drenka au pays des kangourous: épisode 5 – les kangourous, ils se mouchent pas du coude

A côté de l’opéra, c’est là qu’on prend le bateau pour ENCORE PLUS DE KOALAS et ENCORE PLUS DE WOMBATS, au Taronga Zoo. De Taronga zoo, vise un peu la vue que se tapent MESSIEURS les kangourous depuis leur bureau :

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Et là, j’ai bien failli appeler Dawling et rompre les fiançailles. Car j’ai rencontré le Wallaby de ma vie (appelons-le Sean Wallaby). Tout comme Georges le Chat et Dawling, il avait une merveilleuse et douce toison poivre et sel. Il était tendre et affectueux et nous avons passé des instants magiques à nous faire de gros gâtés d’amour. Au Revoir Sean Wallaby, je reviendrai !

20060606.14.

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A côté de Sean, un sanctuaire d’Ornithorynques, qui en Anglais s’appelle Platypus (cro meugnon). L’ornithorynque, je savais que c’était fantaisiste un peu, mais bon à ce point-là c’est vraiment n’importe quoi, Jean-Pierre : Velu, MAIS avec un bec de canard (MAIS avec des dents) et une queue de castor. Mammifère, MAIS qui pond des œufs et sans nichons : vas-y débrouille-toi bébé ornithorynque pour trouver d’où coule le lait, pratique – consultante en lactation pour ornithorynque, c’est un métier pas facile facile. Une paire d’ovaires MAIS juste le gauche qui marche. Vit et se nourrit dans l’eau MAIS peut pas rester sous l’eau plus de 40 secondes. Sent rien, voit rien, entend rien, MAIS envoie des signaux électriques pour se repérer. A ce stade, t’as envie de lui faire un câlin pour le consoler de comment la nature a été une truie avec lui? SURTOUT PAS, malheureux, derrière ses fourbes pattes arrières se planque un crochet à venin qui peut tuer un chien ou te paralyser le cucul pour la semaine. En plus t’aurais l’air malin à expliquer aux pompiers que t’as fait un câlin à un ornithorynque et que voilà comment t’es remercié, merki bien.

2008006.16

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Par contre, contrairement à ce que pourrait laisser penser une affiche « Save the whales » qui a tout enduit  Vivienn et Ma sœur d’erreur, il y a zéro baleine à Taronga Zoo. REMBOURSEZ.

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Au retour, pour se récompenser de tout ce culturage scientifique intensif, on s’est octroyé une pitite récompense : diner au Sydney Opera House, d’un Barramundi grillé – LE poisson Australien qu’il est bien bon, et d’un verre de Shiraz blanc que tu m’en diras des nouvelles, avec le ballet qui se jouait dans la salle d’à côté en fond sonore : Edward aux mains d’ Argent de Matthew Bourne, le chorégraphe complètement barré, celui dont les danseurs sont souvent tous nus avec une plume dans le tréfonds de leur fondement musclé. Je te rassure j’avais enlevé mon chapeau pour l’occasion (on a du style ou on en a pas, hum).

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Après, toujours dans un esprit de curiosité scientifique, on a voulu aller chasser le guerrier australien dans son milieu naturel vu que dans la journée on avait croisé minimum 3 Brad Pitt, 4 Jude Law, et 8 Dr Chase, et on s’est dit, quitte à avoir l’orteil congelé, autant être équipées, donc on s’est rendues au bar glacé, le Minus 5. Bon, y avait personne. Faut croire que les Australiens, à 19h45, ils sont déjà tous couchés ?

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drenka au pays des kangourous: épisode 4 – La ptite Candidon est priée de ramener son cucul fissa

20080609.09

1. Sullivan Hotel
2. Magasins
3. Art Gallery NSW
4. Sydney Opera House
5. Ferries pour Taronga Zoo
6. Sydney Harbour Bridge

