mon cerveau limbique, le délai écoulé est d’approximativement 23 heures, 48 minutes, au terme duquel je m’écrie prestement : AH MAIS VOILA C’EST CA QUE J’AURAIS DU LUI DIRE ! Le côté hystérique est donc principalement perçu non par l’auteur de l’attentat, qui, elle, a droit à mon sourire plein de dents mit un gros chèque, mais par le pauvre ère qui me côtoie à l’issue de ce délai de carence, sauf en cas de match de foot auquel cas je peux me brosser Mireille pour qu’il s’intéresse à la catastrophe qui vient de s’abattre sur mes pwals de tête (C’est pour ça que j’ai pris le soin d’aller chez le coiffeur AVANT vendredi prochain).

 

Bon et là donc, je peux pas vous cacher plus longtemps la vérité. Il apparaît que le choix n°C s’impose, après analyse approfondie du Chéri. Je peux dire que c’est un choix objectif parce que j’avais pris la peine de le gaver de pêches à la crème juste avant pour essayer de le soudoyer. Et quand je me remémore la scène, une crainte s’insinue en mon sein, en mes seins même (c’est dire si c’est une grosse crainte vu la taille de mes seins) (quoi ?). Pourvu que la coiffeuse elle a pas un blog, sinon je vais clairement me faire bloguer ma goule vite-fait. Du coup je me suis dit, tiens, si je m’autobloguais toute seule, au moins comme ça, c’est fait, on en parle plus. Donc mettons nous en situation. Je suis une jeune coiffeuse. Je viens de recevoir dans mon salon une fille aux gros seins (quoi ENCORE?).

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Lundi, 5 juin 2006

 

Le lundi de Pentecôte, moi, j’aurais dû être à la Feria de Nîmes, en train mater César Rincon qui devait mettre une rouste à deux ou trois taureaux, en m’enfilant des sangrias au soleil du midi au son des castagnettes.

Mais faut croire que c’était trop demander, hein.

1. Il a fallu que je garde la boutique

2. Il a fallu que je tombe sur la chieuse de l’année.

 

La fille style « Ah mon Dieu, mais prenez-en soin c’est mes cheveux tout de même ». Le genre de Nana chui sûre, à demander au Chef d’un restaurant si son poisson est frais, voire pire, à prétendre qu’elle est enceinte en croyant que le Chef du coup, trop il comptait lui servir du poisson pourri mais comme elle a pris la peine de le gonfler 5 minutes, là c’est bon, y a force majeure, hein, tout de suite PAF, il retourne au marché lui chercher du poisson frais.

 

Madaaaaaaaaaame se pointe donc, un lundi de Pentecôte, à 17 heures. 17 heures trop bien, on peut même pas lui dire que c’est trop tard, mais on sait déjà que c’est mort pour faire le gigot- haricots verts frais à Chéri hein, vu que le temps de balayer son ondoyante chevelure (au nombre de 4,5 cheveux), le 20 heures sera terminé et on sera accueillie par un Cro-Magnon en hypoglycémie, on aura juste le temps de griller un steak haché pommes-sautées. Mes bourrelets la remercient par avance. Par contre, faudrait voir à pas traîner, parce que Madaaaaaaaaaame, elle, par contre, elle a une vie après le coiffeur hein, faudrait tout de même pas qu’elle soit en retard tout de même. Nan mé oh.

 

Madaaaaaaaaaame voudrait un balayage « coup de soleil ». Mais attention, hein, elle veut que ce soit blond, mais blond doré hein, pas blond blond, avec des reflets cuivrés, mais pas roux hein, et puis elle veut pas une couleur sur ses mèches, vu que ça tient pas notre escroquerie de couleur là, elle finit toujours par se retrouver blonde après 3 mois, ce qui est scandaleux avouons-le. Ah oui et puis, elle veut pas qu’on redécolore encore les pointes, sinon ça va être plus clair que les racines à fortiori. Mais par contre, elle veut pas non plus qu’on fasse que les racines, sinon on va voir la différence avec les pointes, du coup.

 

Pour la coupe, Madaaaaaaaaaame m’a pris pour Mc Gyver. Elle croit qu’avec un trombone, une noix de coco et un scotch, je vais faire de ses queues de rat la perruque de Sarah Jessica Parker, minimum. Comment ça c’est pas possible ?? Rôôôô Madaaaaaaaaaame elle bûûûûde.

Bien fait pour elle, PAF, j’ai zappé le massage de veuch, et mine que rien je te lui en ai collé pour l’équivalent du PIB de l’Argentine en soins.

Héhé. T’avais qu’à pas me chercher, grognasse…

Nuisance

20060228

 

COMMENT CA JE NUIS A L’IMAGE DE CE CABINET???

