Dilemme Cornélien

Le téléphone a fini par sonner. Je suis l’heureuse propriétaire d’un rencard avec Bond, Sean Bond, qui vient, chevauchant son fier destrier en tissu synthétique (aka le fauteuil de l’Eurostar) me rendre visite dans La Belle France.

Bond, Sean futur Dawling Bond ne le sait pas encore mais il est possiblement mon futur complice en ce qui concerne mon plan machiavélique de repeuplement de la planète par l’acquisition de 8 enfants *ou 9 hein, chu flexibeul* et de 18 chats.

Et là, vous pouvez saisir l’ampleur de la taille de comment c’est grave ma responsabilité que j’ai, dans le choix des accessoires à utiliser pour quand il arrive, un MARDI (comme de par hasard). .

 

Mardi, j’ai donc prévu de marcher de nuit dans Paris illuminé la main sur ma hanche et ma tête sur son épaule confortable (par contre, il porte pas de slip kangourou hein), liés par la complicité enfantine qui habite nos yeux d’amoureux (et éventuellement par un filet de morve si le rhume qui m’étreint me lâche pas la grappe sa mère). 

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Et là, c’est le drame.

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Bridget Jones nous a aidées sur le choix crucial de la culotte, mais elle oublié de se prononcer sur le choix des chaussures. Or pour marcher, après inspection de mon placard, je pourrais mettre :

  • Les Bottes à talon haut pointues noires en croco : Ah là rien que d’y penser, ça m’émeut un peu, ces bottes portent en elles l’essence de la beauté pure de cette fin de siècle. Mais uniquement quand je ne bouge pas. De préférence assise, les jambes croisées, sur un haut tabouret de bar, une caipiroska à la main. En marche, ça me rappelle un peu mes tentatives de séduction sur moniteur de ski bronzé, au secours mais comment font les gens pour conclure avec des chaussures de ski, je te demande un peu, déjà que quand le moniteur t’a vu faire du chasse-neige toute la journée, tu pars avec ta croix. Outre cette démarche chaloupée que les bottes induisent à mes jambes graciles, en général à la fin de la journée, je suis à deux doigts de me ronger le moignon d’orteil pour mettre fin à mes souffrances.
  • Les converses marron cuvée 92, avec un piti trou sur le côté droit (oh c’est comme le dormeur de Rimbaud tiens). Là, rien que d’y penser, les larmes me montent, aaaaaaah le doux bonheur de glisser ses petons dans l’écrin moelleux de ces chaussures douillettes et chaudes. Avec les converses, je pourrais suivre Bond, Sean Dawling Bond au bout du monde, voire au bout de Paris, longer la Seine, du Musée du Quai Branly avec son jardin vertical, jusqu’au petit port de Bastille, traverser le Pont Alexandre III, revenir par le Pont des Arts et s’y embrasser tendrement en écoutant l’eau passer, jouer à chat perché sur les colonnes de Buren, courir dans le jardin des Tuileries, gravir toutes les marches de Notre Dame… Oui, mais bon, elles vont quand même moyen avec mon manteau en poils. Même pas en rêve je rentre au Costes avec. De plus, Léa les a interdites par directive n°Y587XZ’, pour non-conformité et violation manifeste des principes généraux de la mode.
  • Les ballerines en strass, achetées chez Harrod’s, même qu’il paraît que Sarah Jessica Parker a les mêmes mais trop en moins belles. Rien que d’y penser, mon cœur s’emballe, mon rêve enfin réalisé, des chaussures d’une beauté fatale et d’une sophistication rare, qui semblent dire « je suis à la pointe de la mode et j’ai même pas fait exprès », ou bien « je suis douce et féminine, et en même temps, audacieuse et Rock and Roll ». Mais. Il y a un mais. Ces chaussures se portent sans chaussettes, ou avec de sournois mi-bas en nylon. Elles sont faites de caoutchouc non aéré, tu vois venir le problème ? C’est à dire qu’au moment où tu les enlèves, d’abord tu te dis, (comme pour le haggis), tiens, j’ai dû marcher dans un caca de chien, et pis après réflexion, tu te dis, ‘tin, ce que j’aurais aimé marcher dans un caca de chien, ça aurait couvert cette odeur putride (comme pour haggis).

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La vie est une enclume. Sans parler qu’il faut encore que je choisisse le sac assorti.

Et non, a n g e l, c’est hors de question que je mette des tongs, j’ai le gros orteil, on dirait du pied de porc.

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Je m’autoblogue la face si je veux

Avertissement : Ce post est hautement philosophique; oui j’ai d’énormes problèmes de riches moi.