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En fouillant dans la valise ce matin, je me rappelle qu’on avait regardé Yahoo Météo avant de venir. Bin on dirait que Sydney c’est tellement loin, que Yahoo météo, il y est jamais allé, en vrai. D’ailleurs, quand tu lui demandes quel temps il fait là-bas, il te répond: Hampden Sydney dans le VA? (Mais NON, le 22, à Asnières). Là, il nous avait dit que c’était un automne doux, en juin à Sydney. Bon un automne doux apparemment en fait, ça veut dire: Prends tes bottes, ton ciré, ta marinière et ton bonnet de laine, VOIRE ta culotte-méga-couvrante molletonnée étanche à 30 mètres de profondeur. Nous, on a donc prévu robes légères / tongs / planches de surf, mais comme habits chauds, en revanche, quedalle, et on doit puiser dans l’équipement sexy de camping. Disons qu’en nous voyant on a l’impression que nous devons tailler notre chemin à la machette à travers les toiles d’araignées venimeuses et daltoniennes. Or le combo-pantalon-de-camouflage-chapeau-de-camping-polaire-violette-fluo, c’est chatoyant mais pas des plus seyant. C’est un peu dommage vu la concentration de pti poney au mètre carré. Dr Chase, tu comprends pourquoi il est viendu au States, c’est qu’en Australie, au miyeu de ses confrères poney, il semble tout juste de moyenne catégorie. Pis j’espère que j’ai pas croisé Eléonore Bridge, sinon ma carrière internationale mondiale est foutue.

Du coup, première chose à faire : du shopping, PAS LE CHOIX, ma pauvre Lucette. Pour enfin retrouver le style, la classe (Mouahaha), et la chauditude qui nous caractérisent, et puis pour pas se faire jeter à l’entrée du Sydney Opera House.

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Vivienn, ça faisait deux jours qu’on la tenait plus, elle sautait partout en bavant, vu qu’elle voulait voir de l’art aborigène TUSSUITE. Elle avait appris tous les noms des artistes pour l’occase, et donc on est allé au musée de l’art aborigène. Je n’ai pas pu prendre de photo mais je vous montre mes deux peintres préférée : Helicopter Tjungurrayi et Lucy Loomoo  (faut cliquer).

20080610.20

Là, le séjour dedans le musée s’est un pwal prolongé, vu que déjà, pour Vivienn, il faut compter de l’ordre de 2h45 par tableau, et que ma sœur en a profité pour aller se balader sans nous préviendre. Comme elle avait pas de téléphone, pas d’argent, que l’accent australien c’est Rrrrrrrr mais qu’on comprends pas la queue d’un début de mot, on a cru qu’elle s’était faite enlever, séquestrer, violer et droguer puis envoyer en Papouasie Nouvelle-Guinée pour y être mangée toute crue (on sait jamais) (la peau de ma sœur est tellement tendre). En fait, on l’a retrouvée tranquille planquée derrière une sculpture, après avoir négocié une annonce au micro, qu’on a eu le droit de faire EN ANGLAIS parce que sinon la Dame elle avait peur qu’on lui fasse dire des cochonneries.

La petite CANDIDON est attendue à l’accueil par sa pauvre mère et sa pauvre sœur qui pleurent en rédigeant son oraison funèbre.

PS : Si t’es vivante, on te fait la peau.

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En sortant, on est allé marcher dans le jardin botanique le long de la mer (de Woolloomooloo Bay, car les Australiens ils sont trop trop forts en noms rigoloomooloo), et on est arrivées nez-à-nez avec mon monument préféré du monde entier réuni : Le Sydney Opera House.

Note que  Jørn Utzon, l’architecte, moi je l’aime bien: Il avait prévu que ça serait fini, oh disons, dans 6 ans (en 1963), pis que ça coûterait, voyons, dans les 7 millions de dollars à peu près. Finalement, il a fallu créer presque chaque tuile de céramique individuellement, et repenser complètement l’intérieur qui était tout pourri pour les oreilles (d’après les experts, les musiciens risquaient de devenir sourds, c’est ennuyeux tout de même), et du coup, le projet s’est terminé en 1973 (rhoooo, juste 10 ans de retard) et a coûté un pti peu 102 millions (Rhoooo, juste 14 fois le budget hein, vous pinaillez, là). Bon, moi les gens qui dépassent un PWAL leur budget et qu’après ils se font gronder par d’autres gens par principe légèrement psychorigides du porte-monnaie , ça m’inspire beaucoup de sympathie.  Et je dis pas ça rapport à mon découvert et ma casse-nouille de banquière hein, PAS DU TOUT. Mais enfin, avant de toujours bougonner dans ta barbe, regarde le résultat, Martine:

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Admire mon chapal de pluie, il est pas de toute beauté ?? Si j’aurais su, j’aurais emmené mon bonnet orange, ça m’aurait fait la collection de photos du petit nain d’Amélie Poulain.