(Quand même pas ma faute si ça me glaçonne par devers mon lobe de noreille droit)
(Mon Chef a coupé le chauffage, rapport à l’URSSAF qui vient d’arriver)
(Ca tombe bien, il fait bon en ce moment)
(Et pis c’est très chic c’est un bonnet en « baby alpaca » du pérou en plus)
(J’espère qu’ils ont mis au bébé lama un petit imperméable pour pas qu’il ait trop froid à cause de moi quand même)

 

SUPPLEMENT GALETTE DE SARRASIN JAMBON CHAMIPGNONS CREME FRAICHE

Essais stylistiques:
1) Lundi: bonnet revers replié, tiré en arrière jusqu’à la naissance des cheveux, une mèche sur le front; réaction du Chéri: « Tu rentres des vêpres Caroline Ingalls? »
2) Mardi: bonnet revers défait, cheveux à l’intérieur; réaction du Chéri: « L’eau est bonne à la piscine? »
3) Mercredi: bonnet revers défait, cheveux à l’extérieur; réaction du Chéri: « Tu viens, on rentre à la maison écouter du reggae et fumer de la drogue? »

Ce soir, j’essaye sans le bonnet, un gant sur chaque oreille tiens… (oui je copite Georgia Nicholson si je veux)

Les goûts, les couleurs et les lutines

20060209Commentaire de Dame A n g e l hier:

Ah et tiens c rigolo mais ma fille le premier canard qu’elle a habillé taleur, elle lui a mis les mêmes fringues que le tien, sauf les pompes elle avait choize les babies dingue j’ai une mini drenka à la maison et je ne le savais pas

Eh bin figure-toi qu’on se ressemble au moins sur un truc:

Noooooon Maaamaaaan, paaaaas des pataloooooooons… Paaaaaaas çaaaaaaaa

Moi quand j’étais lutine, j’hésitais entre deux explications possibles : soit ma mère, elle avait vraiment des goûts de naze, soit elle faisait EX-PRES de me tortionner pour son plaisir perso.

Parce que moi d’abord, j’étais une princesse. Alors, normalement, j’aurais dû être habillée en rose et en parme, avec une jupe qui tourne, des babies vernies, et si en extra je pouvais avoir un piti nœud dans les cheveux, et un piti collier en perle du distributeur de bijoux du Grau-du-Roi, beh j’étais la reine du pétrole. Des fringues dignes de mon rang de princesse quoi, c’est un minimum, je trouve.

Eh ben ma Mère elle avait qu’une obsession de révolutionnaire féministe qui a bêtement fait sa puberté en 68, c’est de me coller des pantalons en velours kaki, avec des chemises de garçon, voire un jogging bleu avec des baskets. Aloooors que moi j’étais pas un garçooooon quand mêêêêmeuuuuuuuuuuh.

Pis ma mère elle avait aucun sens de l’esthétique hein. Et pis aucune imagination. Soi-disant qu’en hiver, fallait mettre que des fringues d’hiver, et en été que des fringues d’été, alors que QUI, mais je vous le demande QUI, aurait pu supporter de passer 6 mois entiers, sans porter mes collants roses en lycra, avec des paillettes qui brillent dessus ?? Oh et la mauvaise foi quand l’hiver revenait (spa trop tôt) : au prétexte que l’entrejambe m’arrivait au-dessous du genou et qu’ils étaient à peine pluchés, sans vergogne, sans pitié, elle attendait que je parte à l’école pour balancer mes pauvres collants pour les remplacer par des collants kaki en laine, tellement qui grattent leur race qu’à la fin de la journée ils m’avaient attaqué la chair de fesse, on aurait dit une babouine en plein rut.

Même que quand je mettais tous mes habits préférés (mes collants en lycra rose, avec ma jupe qui tourne en velours bleu marine, mon justaucorps de danse noir et son châle, soi-disant que j’aurais ressemblé à une « karake » (c’est quoi ce mot, même pas World il le reconnaît tfaçon). D’abord, on dit pas « Karake », on dit « Bohème ». Et ma pauvre hein, tu vois bien qu’en fait j’avais 20 ans d’avance sur la mode hein. Maintenant chez Zara elles tueraient pour des superpositions aussi audacieuses que les miennes, et pour ce châle indiennes turquoise avec des perles.

Une bonne nouvelle Madame A n g e l : la vengeance est un plat qu’on te dégèle 8 plombes plus tard, alors que toi tu croyais qu’il y avait prescription générale sur ta relouserie chronique de lutine.

– M’man, tu la trouves bien cette robe ? pas trop cucul la fraise?
– Oh tu sais hein, c’est toi qui la porte, c’est toi qui vois.
– Maiiiiiiis heuuuuuu steuuuuuplééééé M’maaaan…

PS: Au bout de combien de canards utilisés on doit payer une redevance canard pour les droits d’auteur?

SUPPLEMENT  A HAUTE DENSITE CULTURELLE:

Après recherches gougueulistiques poussées, Karake, en fait, ça s’écrit Caraque, et quand c’est pas une petite caravelle ou un petit gâteau suisse à base de Chocolat (bateau + chocolat?? en fait respect M’man ce mot-là me sied à ravir), c’est en provençal une poupée de foire.