 

 

Nouvelle expérience de nature capillaire. Et remise en question perso : A partir 145260 essais, chez un coiffeur différent à chaque fois, peut-on dire que :

Choix A : Paris est jalonnée (oui Paris est une fille alors on fait l’accord même) de terroristes polymorphes dont le but ultime est d’anéantir toute vie chevelue ;

Choix B : Je suis victime d’un manque de coopération manifeste de la part de la bande de serpillières filiformes qui me sert de perruque ;

Choix C : Je suis une hystérique insatisfaite du crâne; Bon hystérique peut-être que j’exagère un peu quand même. En général le temps que la connexion chimique s’établisse entre le neurone du cheveu, le neurone de l’œil qui le contemple et mon cerveau limbique, le délai écoulé est d’approximativement 23 heures, 48 minutes, au terme duquel je m’écrie prestement : AH MAIS VOILA C’EST CA QUE J’AURAIS DU LUI DIRE ! Le côté hystérique est donc principalement perçu non par l’auteur de l’attentat, qui, elle, a droit à mon sourire plein de dents mit un gros chèque, mais par le pauvre ère qui me côtoie à l’issue de ce délai de carence, sauf en cas de match de foot auquel cas je peux me brosser Mireille pour qu’il s’intéresse à la catastrophe qui vient de s’abattre sur mes pwals de tête (C’est pour ça que j’ai pris le soin d’aller chez le coiffeur AVANT vendredi prochain).

 

Bon et là donc, je peux pas vous cacher plus longtemps la vérité. Il apparaît que le choix n°C s’impose, après analyse approfondie du Chéri. Je peux dire que c’est un choix objectif parce que j’avais pris la peine de le gaver de pêches à la crème juste avant pour essayer de le soudoyer. Et quand je me remémore la scène, une crainte s’insinue en mon sein, en mes seins même (c’est dire si c’est une grosse crainte vu la taille de mes seins) (quoi ?). Pourvu que la coiffeuse elle a pas un blog, sinon je vais clairement me faire bloguer ma goule vite-fait. Du coup je me suis dit, tiens, si je m’autobloguais toute seule, au moins comme ça, c’est fait, on en parle plus. Donc mettons nous en situation. Je suis une jeune coiffeuse. Je viens de recevoir dans mon salon une fille aux gros seins (quoi ENCORE?).

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Lundi, 5 juin 2006

 

Le lundi de Pentecôte, moi, j’aurais dû être à la Feria de Nîmes, en train mater César Rincon qui devait mettre une rouste à deux ou trois taureaux, en m’enfilant des sangrias au soleil du midi au son des castagnettes.

Mais faut croire que c’était trop demander, hein.

1. Il a fallu que je garde la boutique

2. Il a fallu que je tombe sur la chieuse de l’année.

 

La fille style « Ah mon Dieu, mais prenez-en soin c’est mes cheveux tout de même ». Le genre de Nana chui sûre, à demander au Chef d’un restaurant si son poisson est frais, voire pire, à prétendre qu’elle est enceinte en croyant que le Chef du coup, trop il comptait lui servir du poisson pourri mais comme elle a pris la peine de le gonfler 5 minutes, là c’est bon, y a force majeure, hein, tout de suite PAF, il retourne au marché lui chercher du poisson frais.

 

Madaaaaaaaaaame se pointe donc, un lundi de Pentecôte, à 17 heures. 17 heures trop bien, on peut même pas lui dire que c’est trop tard, mais on sait déjà que c’est mort pour faire le gigot- haricots verts frais à Chéri hein, vu que le temps de balayer son ondoyante chevelure (au nombre de 4,5 cheveux), le 20 heures sera terminé et on sera accueillie par un Cro-Magnon en hypoglycémie, on aura juste le temps de griller un steak haché pommes-sautées. Mes bourrelets la remercient par avance. Par contre, faudrait voir à pas traîner, parce que Madaaaaaaaaaame, elle, par contre, elle a une vie après le coiffeur hein, faudrait tout de même pas qu’elle soit en retard tout de même. Nan mé oh.

 

Madaaaaaaaaaame voudrait un balayage « coup de soleil ». Mais attention, hein, elle veut que ce soit blond, mais blond doré hein, pas blond blond, avec des reflets cuivrés, mais pas roux hein, et puis elle veut pas une couleur sur ses mèches, vu que ça tient pas notre escroquerie de couleur là, elle finit toujours par se retrouver blonde après 3 mois, ce qui est scandaleux avouons-le. Ah oui et puis, elle veut pas qu’on redécolore encore les pointes, sinon ça va être plus clair que les racines à fortiori. Mais par contre, elle veut pas non plus qu’on fasse que les racines, sinon on va voir la différence avec les pointes, du coup.

 

Pour la coupe, Madaaaaaaaaaame m’a pris pour Mc Gyver. Elle croit qu’avec un trombone, une noix de coco et un scotch, je vais faire de ses queues de rat la perruque de Sarah Jessica Parker, minimum. Comment ça c’est pas possible ?? Rôôôô Madaaaaaaaaaame elle bûûûûde.

Bien fait pour elle, PAF, j’ai zappé le massage de veuch, et mine que rien je te lui en ai collé pour l’équivalent du PIB de l’Argentine en soins.

Héhé. T’avais qu’à pas me chercher, grognasse…